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RDC : La tête de «Joseph KABILA» mise à prix

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La question est sur toutes les lèvres. Tout le monde sait qu’aucune confession religieuse en République Démocratique du Congo n’avait présenté formellement un candidat à la présidentielle pour que l’issue de ses résultats soit une préoccupation de l’Eglise ou des responsables ecclésiastiques.

Le processus électoral en République Démocratique du Congo, ce grand pays au cœur d’Afrique, a suscité autant d’intérêts qu’aucune Nation ou organisation officielle ou privée, à travers le monde, n’a daigné détourner son attention de ce qui se passait au pays, particulièrement à Kinshasa, le jour et au lendemain du scrutin combiné de la présidentielle et des législatives du 28 décembre 2001.

Dans la foulée, la Conférence épiscopale nationale du Congo, Cenco en sigle, une structure qui regroupe tous les évêques du Congo Kinshasa, et actuellement dirigée par l’Archevêque du Sankuru, Mgr Nicolas DJOMO, a aussi donné de la voix en se joignant à celle de bien de d’autres qui ont eu à dénoncer des irrégularités qui ont émaillé ce scrutin. Si bien que l’ensemble des réactions, fussent-elles du Département d’État Américain, de l’Union Européenne ou même du très célèbre Centre Carter se sont arrêtés à constater ces irrégularités et en minimiser l’impact sur l’ordre d’arrivée à l’élection présidentielle conformément aux résultats tels que publiés par la commission électorale Nationale Indépendante, la CENCO par contre, à travers la déclaration de son secrétaire général, est allé plus loin pour dire que l’Église Catholique n’était pas en mesure de donner un quelconque résultat de ces élections étant donné que ses observateurs n’ont couvert le déroulement de ces élections qu’à un très faible pourcentage.

Après tout scrutin, les agitations post-électorales font certes partie du jeu démocratique et nécessite d’être encouragé. Les États-Unis d’Amérique n’ont pas échappé à cette règle.

En son temps, au regard de méfiance et suspicion, le Pouvoir organisateur du scrutin présidentiel opposant George W.Bush au Démocrate Al Gore, fut obligé de recourir au comptage manuel, chose que les observateurs n’ont pas exigé en RDC. Mais le paradoxe en République Démocratique du Congo est qu’au moment où tous les acteurs politiques, partie prenante à ces élections, majorité et opposition, jouent à l’apaisement et se préoccupent des résultats des législatives, l’église Catholique de Kinshasa, sous les auspices du Cardinal Monsengwo Pasinya monte au créneau et mobilise quelques uns de ses fidèles et clergés à entrer en rébellion contre le Pouvoir légalement établi par voie démocratique.

L’Archevêque de Kinshasa paraît décidé à embarquer de force nombre de clergés dans une cause dont il semble le seul en à en savoir les tenants et les aboutissants. Il n’est un secret pour personne que depuis la publication des résultats par la commission électorale, aucune partie impliquée dans la course électorale, moins encore le Cardinal Laurent Monsengwo n’a pu donner des chiffres contraires appuyés par des procès verbaux soit des témoins ou autres agents électoraux.

Pour qui roule l’Archevêquede Kinshasa

La question est sur toutes les lèvres. Tout le monde sait qu’aucune confession religieuse en République Démocratique du Congo n’avait présenté formellement un candidat à la présidentielle pour que l’issue de ses résultats soit une préoccupation de l’Eglise ou des responsables ecclésiastiques.

La course à la présidentielle de novembre 2011 a connu la participation de onze candidats dont aucun ne s’est identifié auprès de ses électeurs au travers de ses convictions de foi, sinon que par des projets de société que chacun a axé, dans le gros de ses lignes, sur le social. Autant ces compétiteurs n’auraient pas eu le courage d’être sélectifs dans leurs sollicitations de voix auprès de l’électorat pluriel, autant l’archevêque n’a daigné donner en clair, une quelconque consigne de vote en faveur de l’un de ces onze candidats.

La position première de la Cenco sur la présidentielle congolaise avait traduit la bonne foi d’une Eglise Catholique qui prend toujours de la hauteur chaque fois que son avis est sollicité pour des questions aussi cruciales. Plusieurs observateurs sont ahuris que le Cardinal Laurent Mosengwo, prince de l’église semble s’en écarter en se servant de son aura pour séduire certains clergés sous sa tutelle , des fidèles et des combattants des partis politiques de l’opposition pour les inciter à la rébellion contre le Pouvoir légal en RDC, mais sans toutefois indiquer à ses ouailles pour qui ils roulent.

Tous les esprits avisés se sont mis en évidence de l’appel clair lancé par le Cardinal via un de ses prêtres lieutenants ce samedi 07 janvier courant lors d’une messe à la paroisse Saint Joseph à Matonge où l’autel de Dieu a , contre toute attente, été transformé en une tribune pour lancer la fatwa contre Joseph Kabila. Il va sans dire, tel est le constat, que l’Archevêque de Kinshasa a désormais pris la tête de la contestation électorale, une matière pourtant entièrement politique.

La question est posée par plus d’un, même parmi des prêtres et Évêques qui se demandent sur le fondement de la direction où l’église de Dieu est en train d’être menée. Si à Kinshasa, le prélat catholique s’est contenté d’avancer seulement des chiffres non fiables, il s’est, par contre, montré prolixe en déclarant sur la télévision belge que, par rapport à ses propres résultats, c’est M. Étienne TSHISEKEDI qui est vainqueur de la présidentielle du 28 novembre en RDC. Et ce, là où, sans exception aucune, toutes les missions d’observations n’ont pas mis en cause l’ordre d’arrivée à la présidentielle tel que publié par la CENI, donnant le Président Joseph KABILA premier parmi ses pairs.

Des mots qui disent tout

La Conférence épiscopale nationale du Congo a ouvert ses travaux de la session extraordinaire hier lundi 09janvier courant, pour probablement examiner la position déjà tranchée par Le cardinal de Kinshasa qui ne jure que par la mise à prix de la tête du président élu, Joseph KABILA KABANGE. Un programme d’une série d’actions aurait été déjà conçu par un abbé bien connu pour son activisme politicien.

Personne ne se ferait plus le doute sur les motivations de la désignation de ce prêtre où l’une de ses missions consistait à préparer ce soulèvement dont le processus électoral ne constitue en réalité qu’un simple prétexte.

On rapporte que dans les couloirs du Centre Lindogne, siège de l’Archevêché de Kinshasa, des prêtres obéissant à la cause du Cardinal déclareraient, sans se soucier de l’inconnu, qu’ils iront jusqu’au bout pour venger leur berger. Monseigneur Kisonga pour sa part, a beau préciser la pensée en déclarant du haut de la chaire que s’il est vrai que tout pouvoir vient de Dieu, il n’en est pas autant pour son exercice.

Ces mots disent tout. L’Eglise catholique décide de verser dans une logique extrêmiste. Ce, la où les politiciens concernés au plus haut point par la question électorale sont dans l’ensemble stupéfaits de la voie suicidaire optée par l’église avec Le Cardinal Monsengwo en tête.

Tout le monde est interpellé et les princes de l’église catholique réunis en session à Kinshasa devraient l’être plus que quiconque et prendre leur courage en main pour dénoncer et s’éloigner d’une cabale qui collera à jamais à leur peau, à celle de leur famille et à l’Église Romaine du Congo tout entière. A qui donc profitera le crime contre un chef de l’État? le monde entier est sensibilisé à suivre le regard.

JB KUPANDA, Analyste politique