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Elections en RDC : La Communauté internationale tente de mettre de l’huile sur le feu ?

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Pour un aboutissement heureux et apaisé du processus électoral en RDC, le gouvernement en appelle également à ses partenaires de la Communauté internationale pour les inviter à résister à la tentation de mettre de l’huile sur le feu.

A quelques jours de la fin de la campagne électorale, le gouvernement appelle les acteurs impliqués dans les élections prévues le 28 novembre courant à redonner à ces scrutins leur véritable sens. Non pas par des appels à la violence qui risquent de compromettre la paix et la sérénité des élections.

Au cours d’un point de presse animé, mercredi le 18 novembre 2011, en son cabinet de travail, le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a fermement dénoncé tous les discours de la haine et d’incitation à la violence constamment répétés par quelques candidats. Il a appelé tous les acteurs impliqués dans les élections prévues le 28 novembre courant à redonner à ces scrutins leur véritable sens : laisser le peuple exprimer librement son choix sur les priorités de l’action publique et la désignation des animateurs chargés au plus haut niveau de conduire cette action. « Rien de plus, rien de moins », a martelé le ministre.

« Malheureusement, a constaté Lambert Mende, on a l’impression que pour un certain nombre d’acteurs politiques congolais, la fin justifiant les moyens, le seul objectif de ces élections est de satisfaire leurs ambitions ».

Par rapport aux discours du candidat de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le porte-parole du gouvernement a salué certaines améliorations dans le sens de l’apaisement. « Il est assez intéressant pour le gouvernement d’entendre le candidat président de la République n° 11, M. Tshisekedi, prendre pour la première fois l’engagement devant ses partisans à Bukavu de se soumettre au verdict des urnes», s’est-il félicité. « Tout en espérant que ces propos marquent un changement d’attitude de cette personnalité par rapport à sa perception controversée du processus électoral, force est de constater qu’on a enregistré dans le même temps de graves désordres suscités par le comportement violent des membres de son parti à Kamina, au Katanga », a-t-il ajouté.

Le ministre de la Communication et des Médias a indiqué que « les appels à la violence du candidat Tshisekedi ont occasionné des effets déplorables». De ce fait, le gouvernement condamne ces outrances verbales qui reflètent un profond mépris des lois en vigueur incompréhensible dans le chef d’un aspirant à la magistrature suprême. «Ainsi, avons-nous apprécié à sa juste valeur la condamnation de ces propos par plusieurs pays et institutions internationales, notamment la Belgique, la France, la Grande-Bretagne, l’Union européenne, l’ONU, ainsi que, fait rare, par des ONG locales et l’Eglise catholique », a dit M. Mende.

Par ailleurs, le ministre de la Communication et des Médias, est également revenu sur le rapport n° 0147/2011 du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH-MONUSCO) selon lequel «la préparation des élections a eu lieu dans un climat où les libertés d’expression et d’association étaient limitées». Pour lui, le caractère gratuit et infondé de telles allégations des leaders ayant exprimé des propos incendiaires attentatoires aux lois continuent à mener paisiblement leur campagne et où plus de 18.000 candidats issus de plusieurs centaines d’associations politiques (partis) battent campagne.

Pour le porte-parole du gouvernement, cette partie du rapport du BCNUDH ne tient pas la route. Il semble vouloir enfoncer dans les crânes des Congolais l’importance incontournable du mandat de ses auteurs, prétend en outre que « les journalistes sont confrontés à un risque d’être triés et sont régulièrement torturés, menacés ou arbitrairement arrêtés et détenus ».

Pour un aboutissement heureux et apaisé du processus électoral, le gouvernement en appelle également à ses partenaires de la Communauté internationale pour les inviter à résister à la tentation de mettre de l’huile sur le feu dans une démarche auto-justificative. Le gouvernement rappelle que les élections ne sont pas une question de vie ou de mort.

Par  RICH NGAPI