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RDC : Que fera Etienne TSHISEKEDI une fois au pouvoir ?

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Etienne TSHISEKEDI promet aux Congolais : La gratuité totale de l’enseignement, assainissement de la magistrature, développement du pays grâce à l’agriculture, statut spécial aux fonctionnaires, amélioration du climat des affaires avec le retour massif des investisseurs…

Que fera le président de l'UDPS une fois au pouvoir ? Cette question fondamentale a trouvé du répondant au cours du face-à-face Tshisekedi-Boyomais. Gratuité totale de l’enseignement, assainissement de la magistrature en vue de revaloriser l’appareil judiciaire, développement du pays grâce à l’agriculture, statut spécial aux fonctionnaires, amélioration du climat des affaires avec le retour massif des investisseurs… Ce sont là des promesses fermes qu’il a faites à la population du chef-lieu de la Province Orientale.

La bataille pour la conquête de l’électorat de l’Est a commencé sur les chapeaux de roue pour le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS. Lors d’un meeting à la place de la Poste de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale, Etienne Tshisekedi a tenu en haleine les partisans venus nombreux l’écouter. Le message de l’alternance était au menu, pour remporter la présidentielle du 28 novembre 2011. La conquête de l’Est a ainsi commencé.

De report en report, l’arrivée à Kisangani d’Etienne Tshisekedi était tout un événement. Finalement, l’opposant historique a enfin foulé le sol de Kisangani (Province Orientale) le jeudi 10 novembre à 21h45, heures locales, en provenance d’Afrique du Sud. L’aéronef l’ayant transporté aurait fait le ravitaillement en carburant à Lubumbashi ou en Zambie, à en croire des sources dignes de foi. Ce retour qui intervient après une longue tournée euro-américaine aurait connu des fortunes diverses. Le moment venu, le lider maximo de l’UDPS rendra compte des dessous de cette tournée.

A sa descente du jet privé qui l’avait transporté, Etienne Tshisekedi a eu un bain de foule de la part de ses partisans ainsi que des leaders locaux qui soutiennent sa candidature.

Etienne Tshisekedi a, à l’occasion, fait une brève allocution portant sur la mission qu’il est venu accomplir à Kisangani. Pour lui, il ne serait pas «venu battre campagne mais enlever la peur dans la population pour qu’il n’y ait plus de dictature dans le pays». C’est après que le cortège constitué de combattants s’est ébranlé avec des drapeaux de l’UDPS, encadré par des éléments de la Police nationale congolaise, vers «le centre-ville où aucun dispositif particulier d’accueil n’a été observé», note la radio onusienne Okapi.

A en croire cette même source «Partout où il passait, des habitants sortaient spontanément pour l’accueillir. C’est vers minuit que son cortège est arrivé au centre-ville de Kisangani». Et de poursuivre : « Etienne Tshisekedi est rentré en RDC après la polémique suscitée par des propos qu’il a tenus, le dimanche 6 novembre, dans une interview téléphonique accordée à la Radio télévision Lisanga, RLTV, une chaîne de télévision privée émettant à Kinshasa dont le signal a été coupé depuis par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication. Faisant le point de ces propos jeudi à Kinshasa, Martin Fayulu de la Dynamique Tshisekedi Président a déclaré qu’«Etienne Tshisekedi ne s’est jamais autoproclamé président, il s’agit là d’une mauvaise interprétation des propos d’un père de famille révolté par la souffrance de ses enfants». Selon lui, «Etienne Tshisekedi n’est pas un homme violent et n’accédera au pouvoir que par des moyens démocratiques».

MEETING DEVANT LA PLACE DE LA POSTE

Devant la place de la Poste où se serait agglutiné plus de 10 000 personnes selon des estimations, Etienne Tshisekedi a embouché le discours du réarmement moral des troupes. Les rangs resserrés, il a indiqué que ses propos tenus depuis l’Afrique du Sud sur une télévision de Kinshasa tombaient à point nommé. Le lider maximo de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, les a, quasiment, répétés, malgré des nuances y apportées.

C’est par un rappel historique remontant à l’année 1956 qu’il entame son speech, évoquant le Manifeste de la conscience africaine. Parlant de l’assassinat de Lumumba, Etienne Tshisekedi balaie d’un revers de la main les accusations portées contre lui en rapport avec l’assassinat du tout premier Premier ministre de la République démocratique du Congo. Il affirme même que sa signature aurait été imitée par un administratif belge.

Il a regretté l’épisode 1+4 pour avoir été roulé dans la farine par ses pairs de l’opposition. Le poste de vice-président lui avait échappé pour revenir à Arthur Z’Ahidi Ngoma.

S’agissant de son auto-proclamation comme chef de l’Etat, le Sphinx de Limete soutient que c’est le peuple qui l’a déjà proclamé président de la République. Il précise tout de suite que les élections doivent se tenir le 28 novembre afin de lui permettre d’exercer ces fonctions de président de la République le 6 décembre.

Quant à la tournée, elle se poursuit par les étapes suivantes : Isiro, Buta, Bunia pour ce qui est de la Province Orientale ; Goma, Butembo, Beni pour le Nord-Kivu ; Bukavu, Uvira, Fizi-Baraka pour le Sud-Kivu et Kalemie, Manono et Kabongo pour le Katanga.

[avec La Pros et Le Potentiel]