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RDC : La CENI se prépare déjà pour les élections urbaines, municipales et locales en 2015

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Malgré toutes les pressions exercées sur elle, notamment par les partenaires au développement, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) maintient sa position d’organiser en 2015 les élections urbaines, municipales et locales selon le calendrier publié en mai dernier.

En séjour depuis le mardi 12 août 2014 dans le Bas-Congo, le président de la CENI, l’Abbé Apollinaire Muholongu Malumalu, a affirmé se préparer « déjà pour les élections urbaines, municipales et locales ».

« Le train des élections est en marche. Nous nous préparons déjà pour les élections urbaines, municipales et locales. Nous devrons faire aussi le point sur l’opération des cartographies opérationnelles et fiabilisation du fichier électoral. Nous avons beaucoup d’activités à faire. Nous allons faire le point ici à Matadi pour savoir où en sommes-nous pour toutes ces activités », a-t-il déclaré.

SENSIBILISATION ET FORMATION ELECTORALES

Le président de la Ceni a annoncé qu’il va entamer, à partir de la ville portuaire, une tournée pour « échanger avec les autorités  provinciales, les administrations provinciales, la ville et son administration, les forces vives de Matadi et de la province du Bas-Congo ».

« D’abord, nous sommes conscients que Kinshasa n’est pas la RDC. Mes collègues sont déjà venus ici et sont partis partout. La sensibilisation électorale est capitale. Mais il n’y a pas que la sensibilisation, il y a aussi la formation électorale », a souligné l’Abbé Malumalu.

Au chef-lieu du Bas-Congo, 13 membres de la Ceni, réunis en assemblée plénière, vont « réellement commencer à réaliser quels sont les défis électoraux à Matadi et se préparer en conséquence. Et nous aurons aussi l’occasion de vous donner un certain nombre des décisions de la Ceni et aussi de vous écouter sur quelques questions qui sont en consultation », a expliqué l’Abbé Malumalu.

ETRE PARTOUT AFIN DE TRANSMETTRE DES MESSAGES

C’est par l’aéroport de Tshimpi, sur la rive droite du fleuve Congo, que l’Abbé Apollinaire Malumalu Muhongolu a atteint la ville de Matadi, en compagnie de 13 membres de la Ceni.

A sa descente de l’aéronef de la société aérienne « Kin Avia », il a été accueilli par un comité restreint conduit par le directeur de cabinet du gouverneur de province, Maurice Vodilukulwakidi Lumungi qu’accompagnait le pasteur Paul Tekasala Mawa, secrétaire exécutif provincial de la Ceni.

Le président de la Ceni a promis d’être partout afin de transmettre des messages allant dans le sens d’une bonne organisation du processus électoral.

LA CENI MAINTIENT LE CAP

Décidément, l’abbé Malumalu n’a pas transigé avec la position qu’il affiche depuis la publication du calendrier partiel des élections prévues en principe en 2015. Devant les mandataires des partis politiques qu’il réunissait le 20 juin 2014 à Kinshasa, il a confirmé qu’il maintenait son calendrier. D’après lui, aucun calendrier électoral dans le monde ne peut s’élaborer par consensus.

En effet, la Ceni avait publié lundi 26 mai le calendrier des élections municipales, urbaines et locales. Après sa publication, des voix se sont élevées pour le fustiger. Dans la classe politique congolaise, seule la majorité présidentielle (MP) a soutenu la démarche de la Ceni.

L’opposition l’a rejeté. Dans la communauté internationale, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et les envoyés spéciaux de la communauté internationale pour les Grands Lacs ont plaidé pour l’élaboration d’un calendrier global. « Si vous me dites, sortez le calendrier global. Eh bien, la Ceni est obligée de demander au gouvernement l’outil de budgétisation pluriannuel. Ça veut dire que la Ceni soumet un budget global de l’ensemble du cycle électoral détaillé. Le gouvernement arrête le budget de chaque année. Ce budget étant arrêté, la Ceni ne peut pas revenir à la commission budgétaire chaque année. Elle considère comme acquis ces dotations-là », avait alors déclaré l’Abbé Malumalu.

A croire le président de la Ceni, son institution avait déjà déposé auprès du Premier ministre « l’ensemble du budget global détaillé ».