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Elections : Pour les kabilistes, le message de la CENCO constitue une prise de position partisane

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La CENCO a évolué dans la philosophie de la partialité en faveur de l’opposition qu’elle a toujours soutenue. Comme si l’opposition a toujours eu raison. On connaît d’ailleurs les positions politiques des membres de la CENCO. Si donc la CENCO se transforme en un caisson de grave des revendications d’une certaine opposition congolaise, elle devrait cesser, ce n’est qu’orthodoxie et justice, de vouloir influencer ou endoctriner les gens sous le masque de la religion. L’approche de la CENCO ayant été séculière avec de frêles évocations bibliques trompe-l’œil et non divines. Nous estimons que l’avenir de la RDC va bien s’esquisser au dialogue imminent. Ce qu’il faut, c’est cesser de se laisser-aller aux déclarations imparfaitement voilées, qui peuvent bonifier les terres des cultures de la violence en RDC. C’est qu’il faut aussi, c’est encourager les politiciens congolais au dialogue pour des solutions consensuelles aux problèmes de la RDC. Car si les politiques de toutes les tendances ne donnent aucun ordre au peuple d’en arriver à l’effusion de sang, celle-ci n’aura jamais lieu.

Point 1

Pour la CENCO, une année avant les échéances électorales de novembre 2016, la situation du pays est inquiétante et préoccupante. La CENCO sans doute fait écho aux plaintes et accusations de l’opposition et de tous ceux qui en appuient les membres. Si la situation politique du pays est ce qu’elle est, c’est parce que certains politiciens se donnent des libertés au-delà de ce qui est légal et décent. Ils confondent les provocations et les bravades avec la libre jouissance de la liberté que garantissent la démocratie et la Constitution. Ceux des opposants qui versent dans les infractions se font interpeler par la justice congolaise. Il y a lieu même de se demander si la CENCO par ces propos encouragent la licence verbale des politiques en RDC en faveur de l’opposition. On se demande si la vérité de l’église veut que les subalternes martyrisent l’autorité par des provocations verbales et quolibets en continue. Est-ce décent qu’un leader de l’opposition chante la chanson d’au revoir à Joseph Kabila lors du meeting de l’opposition du 15 septembre 2015 à la place Sainte-Thérèse à N’djili ? Si la CENCO devrait recourir à la loi de Dieu qui exige de juger non selon l’apparence, mais selon la justice, elle aiderait plus la nation en demandant aux opposants de cesser l’escalade des provocations verbales, les pratiques d’injures à l’endroit de l’autorité suprême du pays pour ne pas tomber sous les coups des infractions que la loi congolaise réprime.

Point 2

Après la bonne exhortation aux citoyens et aux hommes politiques qui aiment la RDC à éviter de l’engager dans une voie qui risquerait de faire couler davantage le sang des Congolais, la CENCO évoque les événements du mois de janvier 2015 en les mettant sous le compte de «  tentative de contourner les dispositions constitutionnelles ». Ainsi donc, la CENCO attribue ce qui s’est passé en janvier 2015 à une telle tentative. La CENCO a-t-il intentionnellement faussé l’interprétation de la situation ou a-t-elle voulu manifester sa partialité en faveur de l’opposition ? L’opinion se rappellera qu’une partie l’opposition congolaise avait tenté l’assaut du Palais du peuple pour empêcher les débats démocratiques sur le projet de loi électoral. L’alinéa incriminé était le troisième du huitième article du projet de loi électoral sous examen. L’alinéa ne conditionnait pas la tenue des élections au recensement préalable de la population congolaise, mais proposait que la centrale électorale congolaise s’en serve à chaque échéance électorale. Si l’initiative d’un tel projet de loi est constitutionnelle, comment et pourquoi la CENCO peut-elle expressément parler de tentative de contourner les dispositions constitutionnelles ?

Du reste, si un tel alinéa avait été inséré dans ce projet de loi qui n’était pas déjà la loi adoptée et promulguée, c’était en réponse aux critiques formulées contre les processus électoraux de 2006 et de 2011qui se sont tenus sans recensement préalable de la population congolaise. Que s’est-il encore passé pour que les mêmes qui réclamaient le recensement s’y opposent ? On se demandera même pourquoi en 2006 et en 2011, l’opposition congolaise a critiqué les élections sur base de l’absence du recensement et pourquoi la même opposition veut que soient organisées les élections sans recensement.

Point 3

La CENCO se dit peinée de constater qu’à l’approche des échéances électorales, il s’observe des restrictions des libertés individuelles, la croissance de répressions et d’intimidations, allant jusqu’à dire que la démocratie ne doit pas être qu’un simple slogan, etc. Il est étonnant de remarquer que la CENCO abandonne les vertus reconnues à la Parole de Dieu en Hébreux 4 : 12 et 13. La CENCO s’en tient aux seules criailleries malveillantes et malignes des opposants, très actifs pour conquérir le pouvoir en faisant tomber le régime actuel à la faveur d’un scénario à la burkinabè, au printemps arabe ou en l’accusant de violer les droits de l’homme pour le conduire à la CPI. La CENCO ne fait aucune allusion aux frasques verbales des opposants et charge le pouvoir qui fait appliquer la loi. Tous les opposants ont-ils été arrêtés ? Ne sont-ce pas que ceux qui exagèrent qui se font interpeler par la justice ? La CENCO voudra-t-elle pareillement subir le feu des frasques verbales des fidèles de l’Eglise catholiques ?

Point 4

Pour la CENCO, la nomination des commissaires spéciaux non élus par le peuple constitue un recul pour la démocratie. Certes, les gouverneurs de provinces en RDC ne le deviennent qu’après leur élection, non pas par le peuple, mais par les députés provinciaux au suffrage universel indirect. Outre l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 8 septembre 2015 y relative enjoignant au gouvernement congolais de prendre des mesures spéciales pour cette situation spéciale, il sied de retenir que le pays a évité de dépenser inutilement de l’argent qui peut servir à d’autres besoins du pays. Puisque les nouveaux gouverneurs vont être élus sous peu, qu’était-il encore besoin qu’on procédât à l’élection des gouverneurs pour les nouvelles provinces ? En attendant l’accomplissement du temps pour l’élection de nouveaux gouverneurs, il n’était que sage et réaliste de nommer spécialement les commissaires pour diriger les nouvelles provinces. D’ailleurs, les gouverneurs actuels sont dans le glissement depuis 2011. La mesure était exceptionnelle pour une situation spéciale. Dire que la RDC présente un visage hybride avec d’un côté 5 provinces par des gouverneurs et des Assemblées provinciales élus, et, de l’autre, 21provinces avec des commissaires spéciaux nommés tient de la méchanceté intellectuelle de la part de la CENCO et d’un appel à la complication des situations en RDC. D’où coulerait le sang des Congolais, situation qu’on prétend pourtant éviter.

Point 5

Comment la CENCO peut-elle tenir un tel langage puis qu’il n’est pas jusqu’ici formel et établi  que les élections ne vont pas se tenir dans le délai constitutionnel ? La CENCO ignore-t-elle que la paix se gagne aussi par le consensus entre les acteurs en présence épris de paix et de cohésion nationale ? La CENCO n’a donc vu que ça comme condition pour un avenir heureux de la RDC ? On craint qu’il ne s’agisse là qu’un d’un point de vue sur mesure.

Pour le point 6, la CENCO devrait aussi, si elle ne veut pas être accusée de partialité et d’acharnement contre le pouvoir, s’investir pour l’éducation des opposants afin qu’ils ne confondent pas liberté et libertinage ou provocation. Si la CENCO exhorte et éduque les opposants et leurs militants sur la conduite exemplaire à adopter selon la justice et la vérité de Dieu, nous sommes convaincu que le peuple ne se laissera point pousser vers toute escalade de violence et troubles dans le pays. Même dans la parole de Dieu, l’enseignement de la parole de Dieu, selon I Timothée 3 : 16, 17, est toujours couplé de la prière, selon II Corinthiens 13 : 9, pour pousser le peuple de Dieu au perfectionnement. Il faut les deux, pas la prière seulement. Dans le cas actuel de la RDC, le perfectionnement étant, faire parvenir le peuple à un point où, quoiqu’il se passe, il ne cédera pas aux exhortations et incitations pour faire couler le sang.

Point 7

L’évocation de l’article 64 de la Constitution montre la méchanceté maligne de la CENCO qui prétend œuvrer pour qu’il n’y ait pas effusion de sang, mais qui montre, hélas, au peuple ce qu’il doit faire pour qu’on en arrive là. Cet article très délicat de la Constitution, s’il est mal compris ou interprété conduira à l’effusion de sang en RDC. Car il servira de prétexte à tout fauteur de troubles ambitieux qui rêve de briguer le pouvoir selon lui.

La CENCO a évolué dans la philosophie de la partialité en faveur de l’opposition qu’elle a toujours soutenue. Comme si l’opposition a toujours eu raison. On connaît d’ailleurs les positions politiques des membres de la CENCO. Si donc la CENCO se transforme en un caisson de grave des revendications d’une certaine opposition congolaise, elle devrait cesser, ce n’est qu’orthodoxie et justice, de vouloir influencer ou endoctriner les gens sous le masque de la religion. L’approche de la CENCO ayant été séculière avec de frêles évocations bibliques trompe-l’œil et non divines. Nous estimons que l’avenir de la RDC va bien s’esquisser au dialogue imminent. Ce qu’il faut, c’est cesser de se laisser-aller aux déclarations imparfaitement voilées, qui peuvent bonifier les terres des cultures de la violence en RDC. C’est qu’il faut aussi, c’est encourager les politiciens congolais au dialogue pour des solutions consensuelles aux problèmes de la RDC. Car si les politiques de toutes les tendances ne donnent aucun ordre au peuple d’en arriver à l’effusion de sang, celle-ci n’aura jamais lieu.

[Yvon RAMAZANI]