Home | RDC | Elections | Scrutin présidentiel : « Joseph KABILA » favori ?

Scrutin présidentiel : « Joseph KABILA » favori ?

image

Sur le papier Joseph Kabila s’avance en favori théorique du scrutin présidentiel du 28 novembre. Dans un climat tendu et face à une opposition morcelée, le chef d’État sortant de la RDC fait cependant face à une réelle concurrence.

Dans un pays qui accède doucement à Internet, les candidats à l’élection présidentielle de RDC du 28 novembre commencent à utiliser les réseaux sociaux. Avec des succès variés. Le président sortant Joseph Kabila court derrière ses rivaux Étienne Tshisekedi, Vital Kamerhe et Nzanga Mobutu en terme d’influence sur la Toile.

Sur le papier Joseph Kabila s’avance en favori théorique du scrutin présidentiel du 28 novembre. Dans un climat tendu et face à une opposition morcelée, le chef d’État sortant de la RDC fait cependant face à une réelle concurrence. Notamment sur Internet où ses rivaux le dépassent.

Car les apparences sont souvent trompeuses. Si, sur une page Facebook inactive à son nom et créée par un internaute lambda, Joseph Kabila affiche au 8 novembre 16 373 « amis », le président sortant ne bénéficie en réalité pas d’une e-réputation à la hauteur de son statut.

Le compte Facebook officiel du chef de l’État, accessible notamment depuis le site du parti majoritaire, ne compte ainsi que 1 339 fans.  Une pacotille sur la Toile pour une personnalité, même dans un pays où la population n’utilise pas encore les réseaux sociaux en masse, contrairement à d’autres pays d’Afrique subsaharienne, tel le Kenya.

Vital Kamerhe le plus "branché"

En comparaison, les principaux concurrents du jeune président font office d’hommes politiques « branchés ». La palme revenant à Vital Kamerhe, le leader de l’Union de la nation congolaise (UNC). Fort de 4 553 « amis » sur Facebook, cet opposant est aussi un « twittos » assidu. Il comptait 531 followers au 8 novembre sur le réseau social de microblogging Twitter ; un score pas exceptionnel mais largement supérieur à celui de ses concurrents.

Surtout, Vital Kamerhe est l’homme politique de RDC le plus influent sur Internet, selon le site Klout  - une plateforme qui mesure l’influence des internautes sur les réseaux sociaux à partir d’un algorithme prenant par exemple en compte la taille de leur réseau ou le nombre de leurs citations reprises sur la Toile. Sur une échelle de notation de 1 à 100 (100 étant le meilleur score), Klout lui attribue un score de 31 et le classe dans la catégorie « conversationalist ». Ce qui correspond, selon le site, « à un internaute qui aime être connecté et avoir des scoops ». Si l’indice calculé par Klout est bien sûr à prendre avec des pincettes, – le score obtenu est fortement basé sur l’utilisation de Twitter – il permet néanmoins d’établir une comparaison générale entre les différents candidats.

La surprise Nzanga Mobutu

Disposant d’une moindre notoriété que le trio Tshisekedi-Kabila-Kamerhe, Nzanga Mobutu le candidat de l'Union des démocrates mobutistes (Udemo), lutte au coude à coude avec Étienne Tshisekedi pour la place de dauphin sur le podium des hommes politiques de RDC qui marquent de leur empreinte le web 2.0.

Le fils du maréchal Mobutu Sese Seko obtient un 18 sur l’échelle de Klout contre un 19 pour le Sphinx de Limete. Court avantage également pour Tshisekedi en termes d’abonnés : avec près de 5 000 « amis » sur Facebook et 257 followers sur Twitter, il devance chaque fois son rival de peu. Mais, signe tangible de leur arrivée récente sur les réseaux sociaux, les deux hommes se voient décerner le label de « dabbler » -  littéralement « amateur » en anglais - par le site Klout.

Encore à la traîne sur les réseaux sociaux, Joseph Kabila ne possède pas de compte Twitter et n’est même pas référencé par Klout. Il est vrai que dans un pays peu connecté, alors que la diaspora congolaise qui a le meilleur accès à Internet ne peut pas prendre part à l’élection présidentielle, l’influence et la visibilité des hommes politiques sur Internet n’est pas encore primordiale. D’ailleurs, aucun candidat à la présidentielle congolaise n’a lancé une véritable campagne 2.0 sur les réseaux sociaux.

J.A.