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A Kindu : Vital KAMERHE accueilli par une pluie de projectiles

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A Kindu, sur la route qui le mène de l’aéroport au centre-ville, Vital KAMERHE est accueilli par des jeunes identifiés comme étant membres de la Majorité Présidentielle (MP), qui font pleuvoir sur son cortège une pluie de projectiles : pierres, morceaux de bois, cailloux, etc.

On croyait que cette situation dénoncée avant l’heure allait conjurer la survenance des violences promises. C’était sans compter avec les partisans des troubles.

Ce dimanche 20 novembre, en provenance de Goma où il a réalisé un raz de marée sans précédent, Vital Kamerhe arrive à Kindu. Sur la route qui le mène de l’aéroport au centre-ville, il est accueilli par des jeunes identifiés comme étant membres de la MP, qui font pleuvoir sur son cortège une pluie de projectiles : pierres, morceaux de bois, cailloux, etc.

Cela va provoquer la réaction des militants de l’UNC venus par milliers attendre leur leader, et des affrontements vont ainsi opposer les deux groupes, tout au long de la route qui va de l’aéroport au centre-ville. Finalement, les agresseurs seront mis en fuite. Vital Kamerhe arrive ainsi sain et sauf sur la place dite Tribune centrale au centre de Kindu, et commence son meeting. Hélas, les partisans du PPRD vont revenir à la charge, avec un jet des pierres encore plus nourri. 

Encore une fois, il y aura la réplique des militants de l’UNC, et des affrontements vont s’en suivre, avant que les PPRD ne décrochent. Cette fois-ci, pour de bon. Kamerhe termine ainsi dans la sérénité, mais l’on a enregistré plusieurs blessés. A l’UNC, l’on dénonce «une stratégie de la peur», visant à terroriser les adversaires politiques afin de les empêcher de battre campagne dans la quiétude. Malgré la signature du Code de bonne conduite, la campagne électorale pour la présidentielle du 28 novembre prochain, vient de prendre un coup de chaleur inattendu.

C’est Kindu, la capitale du Maniema, qui a pris le risque de détenir le mauvais rôle d’être celle par qui le malheur est arrivé. Avec l’agression, coup sur coup, de deux candidats parmi les plus importants à la présidentielle, et ce, pendant deux jours successifs. Il s’agit, d’abord, du candidat de l’UDPS Etienne Tshisekedi, un Patriarche qui, sous des cieux plus sérieux, serait respecté au regard de son âge et de son combat politique et du président de l’UNC, ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe.

Déjà, le samedi l’Union pour la nation congolaise (UNC) avait dénoncé, samedi 12 novembre, la diffusion des tracts contre l’arrivée de son président Vital Kamerhe à Kindu. Selon le président fédéral de l’UNC/Maniema Juvénal Kabwende, ces tracts développaient un discours xénophobe.

A l’époque déjà, les autorités municipales avaient confirmé la diffusion de ces dépliants et annoncé que les services de sécurité s’en étaient déjà saisis. «Nous disons que nous sommes contre ce discours-là,» avait renchéri Juvénal Kabwende, indiquant que l’UNC avait droit de battre campagne au Maniema comme tous les autres partis. Il avait également ajouté que la province du Maniema était un patrimoine commun. Juvénal Kabwende avait appelé la population au calme et déclaré que son parti ne participera pas à «tout ce qui peut amener le trouble et faire couler le sang». On croyait que cette situation dénoncée avant l’heure allait conjurer la survenance des violences promises. C’était sans compter avec les partisans des troubles.

Ce dimanche 20 novembre, en provenance de Goma où il a réalisé un raz de marée sans précédent, Vital Kamerhe arrive à Kindu. Sur la route qui le mène de l’aéroport au centre-ville, il est accueilli par des jeunes identifiés comme étant membres de la MP, qui font pleuvoir sur son cortège une pluie de projectiles : pierres, morceaux de bois, cailloux, etc. Cela va provoquer la réaction des militants de l’UNC venus par milliers attendre leur leader, et des affrontements vont ainsi opposer les deux groupes, tout au long de la route qui va de l’aéroport au centre-ville. Finalement, les agresseurs seront mis en fuite. Vital Kamerhe arrive ainsi sain et sauf sur la place dite Tribune centrale au centre de Kindu, et commence son meeting.

Hélas, les partisans du PPRD vont revenir à la charge, avec un jet de pierres encore plus nourri. Encore une fois, il y aura la réplique des militants de l’UNC, et des affrontements vont s’en suivre, avant que les PPRD ne décrochent. 

Cette fois-ci, pour de bon. Kamerhe termine ainsi dans la sérénité, mais l’on a enregistré plusieurs blessés. A l’UNC, l’on dénonce «une stratégie de la peur», visant à terroriser les adversaires politiques afin de les empêcher de battre campagne dans la quiétude. 

L’on rappelle ainsi que le mercredi 9 novembre, des militants du PPRD battant campagne pour le candidat Jean Kimbunda Mudikela, s’étaient amenés avec deux pick-up et des baffles diffusant des chansons en l’honneur du président de la République pour s’installer juste devant l’hôtel où logeait Vital Kamerhe à Masimanimba. Il a fallu la sagesse du chef local de la police pour éviter les affrontements. Mais, il y aura quand même affrontements lorsque les mêmes iront barricader l’entrée du stade où Kamerhe devait tenir son meeting. L’on a dénombré des casses et des blessés. 

Assez curieuse, la même scène s’est déroulée la veille, avec Etienne Tshisekedi. Alors qu’il s’adressait au public, une pluie de pierres s’est abattue sur lui, et ses partisans ce samedi 19 novembre, sur la même Tribune centrale de Kindu. Selon radio Okapi, des heurts ont ensuite éclaté entre militants de l’UDPS et ceux de la Majorité présidentielle (MP). Le bilan fait état de plusieurs blessés, dont trois graves du côté de l’UDPS. Deux membres de ce parti ont été aussi arrêtés par la Police nationale congolaise (PNC) rapporte radioookapi.net.

L’incident est parti de la présence des jeunes de la majorité présidentielle, avec des effigies du président sortant Joseph Kabila, au lieu où le candidat N° 11 tenait son meeting. C’est la même provocation. Il y a eu jets des pierres de la part des sympathisants du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), membre de la MP. Il s’en est suivi des affrontements entre eux et les partisans de l’UDPS. 

Ces derniers ont, à leur tour, déchiré deux effigies de Joseph Kabila, candidat indépendant à sa propre succession qui est soutenu parla MP. Ils ont aussi endommagé le pare-brise de la voiture d’un député membre du PPRD. Pour sa part, Vital Kamerhe a affirmé qu’aucune manœuvre d’intimidation ne pouvait avoir raison de sa détermination à aller jusqu’au bout de cette présidentielle.

[La Pros.]