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RDC : La Pédagogie électorale, une nécessité pour la victoire de la vraie opposition aux élections de Novembre 2011

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Pour remporter les élections de 2011, il est impératif que les Leaders de l’opposition vraie adaptent leurs discours dans le cadre des orientations maitresses des campagnes.

Congo- Kinshasa abordera un virage décisif à quelques mois des élections présidentielles et législatives. Le pouvoir en place malgré ses défaillances se félicite en avance de sa victoire, ignorant le poids du candidat de taille de l’opposition en la personne de Mr Etienne Tshisekedi.

En toute sincérité il est important que les autorités en place acceptent déjà leur défaite, vu comment elles ont géré le pays depuis les fameuses élections de 2006. Ne pas accepter que le Congo s’est engagé dans un tunnel sombre serait malhonnête de la part de ceux qui gouvernent. Pour question d’amour patriotique, il est temps pour que ceux qui sont au pouvoir se ressaisissent et libèrent le pays de son hécatombe. Ce n’est pas le moment de chercher des stratégies déshonorant pour tricher afin de se pérenniser au pouvoir alors que la population en a assez avec cette souffrance illimitée.

Le non-respect des lois en vigueur et la retouche de la constitution par des parlementaires corrompus ne sont qu’une suite logique du comportement des hommes qui commandent ce pays. Croire fermement que la MP par le biais de son candidat à la course présidentielle de Novembre 2011 remportera, constitue une illusion. Tout observateur averti soutiendra notre thèse que la MP s’est totalement affaiblie et la rencontre  de Kingankati à Kinshasa l’a prouvé suffisamment. Le bilan de 5 ans présenté est négatif. L’un des Politiciens de Bunia qui faisait partie de la MP a reconnu l’échec de leur mandat à la tête du pays de 2006 à 2011.Il a souligné noir sur blanc que la MP n’a pas répondu aux ententes du peuple. C’est la raison pour laquelle il a jugé bon de claquer la porte à 2 mois des élections.

La question que nous nous posons est celle de savoir pourquoi  a-t-il  attendu la fin du mandat pour dire qu’ il est contre la façon dont le pays a été géré ? Pour cette raison nous le classifions comme opposant de circonstance qui cherche à monter d’autres stratégies pour être récupéré dans une autre alliance afin de mieux se positionner au prochain gouvernement. Il se porte candidat à la présidence adoptant la même stratégie qu’en 2006 c’est-à –dire il finira par demander à son électorat de voter pour le Candidat de la MP qui a tourné le dos à son Parti le PPRD pour se déclarer candidat indépendant. La question que nous nous posons est celle de savoir : Qui représentera le parti au pouvoir aux prochaines élections de 2011 alors que son Leader se déclare indépendant ? Le fait que le PPRD n’a pas de candidat à la course présidentielle ne constitue-t-il pas un échec total ? Comment les cadres de ce Parti qui gouverne présentement peuvent-ils expliquer l’absence du candidat de leur Parti à la course présidentielle ?

Le peuple congolais n’est plus naïf et a ouvert ses yeux. Il comprend mieux tout ce qui se passe et sait facilement identifier les faux opposants qui viennent pour distraire la vraie opposition. L’heure de la politique fiction est révolue et nous demandons au peuple congolais de rendre compte à tous ces Politiciens caméléons qui n’ont pas de position. Les critiques de certains anciens  acteurs politiques  de l’AMP concernant le fameux bilan présenté à Kingankati  par le Chef de l’Etat  sont amères. Les responsabilités sont à partager même s’ils se disent aujourd’hui opposants de circonstance car ils ont eu à occuper des postes stratégiques qui comme Vice Premier Ministre, Président du Senat, de l’Assemblée National, Ministre de la décentralisation. 

Fallait-il attendre à quelques mois des élections pour émettre des critiques négatives sur la manière dont le pays a été géré. Ils sont tous responsables de cette situation. Pourquoi ont-ils eu le courage de postuler à la présidence de la république alors qu’ils sont conscients de leur échec ? Ne sont-ils pas venus pour distraire la vraie opposition. Et si réellement ils ont le souci de peuple, pourquoi n’ont-ils pas voulu soutenir le candidat potentiel de l’opposition  en la personne de Mr Tshisekedi que les vraies forces du changement  soutiennent. Ils ont formé leur groupe de Sultani  pour ne pas aboutir à un accord commun. Chacun d’entre eux se porte candidat à la présidence. Pourquoi ? Nous laissons le soin au peuple de répondre  à cette question pour juger lui-même ces politiciens qui n’ont pas l’amour de notre pays. Ils font la course présidentielle pour leurs intérêts personnels. 

Prétentieux qu’ils sont les uns se permettent le luxe de déclarer devant la nation toute entière «  Mwana moke abetaka mbunda bakolo mpe babinaka ». Chose inexplicable puis qu’il est inconcevable de voir quelqu’un qui devient opposant de circonstance en six mois déclarer le leadership de l’opposition congolaise ou chercher avoir des garanties pour accéder un jour au poste de Premier Ministre. Les Autres se déclarant de l’opposition se présentent comme candidats à la présidence en ordre dispersé alors qu’à Sultani ils devaient plus se pencher sur le dossier candidat commun ou unique. Faut-il avoir confiance à des gens pareils qui souhaitent prendre notre peuple en captivité ?

Le Candidat Etienne Tshisekedi soutenu par les vraies forces du changement telles que l’Ecide du très respectueux Martin Fayulu Madidi, le Raddar, le PDC, le PTC et autres se trouvera en face d’un candidat de la MP affaibli sur tous les plans. Nous sommes certains que lorsque l’opposition et  le pouvoir battront campagne, il y aura un vainqueur et un vaincu. Sans doute la victoire reviendra à l’opposition.

La victoire de Mr Etienne Tshisekedi étant certaine, nous demandons aux leaders de vraies forces du changement de faire recours à la pédagogie électorale pour éduquer les électeurs sur le comportement à adopter pendant les élections. C’est important que tous ces Politiciens parlent le même langage et créent un lien étroit avec les électeurs. La politique moderne encourage le rapprochement entre les politiciens et le peuple pour renforcer la confiance. Le candidat unique de l’opposition a fait preuve de cette option et cela constitue un point positif. Chose que celui du pouvoir a ou aura du mal à faire compte tenu du bilan négatif réalisé pendant son mandat à la tête de notre pays.

Vu que les élections concurrentielles en Afrique en général et au Congo- Kinshasa en particulier sont difficiles à organiser des manières transparentes faute de volonté politique, nous invitons l’opposition congolaise a plus de vigilance pour contrôler l’évolution des élections du début jusqu’à la fin sans relâche. Généralement les fraudes se passent pendant que les élections se déroulent et après c’est-à-dire pendant l’acheminement des urnes. Il est impératif que l’opposition se prépare déjà en conséquence pour faire face à tout cela.

Avec plus détermination, le vrai candidat de l’opposition en la personne de Mr Tshisekedi a toutes les chances de gagner mais pour arriver à cela les opposants doivent utiliser des méthodes efficaces de travail. L’une de taches importantes est celle de convaincre les électeurs indécis qui constituent la majorité de la population à voter utile c’est à dire pour le vrai changement.

Faire le choix des cibles prioritaires en visant  surtout les électeurs indécis doit demeurer l’une des préoccupations des forces du changement car en science politique il est connu que les indécis constituent la majorité de la population, la plus large du marché électoral. Généralement la catégorie des cibles prioritaires la plus difficilement maitrisable.

L’opposition a tout intérêt a accordé priorité aux indécis afin qu’ils ne changent pas de décision a la dernière minute. Affaiblis et conscients de leur échec aux élections de Novembre 2011, les autorités au pouvoir chercheront tous les moyens pour corrompre les indécis à voter pour leur candidat. Pour cela il est impératif que l’opposition utilise un message fort en insistant que l’argent  du trésor public sera utilisé pour acheter leurs voix. Le message des forces du changement visant à neutraliser tout esprit de corruption doit être utilisé.

Toute tentative des autorités en place à offrir des dons en échange aux votes constitue de la corruption. Les électeurs peuvent tout recevoir des autorités au pouvoir et ne pas les voter parce que tout argent utilise sort de la caisse de l’Etat. 

L’opposition doit plus insister pourquoi le changement est nécessaire tout en sachant que les électeurs indécis sont facilement influençables, difficiles à maitriser et sans idéologie politique. Elle a une mission noble pour expliquer aux indécis à ne pas sacrifier leurs voix pour un profit éphémère c’est-à-dire se faire corrompre moyennant une petite somme d’argent . Il est bien connu que les indécis mémorisent mal les discours politiques trop complexes. Ils s’intéressent plus à l’image, à l’apparence et à la forme. Pour eux le contenu et le fond du message ne sont pas important. L’opposition doit tenir compte de tous ces éléments et chercher des stratégies appropriées pour les convaincre.

Faute de sens critique et d’esprit d’analyse, les électeurs flottants émettent généralement ou jugent tout de manière superficielle. Vu l’importance et la force numérique qu’ils présentent il est temps pour que l’opposition arrête des stratégies pour arracher toutes ces voix.

Ce qui est certain est que le pouvoir sortant compte beaucoup sur la fraude et les électeurs indécis. Pour convaincre ces derniers, il fera recours à un nombre de moyens consistant à organiser des manifestations culturelles, sportives. La balle est dans le camp de l’opposition pour passer un message clair du changement en insistant sur la corruption dont la population sera victime pour céder ses voix. L’opposition doit insister sur le fait que tout don offert en ce moment précis au nom de tel ou tel individu constitue de la corruption pour acheter les consciences.

L’échec du congrès du parti au pouvoir tenu à Kinshasa, la non représentation de leur candidat à la présidence aux  élections de Novembre 2011, le bilan négatif  de cinq années de l’AMP au pouvoir présenté à Kingankati, le départ massif des alliés de l’AMP en derrière minute et leurs déclarations négatives contre le système en place constituent des éléments de taille pour que l’opposition expose au peuple les faiblesses du pouvoir sortant.

Pour remporter les élections de 2011, il est impératif que les Leaders de l’opposition vraie adaptent leurs discours dans le cadre des orientations maitresses des campagnes. Avec  beaucoup de détermination, la victoire s’annonce rassurante.

Poète Robert Mangidi  Kabemba 

Candidat à la Députation Nationale et Provinciale

Membre et Représentant du Parti Ecide

Royaume-Uni