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Les détournements des deniers publics bloque le développement de RDC

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De tous les temps, les Congolais se plaignent  de l’incurie de leurs dirigeants incapables de distinguer les biens publics de leurs. La conséquence est les détournements des deniers publics qui bloque le développement de la nation congolaise. La RDC est donc confrontée à un sérieux problème d’homme. Pour preuve, quelques années après son avènement au pouvoir par un coup d’Etat militaire, l’ex dictateur -maréchal avait tenté l’expérience actuelle du découpage où le pays était subdivisé en 26 provinces comme c’est exactement le cas aujourd’hui. A l’époque, l’on avait parlé de  » provincettes « . L’expérience n’avait pas conduit au développement du pays. Pour que la RDC se développe et atteigne l’émergence, il faut plutôt un changement fondamental de l’homme surtout politique que de l’éclatement du pays.

Le processus de démembrement des nouvelles provinces a atteint le point de non -retour avec l’adoption des rapports des commissions ad hoc créées par le gouvernement par les anciennes institutions législatives provinciales , et la publication du calendrier des sessions des assemblées provinciales  de ces nouvelles entités par le ministre d’Etat chargé de l’Intérieur. Plus rien ne doit empêcher l’aboutissement de la décentralisation. Comme l’ont dit quelques députés provinciaux de l’ex province du Katanga, la loi étant  déjà là, nous devons l’appliquer même si tous ne sont pas d’accord avec elle.

Après le vote des nouveaux gouverneurs qui va intervenir au début du mois d’août et la formation des différents exécutifs provinciaux, il va falloir passer aux choses très sérieuses. Ceux qui se précipitent aujourd’hui au portillon de futurs gouvernorats doivent savoir dès lors que la tâche qui les attend est plus qu’immense. C’est de leur management  et leur leadership éclairé que dépend l’avenir du processus en cours qui ne fait d’ailleurs pas l’unanimité au sein de la classe politique congolaise.

Si les premiers pas de la décentralisation sont catastrophiques, il n’est pas exclu qu’après les élections générales de novembre 2016, les futurs élus puissent remettre en cause ce processus dont certains leaders politiques disent qu’il est fait dans la précipitation pour des desseins inavoués.

Parmi les douze travaux d’Hercule que les futures autorités vont affronter se trouve en premier pôle la question des infrastructures pour abriter  les nouvelles institutions et leurs animateurs. Simple calcul fait, chaque nouvelle province doit se doter d’un minimum de plus ou moins dix bâtiments pour les services ci-après : le cabinet du gouverneur de province, le cabinet du président de l’assemblée provinciale, le cabinet de chaque ministre provincial ( plus ou moins cinq) ainsi que les services de l’Etat ( Fonction publique, Agriculture, Développement rural, Santé, Plan, etc…).  A cela s’ajoutent évidemment les logements pour toutes ces futures autorités qui n’accepteront pas d’habiter les logis de fortune qu’occupent actuellement les autorités locales en place.

Tous les prétendants gouverneurs de provinces, présidents des assemblées provinciales, ministres provinciaux et autres postes doivent se préparer  à affronter ces défis qu’ils doivent eux-mêmes relever.

Où trouver des fonds aussi colossaux ?

En attendant le fonctionnement effectif de la Caisse de péréquation, il sera question de chacun pour soi Dieu pour tous. Dans le cas d’espèce, Dieu sera le trésor public parce que c’est l’Etat congolais qui a décidé souverainement d’éclater les onze provinces actuelles en vingt-six. C’est sûr que la pilule sera amère mais il faut l’avaler jusqu’à la lie pour ne pas paraître ridicule aux yeux de l’opinion.

En tout état de cause, il est évident que le gouvernement central ne pourra pas supporter seul toutes les dépenses liées au fonctionnement de nouvelles entités au regard des grands enjeux auxquels il est appelé à faire face notamment la préparation des élections provinciales, législatives nationales et présidentielles.

Par conséquent, chaque nouveau gouvernement provincial doit mettre en place des stratégies rationnelles pour récolter plus de taxes possibles pour renflouer ses caisses. Cet effort de mobilisation des recettes doit impérativement être suivi d’une bonne gouvernance dans le chef de nouvelles autorités. Si ceux qui s’agitent pour occuper de hautes fonctions dans les nouvelles entités le font pour s’enrichir, il faut avouer que l’échec du découpage territorial sera patent.

De tous les temps, les Congolais se plaignent  de l’incurie de leurs dirigeants incapables de distinguer les biens publics de leurs. La conséquence est les détournements des deniers publics qui bloque le développement de la nation congolaise. La RDC est donc confrontée à un sérieux problème d’homme.

Pour preuve, quelques années après son avènement au pouvoir par un coup d’Etat militaire, l’ex dictateur -maréchal avait tenté l’expérience actuelle du découpage où le pays était subdivisé en 26 provinces comme c’est exactement le cas aujourd’hui. A l’époque, l’on avait parlé de  » provincettes « . L’expérience n’avait pas conduit au développement du pays. Pour que la RDC se développe et atteigne l’émergence, il faut plutôt un changement fondamental de l’homme surtout politique que de l’éclatement du pays.

[Rombaut Ot]