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Vital KAMERHE : « Je serai candidat à la date du 28 novembre 2011 », échec des négociations avec Tshisekedi

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Vital Kamerhe persiste et signe que les négociations continuent au niveau de l’Opposition. «Mais à la date du 28 novembre, je serai candidat et l’opposition va gagner parce que nous allons appliquer la politique d’encerclement. »

Vital Kamerhe, candidat à la présidentielle de novembre prochain, s’est engagé pour des élections apaisées en RDC.  Cet acte d’engagement a été extériorisé le vendredi 21 octobre par la signature du code de bonne conduite à la Ceni. Le leader de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) invite chaque candidat à venir personnellement signer ce code en vue de s’engager à accepter le verdict des urnes.

Avant de signer ce document, Vital Kamerhe, candidat de l’AVK s’était déjà engagé à travers la signature du code de bonne conduite des partis politiques à l’encadrement de ses militants pour que les élections ne se déroulent pas en violation de la loi électorale. Pour cette deuxième signature, dit-il, «Je suis venu personnellement signer pour pousser les autres candidats à faire autant. Car, je suis convaincu et cela veut dire que chaque candidat doit prendre l’engagement d’accepter les résultats dès lors que tous sommes convaincus et la Ceni devra nous convaincre que les dispositifs mis en place garantissent la transparence. Ce faisant, je ne vois pas pourquoi un candidat président de la République ne va pas à son tour prendre l’engagement de respecter la loi électorale, la constitution, de respecter les autres candidats, de faire une campagne loyale, d’éviter tout ce qui est appel à la violence ethnique, d’éviter tout ce qui peut faire reculer le Congo.  Notre pays est un pays post-conflit.  Si nous recherchons le pouvoir, c’est pour le peuple congolais (…).  Nous voulons des élections libres,  transparentes et démocratiques et si la transparence est là, l’opposition va l’emporter ».

A la question de savoir si en cas d’échec le leader de l’UNC accepteriait le résultat, Vital Kamerhe répond : « nous, nous sommes des démocrates. Nous intériorisons le fait que nous allons gagner mais le fait aussi que nous pouvons perdre.  Il n’y a qu’un seul fauteuil présidentiel. Si chacun de nous doit le gagner absolument quellesque soient les conditions, que les gens meurent ou quoi et qu’on brûle le Congo… Non, moi je ne suis pas dans cette logique là.  Moi, j’ai des arguments, j’ai une vision, j’ai un programme fort pour le Congo. C’est un pays fort au cœur de l’Afrique qui dort. Mais Vital Kamerhe, l’UNC, l’AVK et  le peuple congolais vont relever le Congo, il va marcher.  Le Congo, c’est le Brésil de cette décennie, la Chine de cette décennie ».

Vital Kamerhe reste tout de même confiant dans le processus électoral en cours, mais n’exclut pas l’hypothèse d’une quelconque contestation des résultats en cas d’échec de l’un ou l’autre candidat.  « Aux USA,  je me rappelle quand le président G. Bush avait gagné son deuxième mandat, on a dit beaucoup de choses du genre c’est son frère gouverneur qui l’a favorisé.  C’est pour dire qu’il y aura toujours des contestations.  Ce qu’il faut faire, c’est de minimiser la contestation et pour y arriver il faut  banaliser la tricherie et les irrégularités.  Nous allons y travailler.  La question qui nous dérange le plus c’est qu’au moment où nous parlons nous ne savons pas où se trouvent les bureaux.  Mais comment voulez-vous que nous les partis pauvres sans moyens nous puissions recruter les témoins.  Nous comptons recruter  les témoins sur place où il y a les bureaux de vote et les former par correspondance. », a encore dit l’ancien speaker de l’Assemblée nationale.

Le candidat de l’AVK demande donc à la Ceni de publier dans un bref délai la cartographie de tous les bureaux de vote pour permettre aux partis politiques de mobiliser à temps leurs témoins car, ajoute-t-il, «ils constituent les dispositifs anti-tricherie». Faute d’avoir un candidat commun,  le candidat Kamerhe invite les partis politiques de l’Opposition d’opter pour une stratégie commune en ce qui concerne le déploiement des témoins. « Le combat que nous devons mener ensemble c’est d’avoir une plate-forme des témoins, des stratégies communes et nous allons vaincre ensemble. »  

Il invite par ailleurs le président de la Ceni à ne pas attendre le dernier jour pour leur dire qu’il n’est pas prêt pour organiser les élections.  « C’est pourquoi nous lui demandons d’organiser une table ronde qui va associer les partis politiques, les candidats présidents, le président de la République sortant, la ceni elle-même, la Communauté internationale et les observateurs accrédités pour, alors que nous lui faisons un certain nombre de reproches sur le plan technique, qu’il nous démontre comment est-ce qu’il va faire la magie pour organiser les élections en ce peu de temps.  Mais moi je considère que les élections auront lieu et je dis à ma base de ne pas dormir. »

Vital Kamerhe persiste et signe que les négociations continuent au niveau de l’Opposition.  «Mais à la date du 28 novembre, je serai candidat et l’opposition va gagner parce que nous allons appliquer la politique d’encerclement.  Chacun dans son fief va ratisser large aussi parce que le peuple connaît le bilan négatif du président sortant ».

Rocco NKANGA