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RDC : L’Archidiocèse de Kinshasa prépare un coup d'Etat contre «KABILA» !

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Des indices auraient été décelés, le samedi 7 janvier dernier, à travers la messe qualifiée de rouge par d’aucuns, dite en la Paroisse Saint Joseph de Matonge par Monseigneur KISONGA, Evêque auxiliaire de l'Archidiocèse de Kinshasa. Cette réunion, pourtant de prière, avait tout l'air des préparatifs d'un coup d'Etat, selon des sources concordantes.

Un correspondant particulier qui a vécu l’événement aurait constaté une forte présence de quelques gros calibres de l'opposition. Il ne serait pas exagéré de déduire que l'appel à la désobéissance civile et le programme des manifestations envisagées dans les jours à venir, n'ont pour but que de renverser les institutions en place, avec la complicité bien pensée des tireurs des ficelles dont la plupart seraient des candidats malheureux à la présidentielle et aux législatives 2011. Pourtant, l’église perçue comme le sel et la lumière du monde, devait jouer son vrai rôle social pour la paix en RDC. A ce stade, l'Archidiocèse de Kinshasa bien qu’étant divisé sur la question sous examen, pourrait jeter de l’huile au feu, après tous ces bains de sang ratés le 28 novembre et les 6, 10, 20, 23 et 31 décembre 2011.

En effet, devant plus ou moins une cinquantaine des prêtres célébrants et participants, Monseigneur KISONGA, évêque auxiliaire de Kinshasa a organisé une messe politique ce samedi 7 janvier 2012 à la paroisse Saint Joseph de Matonge. C'était devant quelques têtes bien connues de l'opposition. Notamment, le Secrétaire Général de l'UDPS, Jacquemin SHABANI et plusieurs dizaines des combattants de ce parti qui quadrillaient les abords de la paroisse. Déjà, l'intitulé de l'homélie de l'officiant du jour est évocateur : " Tout pouvoir vient de Dieu mais pas nécessairement son exercice ". Avec comme message clé : " la réhabilitation de la légitimité politique en RDC ".

Dans sa prédication du jour, Monseigneur KISONGA qui, visiblement, aurait reçu des instructions de sa hiérarchie ecclésiastique pour une telle action plus politique que pastorale, selon notre source qui était présente à l'église. Et, d’ajouter que : « dans les conditions normales, le pouvoir politique mérite d'être honoré. Mais, dans les conditions actuelles en RDC où le pouvoir s'est installé par la tricherie, il ne mérite pas d'être honoré ". S'inspirant du pouvoir de Saül dans la bible par un parallélisme malheureux, l'orateur du jour a rappelé qu'après l'avoir institué, Dieu avait vomi Saül pendant l'exercice de son pouvoir. D’ailleurs, " l'autorité actuelle en RDC ne répond plus aux principes de Dieu et ne mérite plus d'être respecté. Car, a-t-il dit, cette autorité utilise les lois à ses propres fins, lesquelles lois ne méritent plus non plus respect, a dit notre source citant l'officiant.

Dans la même prêche, l'orateur du jour a déclaré qu'au lieu de " rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, César doit savoir rendre ce qui est à Dieu ". Aussi, a-t-il indiqué que notre société mérite une autorité exprimant la volonté du bien, mais le pouvoir actuel est un " pouvoir d'oppression et qui ne répond plus à la volonté de Dieu ; Or, a-t-il renchéri, " on ne peut obéir qu'à une autorité juste et aux lois justes ". D'où, son appel à obéir plutôt à Dieu qu'à une autorité injuste. Revenant sur les déclarations controversées du Cardinal Monsengwo sur la présidentielle du 28 novembre dernier, Monseigneur Kisonga a précisé que l'église de Kinshasa reste solidaire avec son prélat dans sa prise de position sur cette question.

Par conséquent, l'archidiocèse de Kinshasa comme son cardinal " ne prêchera que la vérité et non le mensonge. L'Eglise n'a pas abandonné son cardinal dans ses déclarations, elle est avec lui ", a-t-il martelé. Ce, avant de préciser que comme l'avait dit le Cardinal Malula, Monsengwo, lui-même " préfère être sacrifié que de sacrifier la justice et la vérité ". L'officiant de la mythique Paroisse Saint Joseph qui rappelle le 16 février 1991, a dit que la " politique actuelle en RDC doit être un champ de la charité au lieu d'être un champ des massacres et de bain de sang ". L'Evêque auxiliaire ne s'est pas empêché " d'appeler le peuple à ne pas avoir peur de ceux qui tuent la chair mais plutôt de ceux qui tuent l'âme " et de résister jusqu'au bout. Car, pour lui, Dieu choisit les dirigeants selon son cœur et les vomit quand ils ne font plus sa volonté. Or, le pouvoir actuel, a-t-il conclu, ne répond plus à la volonté de Dieu.

Des slogans ont été scandés en pleine messe et devraient être vulgarisés comme : " l'Eglise, c'est mon affaire " en frappant fortement la poitrine. " Le Congo, c'est mon affaire " en frappant fortement la poitrine. Présents dans l'Eglise, les militants de l'UDPS, précise le témoin présent sur le lieu, ont repris ce slogan à leur manière : " le Congo, c'est mon affaire avec Tshisekedi wa Mulumba ". Aussi scandaleux que cela a pu paraître et comme il fallait s'y attendre, les effets de ces appels à la désobéissance n'ont pas tardé à venir. Au sortir de la messe, les premières victimes de l'agression des combattants de l'UDPS qui ont participé à cette conspiration étaient journalistes. Si ceux de Digital Congo et de la RTNC ont réussi à s'enfuir, le cameraman de la RTG@, Serge KIMBILA a été copieusement tabassé devant deux prêtres de la paroisse Saint Joseph. Alors qu'il cherchait à trouver refuge au couvent, les portes lui ont été fermées. Son sac avec la caméra auraient été ravis par les agresseurs.

Voici le plan des activités de ce plan macabre

1) Mercredi 11/01/2012 à 10H00 : Formation des formateurs à la paroisse Saint Joseph.

2) Samedi 14/01/2012 à 12H00 : - Formation des chrétiens dans toutes les paroisses de Kinshasa. - Retentissement des cloches dans toutes les paroisses en signe du désaveu du pouvoir en place.

3) Jeudi 18/01/2012 : suite de la formation des chrétiens dans toutes les paroisses de Kinshasa.

4) Dimanche 21/01/2012 à 12H00 : formation à la spiritualité de la non violence dans toutes les paroisses. Objectif : chasser la peur, armer moralement les chrétiens. Après cette formation, la suite des actions à mener pour réhabiliter la légitimité politique en RDC devrait être communiquée aux fidèles.

5) Le 16/02/2012 : la marche révolutionnaire pour la libération. En attendant, l'homélie du samedi 7 janvier 2012 faite par Monseigneur KISONGA sera proposée aux fidèles, pour approbation.

Comme on peut le constater, cette initiative relève, selon les observateurs avertis, d'une tentative de coup d\'Etat en plein processus électoral, plus grave encore après l'élection présidentielle validée par la Cour Suprême de Justice. Recoupement des faits Rien qu'à suivre l'officiant de cette " Messe rouge " réaffirmer le soutien de l'Eglise de Kinshasa, même si elle est divisée sur la question, à son Cardinal dans ses mensonges sur les chiffres opposés à la Ceni, il ne suffit pas de porter des lunettes pour voir l'ombre du mal avec derrière cette conspiration contre les institutions. On parle d'une frange de ses fidèles prêtres et laïcs qui seraient chargés d'instrumentaliser les chrétiens dans cette affaire.

D'aucuns réaffirment même, à voir la forte présence de l'Udps à cette " Messe rouge " que Roger Lumbala, un autre opposant proche de Tshisekedi n'avait pas tort de dire à l'aéroport de N’djili lorsqu'il prenait son avion pour l'Europe récemment que " le Cardinal Monsengwo est avec Etienne Tshisekedi ". Dès lors, on peut comprendre pour quelle chapelle prêche Laurent Monsengwo. Le prélat toujours partagé entre la soutane et le drapeau aura été dans tous les coups dans ce pays depuis 1990. Membre du front intérieur pour la déstabilisation du régime en place selon des sources, il a, dans un passé récent, avant d'avancer ses chiffres électoraux contestés par Jacques Djoli, provoqué une polémique partisane autour de la révision constitutionnelle. Sans avoir l'appui de toute l'Eglise du Congo et celle de Kinshasa d'après un curé de paroisse, dans ses prises de position, notamment, de la CENCO qui a refusé de se substituer à la CENI, le Cardinal, soutiennent certains prêtres, devraient se convertir et croire réellement en la bonne nouvelle qu'il faut prêcher pour apporter la paix et non le feu.

Prof. KIBWE ZANTOTO (Correspondance particulière)