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Report de l'élections en RDC : Le climat de violences préélectorales fait-il douter la CENI ?

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Jacques Djoli, vice-président de la Commission électorale , a évoqué à Bruxelles un possible report de quelques jours des élections en République démocratique du Congo (RDC) : "Si nous ne sommes pas prêts, nous allons demander quelques jours (de délai) et organiser les élections le 2 ou le 5 décembre".

Même si la Ceni affiche toujours son assurance que les problèmes logistiques de l'élection présidentielle de RDC seront surmontés, son vice-président Jacques Djoli se montre désormais plus prudent. Selon lui, un report du scrutin de "quelques jours" est possible, si besoin...

À deux semaines du scrutin présidentiel, le climat de violences préélectorales fait-il douter la Commission électorale nationale indépendante de République démocratique du Congo (RDC) ? Officiellement non. Pourtant, son vice-président, Jacques Djoli, a évoqué lundi à Bruxelles la possibilité d’un report du vote.

« Si nous ne sommes pas prêts, nous allons demander quelques jours (de délai) et organiser les élections le 2 ou le 5 décembre », a-t-il déclaré selon l'agence Belga. Non sans se dire convaincu « à 99,9% » du respect de la date du 28 novembre, en dépit des énormes difficultés logistiques qu'il reste encore à résoudre.

"Pari énorme"

« Tout le matériel [des centaines de tonnes de kits électoraux, d'urnes et de bulletins de vote, NDLR] sera déployé le 25 » novembre, affirme le numéro deux de la Ceni, qui admet cependant qu'il s'agit d'un « pari énorme ». Le scénario idéal voudrait que les résultats soient compilés le 5 décembre et publiés le lendemain, jour de la fin du mandat du président sortant Joseph Kabila.

En attendant, la tension ne semble pas vouloir retomber en RDC. Après un appel à la violence lancé le 6 novembre, l'opposant Étienne Tshisekedi (UDPS), le principal rival de Joseph Kabila, a persisté dans cette voie vendredi en appelant une nouvelle fois ses partisans à « casser » des prisons pour libérer des militants et à « terroriser » militaires et policiers.

La communauté internationale a vivement condamné ces dérapages et l'ONU a fait part mercredi dernier de ses « vives préoccupations », estimant que le scrutin risquait d’être « en danger »

(Avec AFP)