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RDC, il est temps d’agir !

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N’ayez pas peur, peuple congolais, de dire à Kabila de préparer ses valises pour son départ, sans retour, de notre pays. Ce dernier ne peut, d’aucune manière, modifier sa Constitution. Et ainsi donc, ses ambitions de poursuivre ses prérogatives de Chef de l’État doivent s’arrêter au 19 Décembre 2016 à minuit. A défaut, de son départ volontaire et déclaré, on prononcera sans délai la nécessité pour le Président du Sénat, d’exercer sa fonction nationale de transition en décrétant l’absence de présidence de l’État, et la nécessité, par suite, d’organiser des élections qui décideront du choix démocratique d’un nouveau titulaire du poste du Chef de l’Etat. Il y a des choses qui ne s’apprennent pas, mais qui se cultivent de plein droit! Est-ce que Joseph Kabila comprend quelque chose? Qu’il ne pige rien?

Le Congo-Kinshasa, tel que nous le connaissons, est arrivé à un tournant historique. Ce tournant va, sans nul doute, déterminer son existence future. Raison pour laquelle, je vous convie, cher peuple congolais, à cesser d’avoir peur, et de bannir à tout jamais la peur qui paralyse votre mental, devant l’imminent danger qui nous guette ! C’est celui de la balkanisation entière du Congo, au travers de l’obstination de Joseph Kabila de refuser de quitter le pouvoir sur notre pays, en s’appuyant sur des stratégies et subterfuges pour rester président à vie, si possible !

N’ayez pas peur ! Doit être notre leitmotiv, un mot d’ordre, et une indication sacrée, qui devrait inciter le peuple congolais, si longtemps meurtri et chosifié par le régime en place, à se libérer du joug des occupants et de leurs collabos !

C’est depuis très longtemps que la terre de nos ancêtres a connu des guerres et des calamités humaines sous toutes les formes. Par exemple, on peut rappeler le temps de la traite négrière. A cette époque, des hommes vigoureux de notre continent ont été vendus, comme esclaves à d’autres hommes. Mais cette pratique n’a pas été seulement imputable aux seuls marchands de ladite époque. En effet, si on regarde bien les choses, il y a en chacun de nous cette tendance à chercher à dominer et à écraser les autres, nos semblables pourtant, pour en faire des esclaves. N’est-il pas vrai que cette notion pratique espérée, de mettre en esclavage n’est pas encore étrangère à notre environnement culturel et sociétal actuel ?

Ainsi, ce qui est arrivé à l’époque coloniale, n’a pas totalement disparu de notre temps. Et la colonisation n’est-elle pas elle aussi une situation confuse et empreinte d’ambiguïtés ? En un sens, « le colonisé » d’aujourd’hui n’a-t-il pas été dépouillé de sa culture, traumatisé, privé de liberté, et donc un esclave ?

Quand nos pays africains ont connu l’ère de leur libération en devenant des peuples dits indépendants, souverains et libres, n’ont-ils pas, par là, voulu signifier la fin de leur statut de dominés et d’esclaves ? Mais ce rêve n’a pu être possible que, grâce et au prix des luttes variées de libération, que nos aïeux ont dû mener courageusement, contre les puissances coloniales en quête des espaces de vie supplémentaires, qui vont plutôt servir à leurs communautés propres, qu’à celui des Etats envahis, interdits au nom de la morale chrétienne, de s’opposer aux forces occupantes, soit disant porteuses de la civilisation occidentale, qui disent faire face à la barbarie et à l’inculturation de l’homme noir. Cette perception ne fut pourtant qu’une utopie rapidement contredite par l’évolution événementielle et la prise de conscience progressive et collective des aborigènes.

N’ayez pas peur, cher peuple congolais. Il n’y a qu’un seul combat que l’homme doit mener pour vaincre. Il n’y a, pour un peuple, qu’une seule lutte qu’il doit mener et gagner, c’est celle de ne jamais tomber dans un état d’esclavage avéré, et de triste mémoire ! En effet, au cours de l’histoire de l’humanité, on a toujours appelé « esclave », une personne de condition non libre, considérée comme un instrument économique, pouvant être vendu ou acheté, et qui restait sous la dépendance d’un maître, pour la question même du maintien de sa vie !

Si, officieusement, il existe encore, de nos jours, quelques dizaines de millions d’esclaves en Afrique, en Océanie et en Asie, il faudrait presque dire que Joseph Kabila du Congo, Pierre Nkurunziza du Burundi, Yoweri Museveni de l’Ouganda, Paul Kagame du Rwanda, et tant d’autres dictateurs sanguinaires, ne sont pas bien loin de grossir le nombre des anciens esclaves d’Afrique subsaharienne !

Voilà pourquoi, peuple congolais, comme vous le savez autant que moi, l’accession imprévisible et inattendue de Joseph Kabila, dépourvu de tout pré-requis, et d’une expérience nécessaire dans la gestion d’un Etat, ou même d’une commune de moindre densité et qui l’a propulsé comme chef d’Etat du Congo, est un cauchemar permanent, et un mauvais cadeau de l’histoire de notre pays ! Ce dernier, pour estomper ses multiples insuffisances, a porté à son apothéose le régime cynique de l’esclavagisme au Congo Kinshasa ! Un régime de terreur, devenu sans pareil dans le monde.

Ne lui en déplaise, à lui, et à ses acolytes et collabos, Gaspard Mugaruka bin-Mubibi, Daniel Makila, Lambert Mende Omalanga, Kin- Kiey Mulumba et autres, ont tourné le dos à leur pays, pour l’argent qui a pris le dessus sur toutes les valeurs qui nous unissaient et sont devenus, tous, serviteurs d’un imposteur pour qui, ils ont une dévotion inconsidérée et une soumission aveugle. Feignant d’ignorer, que l’homme est la bête la plus sympathique de la création. Si tel est le cas, qu’est donc devenu le sens de notre solidarité?

Heureusement pour le Congo, ses vaillants et valeureux fils dont: Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Armand Tungulu, colonel Mamadou Ndala, général Mbunza Mabe, général Lucien Bahuma et consorts, sont morts en martyr pour notre pays et ont gardé en eux, j’en reste convaincu, le flambeau de la lutte de la vraie libération de notre peuple. Car, en tant qu’êtres humains, notre destin c’est d’être des hommes et des femmes libres et non pas des esclaves d’un quelconque maître!

Il importe d’ouvrir ici une parenthèse, pour relever que l’initiative de Joseph Kabila d’initier un nouvel dialogue, à quelques mois de la fin de son mandat, doit être vu comme une simple manipulation, une volonté de distraire et de diviser l’opinion publique face aux véritables enjeux de la société. Il s’agit notamment de l’exhumation des corps de la fosse commune de Maluku par des experts internationaux. D’autre part, de la révision des structures et calendrier adapté de la CENI... et de tant d’autres sujets d’actualités qui suscitent sans plus, la surexcitation de l’opposition.

Il faut en convenir : la grande histoire se construit sur l’écrasement de toutes les oppositions! Sans elle, il n’y a pas d’Histoire du Congo. D’où, avec Joseph Kabila, l’on ne fait que nous ramener en arrière dans 50 ans de vie de tâtonnements!

N’ayez pas peur, peuple congolais, de dire à Kabila de préparer ses valises pour son départ, sans retour, de notre pays. Ce dernier ne peut, d’aucune manière, modifier sa Constitution. Et ainsi donc, ses ambitions de poursuivre ses prérogatives de Chef de l’État doivent s’arrêter au 19 Décembre 2016 à minuit. A défaut, de son départ volontaire et déclaré, on prononcera sans délai la nécessité pour le Président du Sénat, d’exercer sa fonction nationale de transition en décrétant l’absence de présidence de l’État, et la nécessité, par suite, d’organiser des élections qui décideront du choix démocratique d’un nouveau titulaire du poste du Chef de l’Etat. Il y a des choses qui ne s’apprennent pas, mais qui se cultivent de plein droit! Est-ce que Joseph Kabila comprend quelque chose? Qu’il ne pige rien?

N’ayez pas peur, il est temps de penser, de résister, d’inventer en tout cas, il est temps d’agir!

Bref, comme le conseillait Gandhi, je vous exhorte: "il ne faut jamais laisser tranquille la mauvaise conscience d’un oppresseur!"

[Bamba-di-Lelo]