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RDC : Crise à l’UDPS

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Le président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (opposition) Etienne Tshisekedi, en séjour à Bruxelles (Belgique) depuis le 16 août 2014  « en période de convalescence qui est presque terminée », vient de convoquer « de toute urgence » le secrétaire général Bruno Mavungu pour « recevoir des instructions qui s’imposent  face à la situation que traverse l’UDPS » en RD Congo.

A cette occasion, il lui « donnera des directives   sur les mesures à prendre immédiatement afin de mettre un terme à ce qu’une bonne partie qualifie de crise au sein de l’UDPS et ainsi sécuriser ses actions pour l’intérêt du pays ».

« Contact établi avec les dossiers politiques »

« Il a déjà établi le contact avec les dossiers politiques qui touchent les enjeux dans lesquels le Congo est impliqué, sur le plan national et international », explique un communiqué du Secrétariat national aux Relations extérieures de l’UDPS.

« L’entrée en scène du Président élu est attendue par plusieurs combattantes et combattants  et par le peuple congolais, qui se mobilisent déjà pour la remise en scelle totale de l’UDPS, gage de l’espoir et fer de lance du véritable changement en République démocratique du Congo », indique le communiqué.

Félix accusé de « mener une campagne précoce pour succéder à son père » 

Dans un entretien à Télé 7 diffusé jeudi 30 octobre 2014 à Kinshasa, le  secrétaire national de l’UDPS en charge des Relations extérieures,  Félix Tshisekedi Tshilombo, s’est insurgé contre ceux qui l’accusent de « mener une campagne précoce pour succéder à son père Etienne Tshisekedi wa Mulumba ».

« Je ne connais pas au monde un enfant qui  peut souhaiter  la mort de son propre géniteur pour prendre sa place. Tout ce qui se dit ces derniers jours à Kinshasa sur ma personne relève de la pure spéculation. Je refuse de parler de la succession de mon père en ce moment où il est à l’étranger pour des soins de santé. Mon père, bien que convalescent à Bruxelles, n’est pas mort », a-t-il affirmé.  

Il a rassuré que son « père va bien, il est en convalescence mais reçoit déjà des cadres du parti basés en Europe ». 

« Il échange et discute  avec eux sur l’avenir du pays. Ce qui voudrait dire que Tshisekedi Etienne n’est pas un mourant ni un malade à l’article de mort comme le prétendent certaines mauvaises langues. Une fois ses soins terminés, il va bientôt regagner Kinshasa pour continuer son combat pour la transformation réelle de notre pays », a-t-il indiqué.

Les Statuts du parti ayant « tout prévu en cas de besoin », Félix Tshisekedi a souligné que « le président national de l’UDPS sera élu par le Congrès et non par ma propre volonté ni celle d’un groupe d’individus ». Il espère avoir ainsi mis un aux spéculations de ceux qui prêtent à sa mère Marthe « l’intention de pousser son fils vers le trône ».  

« La paix se gagne, la démocratie aussi. Il est admissible que des individus, soient-ils élus ou membres des partis au pouvoir,  s’arrogent le pouvoir de jouer avec l’avenir de toute une nation. J’ai exhorté la population durant ma tournée à vaincre la peur et surtout à veiller pour qu’aucun individu ne se considère comme le deus ex machina du pays », a-t-il ajouté. 

Des « membres de l’UDPS au service du pouvoir »

S’engageant à « redynamiser les activités de l’UDPS à la base », Félix Tshisekedi a qualifié de « succès » sa récente tournée dans les deux Kasaï et au Katanga.

 « Il y a malheureusement, au sein même de l’UDPS, des personnes qui travaillent pour le pouvoir en place.  Les organisateurs des activités attribuées aux fédérations de l’UDPS Kinshasa, n’ont aucune qualité pour engager le parti. Ils ont été déchargés de leurs fonctions par le secrétaire général Bruno Mavungu. C’est ce qui justifie leur acharnement contre lui et sa personne », a-t-i révélé. 

Il les a accusés de « mauvaise foi parce qu’ils cherchent à discréditer à longueur des journées les organes statutaires de l’UDPS ». 

Félix Tshisekedi a attiré « l’attention de tous les combattants sur le danger que court la RDC à la suite de toutes ces spéculations qui démotivent les membres au lieu de les mobiliser, en ce moment où le pays s’apprête à aborder le dernier virage qui nous amène en 2016 ». 

A propos de « la guerre qui oppose certaines fédérations de l’UDPS à l’extérieur comme à l’intérieur du pays », Félix Tshisekedi a regretté que « des cadres du parti se livrent à ce jeu dangereux ».