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RDC : Sommes-nous aujourd’hui, en phase avec le rêve des Pères de l’Indépendance ?

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30 juin 2014 : la République Démocratique du Congo (RDC) commémore le 54ème anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale. C’est l’occasion de marquer un petit temps d’arrêt pour non seulement faire revivre son passé en tant qu’Etat indépendant et souverain, mais aussi pour entrevoir l’avenir, dans un aspect tout aussi important que celui de la bonne gouvernance. Dans tous les cas, avec ses 54 ans, la RDC devra s’ouvrir des horizons encore plus porteurs.

Qu’elle soit politique ou économique, peu importe, la gouvernance qui nous préoccupe, c’est d’abord pour le peuple congolais, pour ses besoins, sa dignité et sa prospérité.  Pour cet anniversaire, le peuple congolais ne devrait pas seulement prendre date avec l’Histoire, mais aussi et surtout rappeler à chacun d’entre les Congolais les promesses de l’Indépendance et le rêve des Pères de cette indépendance.

PROMESSES D’IL Y A 54 ANS…

C’est dans un contexte tout de même particulier que se commémore le 54ème anniversaire de l’indépendance du Congo. Au moment où le pays fait face à d’inextricables défis – des défis de tous ordres -, il est nécessaire de rappeler ce que sont les promesses de l’Indépendance et le rêve des Pères de l’Indépendance nationale.

Et loin d’égrener les promesses faites par les pionniers de l’Indépendance, on peut se limiter à en résumer quelques-unes, comme l’a fait si merveilleusement fait un Père de l’Indépendance qui n’est  plus de ce monde. Et dans la foulée : «Mettre le Congo, notre cher pays, entre les mains de ses propres enfants ; mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur ; établir la justice sociale et s’assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail ; montrer au monde ce que peut faire l’homme noir quand il travaille dans la liberté et faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique tout entière… ».

Et comme il ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin, notre Père de l’Indépendance poursuit avec les promesses de l’indépendance : « Veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants, revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles ; mettre fin à l’oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens jouissent pleinement des libertés fondamentales prévues dans la Déclaration des Droits de l’Homme…».

Notre Père de l’Indépendance ferme le ban par ces quelques mots qui, tout comme les premiers, ne manquent pas de hauteur. Et il lâche : «…Supprimer efficacement toute discrimination quelle qu’elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudra sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays ; faire régner non pas la paix de fusils et de baïonnettes mais la paix des cœurs, des esprits et de bonnes volontés ; compter certes, pour tout cela, sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais aussi sur l’apport de nombreux autres pays étrangers dont nous accepterons la collaboration, chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit ; créer un pays riche, libre et prospère, avec le concours de tous les citoyens…»

OU EN EST-ON AUJOURD’HUI ?

Après avoir fait défiler tout ceci, ne peut-on pas se poser une question fondamentale ? Sommes-nous aujourd’hui, en phase avec le rêve des Pères de l’Indépendance ? Le mythe fondateur de la lutte pour l’Indépendance, faudra-t-il rappeler, fut la liberté, la dignité humaine, le bien-être et le progrès.

Et le 30 juin 1960, le peuple voulait, entre autres, se réapproprier son histoire et son destin ! Et à voir l’image que nous projetons de notre pays aujourd’hui, apparemment, 53 ans –  nous commémorons le 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays -  n’auront pas suffi à relever ce défi ! Quel engagement prenons-nous aujourd’hui pour que les années à venir, à commencer par le 54ème anniversaire, soient différentes de celles qui sont passées ? Quelle vision prospective de la Nation à l’horizon de 2020 et au-delà?

Mais qu’avons-nous  fait pour ce peuple alors que la gouvernance, qui nous préoccupe, c’est d’abord pour lui, pour ce peuple, pour ses besoins, sa dignité, sa prospérité !