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Félix TSHISEKEDI : «Joseph KABILA» est un bandit !

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Félix TSHISEKEDI, fils d'Etienne TSHISEKEDI, l'opposant historique en RDC, a traité Hyppolyte KANAMBE alias «Joseph KABILA» de «bandit», lors d’une conférence de presse intitulée la vérité des urnes, tenue le jeudi 5 janvier 2012 à Bruxelles.

Au cours de cette conférence, le député fédéral belge Laurent LOUIS a pris le contre-pied du gouvernement du royaume face au hold-up électoral du tandem «Joseph KABILA» - Ngoy MULUNDA. Il a dénoncé non seulement le langage ambigu de Didier Reynders ministre belge des affaires étrangères, mais également l’imposture de monsieur Joseph Kabila la tête de la République Démocratique du Congo (RDC).

Le parti de l'opposant congolais Etienne Tshisekedi, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), a réclamé jeudi un recomptage des voix de l'élection présidentielle du 28 novembre qui a donné la victoire - contestée - au président sortant Joseph Kabila, voire l'organisation d'un second tour entre ces deux candidats. L'UDPS dénonce les propos "dangereux" de Didier Reynders.

Un recomptage montrera que les chiffres qui donnent la victoire à Joseph Kabila sont faux, a affirmé le secrétaire national aux relations extérieures de l'UDPS - et fils du vieil opposant -, Félix Tshisekedi, au cours d'une conférence de presse à Bruxelles en dénonçant les fraudes pratiquées par le pouvoir pour faire gagner le président sortant.

Il a toutefois admis qu'un recomptage "total" des voix pour les deux scrutins (présidentiel et législatif du 28 novembre) sera "difficile" en raison du désordre qui a été constaté dans les centres locaux de compilation des résultats.

Félix Tshisekedi, qui s'est aussi présenté comme candidat député au scrutin législatif tenu également le 28 novembre, a "sinon" réclamé, à titre personnel, l'organisation d'un second tour - en dépit du changement de la Constitution intervenu en janvier 2010 et qui a réduit le scrutin présidentiel à un tour unique.

"Nous demandons un deuxième tour sous le contrôle de la communauté internationale", a-t-il dit "à titre personnel", tout en reconnaissant les problèmes constitutionnels et pratiques que poserait l'organisation d'un tel nouveau scrutin.

"Bureaux de vote fictifs"

Selon les résultats officiels, publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), puis entérinés par la Cour suprême de Justice (CSJ) - deux instances que l'UDPS estime inféodées au pouvoir - le président sortant Joseph Kabila a été déclaré réélu le 20 décembre avec 48,95%, contre 32,33% à Etienne Tshisekedi arrivé second devant neuf autres candidats, dont plusieurs ont aussi contesté les résultats.

"On nous a volé notre victoire et ça nous l'accepterons pas", a lancé jeudi Félix Tshisekedi, adoptant la même ligne que son père, qui s'est autoproclamé "président élu" le 23 décembre dans sa résidence de Limete (banlieue est de Kinshasa) et qualifiant Joseph Kabila de "dictateur arrogant" qui a fait "inverser l'ordre d'arrivée" entre lui et Etienne Tshisekedi.

Son fils a évoqué, parmi les nombreuses irrégularités commises selon lui lors des scrutins "l'existence de bureaux de vote fictifs" - "c'est de là que sont venus les trois millions de voix de Kabila qui font la différence", a-t-il dit -, la soustraction de voix allant au candidat Tshisekedi pratiquée par la Céni pour les attribuer à son rival et le bourrage des urnes.

L'UDPS s'en prend à Didier Reynders

Félix Tshiekedi a aussi dénoncé des propos qu'il a qualifiés de "dangereux" du ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui a affirmé que les irrégularités constatées lors de l'élection présidentielle en RDC "ne paraissent pas de nature à remettre en cause l'ordre des résultats".

"Ce sont des propos dangereux", a affirmé jeudi Félix Tshisekedi."C'est considéré comme un coup de pouce" en faveur du président sortant Joseph Kabila."Nous espérons qu'il (M. Reynders) va rectifier le tir", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué diffusé le 17 décembre, au lendemain de la confirmation de la victoire de Joseph Kabila à la présidentielle par la Cour suprême de Justice (CSJ), le chef de la diplomatie belge avait "regretté que de trop nombreuses déficiences et irrégularités aient dû être constatées lors de la collecte et de la compilation des résultats" des deux scrutins. "Bien que ces déficiences ne paraissent pas de nature à remettre en cause l'ordre des résultats, elles affectent malheureusement l'intégrité du scrutin", avait-il ajouté.

[Avec Belga, Rtbf]