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Jean-Pierre DARUWEZI : Vengeance après échec !

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Après l’échec, Jean Pierre Daruwezi tiendrait à jeter la cruche par terre et à mettre le feu dans la case. Pour commencer son œuvre de destruction, il se serait décidé seul, de manière purement individuelle, à saisir la Cour d’Appel de Kisangani, enfin d’obtenir l’annulation des résultats de l’élection du gouverneur de la province Orientale. Le motif serait, selon lui, l’irrégularité liée notamment à la corruption dans laquelle se seraient noyés de nombreux électeurs. Hélas, il n’y a que lui qui pouvait démontrer à la justice des preuves de corruption en exhibant des signatures qu’il avait pu obtenir de la part des 44 électeurs membres de la majorité politique au pouvoir qui s’étaient engagés à voter pour lui le 28 Octobre 2012 dernier, moyennant payement de 12 mille dollars américains malignement qualifiés d’arriérés des primes des élus provinciaux . Le fait de n’avoir obtenu que 25 voix, calcul fait, 19 électeurs potentiels ayant touché ce qui a été officiellement défini comme arriérés des primes, l’auraient trahi. Au profit de qui ?

Battu au deuxième tour de l’élection du gouverneur de la province orientale le 28 Octobre 2012 dernier, Jean Pierre Daruwezi serait loin de jouer au fairplay politique pour accepter sa défaite. Le malheur de cet homme qui s’était accaparé du ticket de la majorité au pouvoir pour cette compétition politique est d’avoir eu pour adversaires ses propres camarades de cette même majorité politique au pouvoir. Ceux-ci considèrent que leurs ambitions pour reconstruire le pays aux cotés de Joseph Kabila, voulaient être étouffées par une poignée de personnalités qui, peut-être à tort, veulent monopoliser ou disposer en exclusivité le choix de l’autorité morale de leur famille politique. 

Après l’échec, Jean Pierre Daruwezi tiendrait à jeter la cruche par terre et à mettre le feu dans la case. Pour commencer son œuvre de destruction, il se serait décidé seul, de manière purement individuelle, à saisir la Cour d’Appel de Kisangani, enfin d’obtenir l’annulation des résultats de l’élection du gouverneur de la province Orientale. Le motif serait, selon lui, l’irrégularité liée notamment à la corruption dans laquelle se seraient noyés de nombreux électeurs. Hélas, il n’y a que lui qui pouvait démontrer à la justice des preuves de corruption en exhibant des signatures qu’il avait pu obtenir de la part des 44 électeurs membres de la majorité politique au pouvoir qui s’étaient engagés à voter pour lui le 28 Octobre 2012 dernier, moyennant payement de 12 mille dollars américains malignement qualifiés d’arriérés des primes des élus provinciaux . Le fait de n’avoir obtenu que 25 voix, calcul fait, 19 électeurs potentiels ayant touché ce qui a été officiellement défini comme arriérés des primes, l’auraient trahi. Au profit de qui ? En tous cas pas de Jean Bamanisa, qui n’a obtenu que 27 voix, soit 2 voix seulement de plus que l’ancien patron de l’ANR. Rien qu’à ce niveau, le corrupteur principal aurait commis une grande erreur tactique de saisir la justice, car les menottes judiciaires pouvaient se limiter dans ses propres bras. C’aurait été de l’auto trahison. Il a pu échapper belle à cette mésaventure grâce à l’intervention de sa famille politique qui l’aurait sauvé de justesse en le rappelant à la raison, pour qu’il retire la plainte. Car, au sein de sa propre famille politique, Tokolé et Bamanisa, ses tombeurs au 1 er tour de l’élection, sont reconnus comme des enfants de la maison, même si lui personnellement leur nie cette qualité. 

Comment peut-on régler une affaire interne à une même famille politique devant la justice ? Surtout que la porte d’une famille politique est comme une église. Personne n’a le droit de la fermer à d’autres fidèles, patriarche, rabbin, shé, arc bishop ou pape soit-il. Surtout que Joseph Kabila lui-même, en quête de 15 personnes encore, n’a jamais clôturé la liste des congolais devant l’accompagner dans sa lourde mission de construire le pays. 

Ce n’est pas tout. Le meilleur perdant du 28 Octobre 2012 dernier, n’a pas encore vidé le sac de ses actions de vengeance. Dans sa cour, il ressort qu’il voudrait régler des comptes au gouverneur sortant Médard Autsai, ainsi qu’à Tokolé, dont la complicité selon lui, aurait largement occasionné son échec. Il voudrait, à cet effet, obtenir la descente à Kisangani d’une équipe de la cour des comptes pour enquêter sur la gestion financière de la province au cours du mandat de Monsieur Médard Autsai. Il souhaiterait s’en prendre à toutes les opérations de prêt communément appelées « banque Lambert », que certaines sources, sans le prouver, imputent à la complicité ayant caractérisé les rapports Autsai-Tokolé. Prévenues, ces deux personnalités de la majorité politique au pouvoir et connaissant bien le système, seraient, à leur tour, prêts à éventrer le boa. Ils menaceraient d’étaler, au grand jour, des combines financières floues qui existeraient entre l’ancien patron de l’ANR et la famille libanaise Kanaffer de triste mémoire, à travers notamment la Société minière de Kilo Moto, Sokimo. Cette combine aurait même réussi à ouvrir un comptoir d’achat d’or à Bunia, en se servant du logo de la Sokimo. Et plusieurs fois, leur colis d’or a quitté Bunia vers l’extérieur du pays, sans se conformer à la législation douanière congolaise. Là, c’est encore une aventure de démolition qui risque d’emporter dans les décombres, l’auteur même de la dite tentative de démolition. 

Des députés provinciaux auraient été déjà sollicités, pour allumer le feu des revendications précipitées des textes relatifs à la mise en œuvre de mesures d’exécutions portant création de nouvelles provinces constitutionnelles encore districts dans la province orientale. 

L’ancien patron de l’ANR voudrait brutaliser l’éclatement de la province orientale dans un climat politique de forte conflictualité et forcer la main de l’autorité morale de la majorité, tout simplement parce que lui n’est pas passé gouverneur. Quelle méchanceté ! 

S’il avait réellement besoin d’avoir, à la hâte, sa province de la Tshopo à part, pourquoi a-t-il postulé à l’élection du gouverneur de la province orientale dans sa configuration géographique actuelle jusqu’à s’emparer du soutien de nombreuses grandes personnalités de la majorité au pouvoir ? Est-il sincère vis-à-vis de sa propre famille politique ? Surtout qu’il est censé savoir, pour avoir été au sommet des services spécialisés du pays, pourquoi les mesures d’exécution des dispositions constitutionnelles portant création de nouvelles provinces, n’ont jamais été édictées. S’il poursuit son entreprise de démolition dans ce sens-là, il risque d’avoir contre lui, la furie de ses propres camarades politiques de la majorité qui savent pourquoi, l’Ituri, la Tshopo, et les deux Uélé, ne sont toujours pas encore des provinces à part entière.

En jurant de rendre la vie difficile au nouveau gouverneur élu de la province orientale, en multipliant des rencontres politiques de soutien à un perdant, il veut mettre des bâtons dans les roues aux potentiels résultats impatiemment attendus par la population auprès du régime politique dont il prétend être du cercle immédiat au palais.

La plume du journal le Pacificateur a aperçu à Kampala, à la première semaine du mois de Novembre en cours, un groupe des députés nationaux congolais, élus de l’Ituri, qui ont travaillé dans l’équipe de campagne et de soutien du meilleur malheureux candidat gouverneur Daruwezi. Que sont-ils allés chercher à Kampala ? Si ce n’est pas pour aller implanter un réseau de rédactions de faux bulletins d’informations contre le nouveau gouverneur Jean Bamanisa. Tous ces députés sont des férus candidats gouverneurs de la prochaine province de l’Ituri. 

L’élévation et la popularité de Jean Bamanisa les amènent à réfléchir sur l’avenir de leur propre ambition politique en Ituri. Deviendront-ils encore facilement gouverneurs de l’ituri, en lieu et place d’un Jean Bamanisa supposé leur voler la vedette ? Les mauvaises routes, l’insécurité, la faible économie, l’absence d’industries, et la mauvaise gouvernance de la province orientale, doivent interpeller tous les perdants à la dernière élection du gouverneur de la province orientale, y compris Jean Pierre Daruwezi et ses sympathisants plutôt que de les engagerr dans une entreprise de démolition, dont les tirs d’obus de la haine et de vengeance injuste, avec toute sa maladresse, risquent de secouer même l’appareil sécuritaire national. Le perdant Jean Pierre Daruwezi doit être tenu à l’œil, et le bon.

[Antoine Bolingola, Journal Le Pacificateur]