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RDC : Cardinal MONSENGWO eternel bras droit et soutien de TSHISEKEDI

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La question est posée par plus d’un, même parmi des prêtres et Évêques qui se demandent sur le fondement de la direction où l’église de Dieu est en train d’être menée. Il est clair que le Cardinal mosengwo doit être désavoué par ses pairs pour l’intérêt de l’Eglise et du peuple.

Ces deux personnalités ont un destin  commun. Créer des troubles, verser le sang de leurs compatriotes et empêcher la mise en place des structures qui peuvent amener le développement de la RDC. Ils l’ont fait sous la deuxième République, et ils ne baissent pas des bras. En fait, une tradition veut que deux personnes qui ont mangé ensemble et qui ont bu à la même source,  puisse se soutenir ensemble et dans toutes circonstances. L’on sait que Mosengwo  et Tshisekedi sont deux personnalités qui ont mangé à l’atelier de Mobutu et ont juré de se porter secours à chaque circonstance. C’est ce qui justifie les attitudes de Mosengwo décriée par certains de ses pairs. Reconstituons les faits.

Tout part de l’annonce de la candidature de Tshisekedi. Mosengwo réagit et dit que c’était une bonne chose. Ensuite, le gouvernement modifie la constitution pour des raisons financières. L’on est passé à une élection à un seul tour. Mosengwo, sans se concerter avec les autres évêques s’oppose à cette démarche et dit que le président  qui va être élu aura 18%.  Les faits ont contredits l’audace du cardinal  Mosengwo. En plus, il ajoute que l’élection à un seul tour favorisait le président en place. Peu de temps après le retour de Tshisekedi, mosengwo reçoit Tshisekedi, au centre lindonge, résidence officielle du cardinal,   pour planifier des stratégies qui devraient conduire Tshisekedi à la tête du pays.

Au mois de décembre, il fait une conférence de presse, après la publication des résultats par la CENI, instance chargée d’organiser les élections. Alors que la Commission électorale nationale indépendante avait en son temps promulgué les résultats provisoires (confirmés après par la Cours suprême de justice siégeant en lieu et place de la Cour constitutionnelle), l’archevêque de Kinshasa avait dénoncé ce qu’il qualifiait des résultats non conformes à la « vérité ni à la justice ». Il est allé jusqu’à tromper sur des chiffres. Il s’est limité aux résultats de Kinshasa pour tenter de soulever la population de Kinshasa. C’était sans compter avec la prise de conscience des Kinois. Toutes ces tentatives  prouvent que Mosengwo a voulu utiliser sa position au sein de l’Eglise pour apporter son soutien à son ami et candidat malheureux, Etienne Tshisekedi.

Un cardinal qui viole les lois de l’Eglise

Le pape Benoit XVI avait soutenu, il ya quelques jours le fait selon le quel, « l’Eglise doit être un artisan de paix, un agent de la réconciliation. Tout en distinguant le rôle des pasteurs et celui des fidèles laïcs, la mission de l’Eglise n’est pas d’ordre politique ». le cardinal mosengwo, sensé sécuriser et défendre les recommandations du saint père, s’est engagé à violer et à fouler au pied cette recommandation.  En outre, les évêques s’étaient réunis, quelques mois avant les élections et avaient interdit de transformer les Eglises et les célébrations eucharistiques en  tribunes politiciennes. Les prêtres qui se sont ralliés à la cause de mosengwo ont ignoré cette maxime et ont transformé la paroisse saint joseph en une agora où l’on s’est attaqué au président élu par les congolais. Ils sont allés loin, jusqu’à empêcher les journalistes jugés proches du pouvoir, de prendre place à cette messe.

Il n’appartient à l’Eglise ni de donner des chiffres des résultats, ni de proclamer qui a gagné et qui a perdu des élections. Car l’Eglise n’a ni le pouvoir ni l’expertise. Mosengwo est allé à l’encontre de ce principe et a soutenu sur RFI et RTBF que pour lui, c’est  son ami Tshisekedi qui a remporté les élections. Cela ne surprend personne quand on sait qu’il va à l’encontre de la CENCO pour des intérêts personnels.

La CENCO par contre, à travers la déclaration de son secrétaire général, est allé plus loin pour dire que l’Église Catholique n’était pas en mesure de donner un quelconque résultat de ces élections étant donné que ses observateurs n’ont couvert le déroulement de ces élections qu’à un très faible pourcentage. Au moment où tous les acteurs politiques, partie prenante à ces élections, majorité et opposition, jouent à l’apaisement et se préoccupent des résultats des législatives, l’église Catholique de Kinshasa, sous les auspices du Cardinal Monsengwo Pasinya monte au créneau et mobilise quelques uns de ses fidèles et clergés à entrer en rébellion contre le Pouvoir légalement établi par voie démocratique.    L’Archevêque de Kinshasa paraît décidé à embarquer de force nombre de clergés dans une cause dont il semble le seul en à en savoir les tenants et les aboutissants. Il n’est un secret pour personne que depuis la publication des résultats par la commission électorale, aucune partie impliquée dans la course électorale, moins encore le Cardinal Laurent Monsengwo n’a pu donner des chiffres contraires appuyés par des procès verbaux soit des témoins ou autres agents électoraux.

La position première de la Cenco sur la présidentielle congolaise avait traduit la bonne foi d’une Eglise Catholique qui prend toujours de la hauteur chaque fois que son avis est sollicité pour des questions aussi cruciales. Plusieurs observateurs sont ahuris que le Cardinal Laurent Mosengwo, prince de l’église semble s’en écarter en se servant de son aura pour séduire certains clergés sous sa tutelle , des fidèles et des combattants des partis politiques de l’opposition pour les inciter à la rébellion contre le Pouvoir légal en RDC, mais sans toutefois indiquer à ses ouailles pour qui ils roulent.    Tous les esprits avisés se sont mis en évidence de l’appel clair lancé par le Cardinal via un de ses prêtres lieutenants ce samedi 07 janvier courant lors d’une messe à la paroisse Saint Joseph à Matonge où l’autel de Dieu a , contre toute attente, été transformé en une tribune pour lancer la fatwa contre Joseph Kabila. Il va sans dire, tel est le constat, que l’Archevêque de Kinshasa a désormais pris la tête de la contestation électorale, une matière pourtant entièrement politique

La question est posée par plus d’un, même parmi des prêtres et Évêques qui se demandent sur le fondement de la direction où l’église de Dieu est en train d’être menée. Si à Kinshasa, le prélat catholique s’est contenté d’avancer seulement des chiffres non fiables, il s’est, par contre, montré prolixe en déclarant sur la télévision belge que, par rapport à ses propres résultats, c’est M. Étienne TSHISEKEDI qui est vainqueur de la présidentielle du 28 novembre en RDC. Et ce, là où, sans exception aucune, toutes les missions d’observations n’ont pas mis en cause l’ordre d’arrivée à la présidentielle tel que publié par la CENI, donnant le Président Joseph KABILA premier parmi ses pairs. Il est clair que mosengwo doit être désavoué par ses pairs pour l’intérêt de l’Eglise et du peuple.

Gilbert Lumbembele