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RDC : Un calendrier électoral tronqué, émietté, partiel, partial,...

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Dans une déclaration lue vendredi 30 mai 2014 à Kinshasa par son secrétaire général, le Mouvement de libération du Congo (Mlc) a demandé à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’éclairer le peuple congolais sur le texte de loi à base duquel elle compte organiser les élections annoncées pour 2015.

 «Le scrutin va-t-il se dérouler sous le régime de l’ancienne loi électorale ou sous la nouvelle loi en cours d’élaboration ? », s’est interrogé Thomas Luhaka, soulignant que « la Ceni a choisi de nous présenter un calendrier tronqué, émietté, partiel et partial, qui ne comprend pas l’approche traditionnelle et globale (du) cycle électoral 2014-2016 ».

Suspension du calendrier électoral

Estimant que « la démarche de la Ceni porte des germes de conflictualité », le Mlc a donc exigé « la suspension du calendrier des élections urbaines, municipales et locales publiées par la Ceni », lundi 26 mai 2014.

En effet, a fait remarquer le secrétaire général du Mlc, « la Ceni a décidé unilatéralement de publier un calendrier qui ne rencontre pas les vœux émis par un grand nombre d’acteurs politiques et de la société civile ». 

Déplorant « la priorité accordée par la Ceni aux élections urbaines, municipales et locales au détriment des provinciales voulues par une partie de la classe politique », Thomas Luhaka s’est inquiété du « choix de la Ceni de commencer par les élections locales en lieu et place des provinciales (qui) pousse à s’interroger sur son indépendance ».

Notant que « ce calendrier ne prend pas en compte les préalables légaux, techniques, administratifs et judiciaires nécessaires à la tenue de ces scrutins », le Mlc a relevé que « l’absence des listes des groupements, la problématique des groupements de fait et surtout la mise en cohérence de ces entités avec les nouvelles entités créées par les décrets instituant certaines agglomérations en villes ou commune ».

« Cette situation est susceptible de provoquer des contestations graves sur les futures circonscriptions et les autorités coutumières actuelles », a prévenu Thomas Luhaka avant de proposer « la poursuite du dialogue entre toutes les parties concernées par le processus électoral » en vue d’éviter les suspicions.

Il a réitéré « la volonté du Mlc de collaborer de manière constructive avec la Ceni pour la réussite du processus et la consolidation de la démocratie ». Lors de la publication de ce calendrier électoral controversé, le président de la Ceni a affirmé que  le gouvernement s’était prononcé sur les arrêtés relatifs aux groupements.

« Ce calendrier sera respecté »

Le président de la Ceni  a pourtant promis lundi 26 mai 2014 que « ce calendrier (électoral) sera respecté ».

« Le ministère de l’Intérieur nous a dit qu’il est prêt et qu’il reste deux rencontres importantes à organiser au mois de juin à Kananga et à Mbuji-Mayi pour rendre public ces arrêtés qui concernent les groupements », a affirmé l’Abbé Apollinaire Malumalu,

Ce calendrier électoral contient trois grandes dates: le 14 juin 2015 (scrutin des conseillers des communes, des secteurs et des chefferies) ; le 29 août 2015 (vote des conseillers urbains, des bourgmestres et des chefs des secteurs) ; le 15 octobre 2015 (élection des maires et maires adjoints).