Home | SANTÉ | RDC : Le polio virus sauvage circule encore

RDC : Le polio virus sauvage circule encore

Le polio virus sauvage circule encore en RDC. Pour cette année en cours, 86 cas ont été notifiés dont 21 sont enregistrés dans la province de Bandundu où le territoire de Popokabaka a enregistré à lui seul 9 cas soit 10% du total de 86 cas.

Or, il est prouvé qu'un cas de poliovirus sauvage peut contaminer deux cent autres personnes, ce qui montre que Popokabaka demeure encore le foyer de la maladie, raison pour laquelle le ministère de la santé par le biais du programme élargi de vaccination tient à tout prix à mettre fin à la circulation du polio virus sauvage dans le pays.

Et le ministre de la santé Dr Victor Makwenge Kaput ne cesse de répéter que chaque fois qu'un cas de polio sera signalé, la riposte sera d'urgence organisée pour arrêter la propagation de la maladie. Ce qui justifie la tenue du quatrième passage de la riposte contre la polio, cette maladie invalidante à Popokabaka dans le Bandundu.

A Popokabaka, la vaccination a concerné tout le monde, enfant comme adulte. Cette campagne a ciblé les 63 zones de santé réparties dans les provinces du Bandundu, Bas-Congo, Kasaï-Oriental, Katanga, Maniema, Sud-Kivu et Kinshasa.

Dans le territoire de Popokabaka, c'est le directeur du cabinet du ministre de la santé, Mapatano Mala Ali qui a lancé cette campagne qui a duré quatre jours soit 10 au 14 novembre dernier. Pour lui, cette campagne constitue le quatrième passage de la riposte imposée par les cas découverts à Ankoro au Katanga, à Kimvula au Bas-Congo et à Popokabaka au Bandundu.

Prof Mapatano n'a pas oublié d'inviter les parents à faire vacciner les enfants contre cette maladie dont la paralysie est irréversible. En outre, il a invité les gouverneurs des provinces à ne pas se lasser conformément à leur acte d'engagement pour une conduite efficace les opérations de vaccination dont le seul objectif est l'éradication de la polio.

Le délégué du ministre de la santé a également mis l'accent sur la vaccination de routine et la surveillance de la paralysie flasque aigue pendant la campagne aussi bien chez les enfants que ces les adultes.

De son coté, le représentant de l'Inter agence de l'Onu, le chef du programme survie de l'Unicef, Celestino Costa reste optimiste quant à l'éradication de la polio. Il laisse entendre qu'en dépit de difficultés d'ordre opérationnel, l'éradication de la maladie est techniquement possible. Des efforts devraient donc être portés sur la mobilisation des communautés et des parents en faveur de la vaccination de routine.

Celestino Costa a affirmé que la vaccination reste la meilleure des interventions de santé publique qui contribue à éviter de nombreuses maladies aussi bien chez les enfants que chez les adultes. " Ne pas faire vacciner son enfant, c'est l'exposer au risque de devenir infirme à vie ou de mourir d'une maladie qui, pourtant, pouvait être évitée grâce à la vaccination ", reconnait le représentant de l'Inter agence. Celui-ci a, en outre, insisté sur la répétition de la vaccination. Cela, dira-t-il, n'est pas une preuve d'inefficacité du vaccin ou de l'échec de l'initiative de l'éradication de la polio mais c'est au contraire pour épargner les vies et diminuer les souffrances morales et physiques liées à cette infirmité que l'on organise ces campagnes de vaccination de masse qui doivent être répétées aussi longtemps qu'il y aura un cas de polio virus sauvage.

Pour lui, les vaccinations répétées renforcent l'immunité et ne sont pas nocives. Donc, la population est invitée à se faire vacciner toute les fois que les campagnes seront organisées pour se protéger contre la polio.

Blandine Lusimana T.