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RDC : L'UDPS de TSHISEKEDI navigue à vue

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Les membres de l’UDPS appellent  à « une rencontre officielle » entre le président Etienne Tshisekedi Wa Mulumba et les cadres du parti de l’intérieur et de l’extérieur « dans la première quinzaine du mois de mars 2015 ». La Convention fédérale a stigmatisé le fait que « le parti, privé de son leadership charismatique, navigue à vue ». « A la lumière des prises de positions contradictoires exprimées par des responsables de l’UDPS lors des événements du 19, 20 et 21 janvier 2015, nous n’avons plus confiance en la capacité de la Direction politique actuelle de conduire le Parti, en l’absence du président du parti, de manière à traduire les aspirations profondes de notre peuple. Ceux qui sont en charge de la Direction du parti ont failli », ont déploré ses membres.

Les membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) appellent  à « une rencontre officielle » entre le président Etienne Tshisekedi Wa Mulumba et les cadres du parti de l’intérieur et de l’extérieur « dans la première quinzaine du mois de mars 2015 », et « un Congrès extraordinaire d’ici la fin du mois d’avril ».

« Cette rencontre officielle tant attendue par la base militante de notre Parti aura pour finalité de ramener la quiétude au sein de notre patrimoine national, l’UDPS, et de jeter les jalons d’une organisation pour faire face aux échéances politiques à venir », se sont-ils convenus à leur Convention fédérale tenue le samedi 14 février 2015 à Montréal, rapporte un communiqué signé par le secrétaire de la séance, Adolphe Makosso Ndongala. 

Ils disent avoir « constaté avec amertume que, depuis bientôt une année, les membres et les hauts cadres de notre parti n’ont pas réussi à rencontrer le président du parti son excellence Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, tant à Kinshasa qu’en Belgique où il poursuit sa convalescence, malgré des multiples tentatives auprès de la famille biologique du président du parti ».

L’UDPS « navigue à vue »

La Convention fédérale a stigmatisé le fait que « le parti, privé de son leadership charismatique, navigue à vue ».

« A la lumière des prises de positions contradictoires exprimées par des responsables de l’UDPS lors des événements du 19, 20 et 21 janvier 2015, nous n’avons plus confiance en la capacité de la Direction politique actuelle de conduire le Parti, en l’absence du président du parti, de manière à traduire les aspirations profondes de notre peuple. Ceux qui sont en charge de la Direction du parti ont failli », ont déploré ses membres.

« Un Congrès extraordinaire d’ici la fin du mois d’avril »

Eu égard à cette situation grave, la Convention fédérale du 15 février 2015 a pris trois autres résolutions.

Ainsi, la Convention « demande aux Fédérations du parti de lever l’option de convoquer un Congrès extraordinaire d’ici la fin du mois d’avril, en vertu de l’Article 18 des Statuts ».

Ensuite, « pour pallier au manquement de leadership actuel au sein du parti et dans le respect de la volonté du président du parti qui, avant qu’il ne tombe malade, avait décidé de former un +Bureau politique+ pour servir de direction politique au Parti, la Convention demande que l’existence de ce Bureau politique tel que souhaité par le Président du Parti soit rendue officielle par lui ».

Les pleins pouvoirs devant être accordés au dit Bureau politique qui sera ainsi constitué pour organiser le Congrès extraordinaire pour le renouveau au sein de l’UDPS, les membres de la Convention fédérale ont demandé à tous les structures et organes du parti de collaborer franchement avec le Bureau politique.

« Pour que ce rendez-vous du prochain Congrès marque un tournant décisif dans l’histoire de notre parti et que l’UDPS puisse être valablement représentée lors des échéances électorales et politiques à venir et qu’elle puisse en sortir vainqueur », ont-ils expliqué.

Enfin, ils ont demandé « à tout membre du Bureau politique qui voudrait briguer la Présidence du parti lors du Congrès extraordinaire de renoncer à son siège au sein dudit Bureau politique pour éviter qu’il ne se mette en état de conflit d’intérêts ».