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RDC : Calendrier électoral non rassurant

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Le conseiller politique d’Etienne Tshisekedi, qui a déclaré avoir analysé le document  n°001/CENI/BUR/15 du 12 février 2015 portant publication du calendrier global des élections a indiqué que celui-ci n’est pas rassurant, à cause des contraintes (exigences) dont aucune n’a jamais été satisfaite jusqu’à ce jour. Il a relevé aussi le fait que la date retenue pour l’élection présidentielle (27 novembre 2016) viole l’article 73 de la Constitution. En clair, il a révélé que  Joseph Kabila ayant prêté serment le 20 décembre 2011, les 90 jours avant la fin de son mandat tombent le 21 septembre 2016,  le scrutin présidentiel ne peut être organisé après cette date. Valentin Mubake ne pouvait ne pas relever également cette contradiction de la Ceni quant au budget global des élections qui passe curieusement de 750 millions de dollars américains fin 2014 à 1.145.408.680 $  en février 2015 sans une seule explication pour cet accroissement de 65 % du budget total.

A l’occasion du 33ème anniversaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Valentin Mubake, conseiller politique d’E. Tshisekedi, a tenu le week-end dernier une conférence de presse,  question d’éclairer l’opinion sur la gestion interne du parti sur l’état de santé du président du parti politique et sur les sujets d’actualité notamment les alliances politiques, le dialogue tant recherché par les politiques congolais, le processus électoral et les problèmes sécuritaires à l’Est du pays. C’était au Collège Boboto de la commune de la Gombe. S’exprimant au sujet des manifestations populaires du 19 au 20 janvier dernier, il a déclaré que l’Udps son parti n’a de délégués ni à l’Assemblée nationale ni à la Ceni. C’était pour expliquer que le retrait de l’alinéa controversé de l’article 8 du projet de la loi électorale n’a pas été le résultat d’un débat à l’Assemblée nationale, c’était la rue qui  s’était fait écouter. 

S’agissant de la gestion au quotidien  de l’Udps, l’orateur a fait savoir que leur parti politique, fondé le 15 février 1982 et qui fête son 33ème anniversaire a connu aussi bien des moments de joie que de tristesse. Ce parti politique qui, depuis longtemps, a représenté l’espoir du peuple congolais à travers son leadership crédible, exemplaire et  constant a fait de la lutte contre les antivaleurs, la lutte pour l’instauration d’un Etat de droit son cheval de bataille. Il a informé que la loi interne de l’Udps, confère la gestion du parti politique à l’organe  » présidence du parti et secrétaire général. (Articles 22, 23 et 24 des Statuts). Avant de préciser que Tshisekedi est convalescent depuis près de 12 mois et que des voix se sont élevées contre le secrétaire général du parti dans une déclaration de désaveu datée du 12 novembre 2014. Non sans annoncer dans les semaines qui viennent son voyage en Europe pour rencontrer Tshisekedi et échanger avec lui.

Revenant sur les manifestations populaires, il a demandé la libération sans conditions des membres de l’Udps arrêtés et qui demeurent détenus. Il s’agit de : Jean-Marc Kabund (président fédéral de l’Udps/Kamina), Moïse Kambale Cheche, Moïse Mbusa et Kakule Luvuahago (combattants Udps/Butembo) ; Willy Kabuya (président de la Ligue des jeunes Udps/Mwene-Ditu).

Calendrier électoral non rassurant

Le conseiller politique d’E Tshisekedi, qui a déclaré avoir analysé le document  n°001/CENI/BUR/15 du 12 février 2015 portant publication du calendrier global des élections a indiqué que celui-ci n’est pas rassurant, à cause des contraintes (exigences) dont aucune n’a jamais été satisfaite jusqu’à ce jour. Il a relevé aussi le fait que la date retenue pour l’élection présidentielle (27 novembre 2016) viole l’article 73 de la Constitution. En clair, il a révélé que  Joseph Kabila ayant prêté serment le 20 décembre 2011, les 90 jours avant la fin de son mandat tombent le 21 septembre 2016,  le scrutin présidentiel ne peut être organisé après cette date. Valentin Mubake ne pouvait ne pas relever également cette contradiction de la Ceni quant au budget global des élections qui passe curieusement de 750 millions de dollars américains fin 2014 à 1.145.408.680 $  en février 2015 sans une seule explication pour cet accroissement de 65 % du budget total.

S’agissant de la traque des FDLR, l’orateur a indiqué que la mauvaise gestion de ce dossier à cause des complicités internes dans notre pays a donné naissance à une multitude d’autres forces négatives congolaises du genre Maï-Maï, et étrangères dont les plus connues sont les : ADF/Nalu, LRA, FNL, Mbororo…

Aux préoccupations de la presse qui, à la fin de l’exposé de Valentin Mubake, a voulu savoir : ce que l’Udps compte faire pour faire  taire ceux qui agissent à son nom dans les institutions notamment à l’Assemblée nationale, comment expliquer que Félix Tshilombo se fasse accompagner de Fabien Mutomb pourtant désavoué car ça prouve que le parti  politique évolue en ordre dispersé,  et si ce n’est pas la  jalousie de Mubake  à l’égard des députés élus puisque lui n’avait pas été élu dans son fief en 2011, l’orateur a été tranchant. Il a indiqué que tous ceux qui parlent au nom de l’Udps n’engagent pas l’Udps, à l’image de Bruno Mavungu qui vient d’être limogé par Tshisekedi, réagissant à la demande de la base.

 Pour les députés, on n’a fait que constater leur auto-exclusion selon les statuts de l’Udps. Parlant du cas Félix et Fabien Mutomb à Kasumbalesa, il a évoqué les relations privées et a, à cet effet, demandé aux journalistes de se procurer les images de Félix et de Fabien à Kasumbalesa. Et pour terminer, il a lancé :  » pourquoi s’étonner pourquoi Mubake, n’a pas été élu si son maître Tshisekedi n’a pas été reconnu come ayant été élu ? « .

Valentin Wakudinga