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Appel à la grève : « Mot d’ordre » de TSHISEKEDI ?

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Etienne Tshisekedi, Un président de la République, qui ne sait même pas à combien pourcent il a été élu, qui s’autoproclame et s’auto-investit dans sa résidence privée, et qui demande au peuple d’attendre son « mot d’ordre », que ce mot d’ordre est un appel à la grève ! 

La nouvelle est dans tous les médias étrangers qui couvrent les événements politiques rdcongolais. Un président de la République, qui ne sait même pas à combien pourcent il a été élu (ses proches lui donnent 54 % pendant qu’il s’octroie 75 %), qui s’autoproclame et s’auto-investit dans sa résidence privée, et qui demande au peuple d’attendre son « mot d’ordre », déclare le 27 janvier 2012 à l’Agence France Presse (Afp) que ce mot d’ordre est un appel à la grève ! « Lundi 30 janvier, il faut qu'il y ait une grève générale sur l'ensemble du territoire national et jusqu'à nouvel ordre », a-t-il dit.

Et d’ajouter : « " J'ai tenté de sortir de chez moi pour me diriger vers le palais de la Nation où je devais prendre mes fonctions de président de la République démocratique du Congo. A peine avais-je quitté ma maison que j'ai été arrêté à un barrage. (…) Des’ mercenaires’ se sont montrés extrêmement méchants à mon égard, ils ont tiré même à balles réelles sur ma voiture. J'ai été obligé de rentrer chez moi. Je crois que trop c'est trop ».

Les médias ne peuvent qu’en faire leurs choux gras. Car, tout sent chez lui la fuite en avant, maintenant que la « vérité des urnes » pour les législatives démontre qu’avec sa cinquantaine de députés toutes tendances confondues, il ne pouvait mathématiquement parlant gagner la présidentielle de novembre 2011, comme il le prétend.

Il est généralement dit de lui qu’il est constant. On ne peut que le lui reconnaître. En effet, sous Mobutu, il était déjà Premier ministre-Chef de file de l’Opposition ! C’est-à-dire un chef de gouvernement opposé à son propre gouvernement. Il s’était trouvé, à l’époque, des intellectuels à le soutenir dans cette illogique.

Le voici, aujourd’hui, Président de la République-Chef de file de l’Opposition alors qu’il n’y a pas cohabitation ! Il va se trouver encore des intellectuels à soutenir cette autre illogique.

Au fait, tout ce qui a changé en lui, c’est le statut d’animateur institutionnel : de la primature à la magistrature suprême. Il a fait du progrès. Mais, en réalité, il est demeuré opposant dans sa peau. Et il se comporte comme tel.

Quoi alors de normal qu’il en vienne à lancer une grève générale sur l’ensemble du territoire national, et ce jusqu’à nouvel ordre ! C’est un pari fou puisque si la grève n’est pas suivie, il va devoir en tirer la conséquence logique : le désaveu populaire…

A partir de cet instant, il ne pourra plus revendiquer sa « légitimité » issue des urnes. Déjà, il n’a même pas de légalité pour n’avoir pas été investi par la Cour suprême de justice.

Sans légitimité, sans légalité, que devient-il finalement ? Il reste ce qu’il a toujours adoré d’être et de rester : l’éternel opposant.

En attendant, il a signé une incongruité dans sa déclaration à l’Afp. Il considère, en effet, en « anti-peuple congolais » tout diplomate qui « irait présenter ses vœux de nouvel an » à Joseph Kabila. En clair, devient anti-congolais tout gouvernement ou tout pays dont les diplomates accrédités en RDC fréquentent Joseph Kabila.  Sur ce point-là, le manque de rationalité est criant.

Tshisekedi ne se souvient même plus qu’à l’occasion de son auto-investiture le 23 décembre dernier, il a invité les mêmes diplomates qui venaient, trois jours plus tôt, d’assister à la cérémonie d’investiture de Kabila.

Si un juriste de formation, de surcroît diplomate  (il était ambassadeur du Zaïre au Maroc) ne sait pas établir la prépondérance de la participation à une cérémonie d’investiture sur la participation à une cérémonie de présentation des vœux, c’est qu’il y a un problème.

Et ce problème, c’est lui…

Omer Nsongo