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RDC : L’UDPS vouée à la disparition après Etienne TSHISEKEDI

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Moleka chassé, Tshisekedi malade, Maman Marthe à l’abordage avec Félix Tshisekedi, etc., la saga de la « dynastie » Tshisekedi fait trop ombrage à l’UDPS qui, à coup sûr, pourrait subir le même sort que les autres partis victimes d’un monolithisme tranchant net avec le discours sur la démocratie que tous proclament du bout des lèvres sans aucun ancrage dans le cœur et dans l’esprit. Comme l’orchestre Empire Bakuba et tant d’autres, l’UDPS est certainement vouée à la disparition après son lider maximo.

Il ne se passe plus un jour sans que les Tshisekedi (une dynastie ?) ne défraient la chronique dans la vie de l’UDPS. Depuis que Moleka, Directeur de cabinet du Président du parti, s’est fait éconduire de la rue Pétunias, ce parti fait l’objet d’une actualité bien particulière qui, qu’on ne s’en cache pas, tourne de plus en plus autour de la succession du sphinx de Limete. Pour preuve, la toute dernière actualité est relative à la maladie de Tshisekedi qui, selon Jeune Afrique, serait interné depuis le 10 mai à l’hôpital de Monkole dans la commune de Mont Ngafula.

Une information qui vient après celle relative à l’immixtion de Maman Marthe, épouse de Tshisekedi, dans les affaires du parti jusqu’au point de coacher à présent son fils, Félix Tshisekedi, pour qu’il succède à son père. Et l’analyse de Jeune Afrique à ce sujet dégage un casting qui laisse présager une rude compétition, du moins s’il y en aura une.

Une chose est vraie : autant que la maladie de Tshisekedi préoccupe aussi bien les partisans de l’UDPS, autant elle renvoie les regards vers le devenir de ce parti après lui. Un proverbe tetela veut que qui n’évoque pas la mort dans sa vie est irresponsable… Mais qui succéderait donc à Etienne Tshisekedi au cas où il venait à disparaître ou en cas d’une indisponibilité définitive qui le contraindrait à céder les rennes du parti comme, par exemple, Jean-Marie Le Pen au sein du Front National en France ? Difficile de répondre à cette question pour un parti où les ambitions ne peuvent pas manquer, même parmi les plus loufoques ou parmi de célèbres inconnus du grand public.

On avance des noms comme celui de Claude Kiringa, représentant de l’UDPS au Canada, ou de Willy Bangu en Afrique australe où il est plus connu comme meneur de « combattants » extrémistes. A Kinshasa, on ne manque pas de citer le dur des durs, Valentin Mubake, conseiller politique de Tshisekedi, et même de Albert Moleka malgré sa disgrâce diaboliquement orchestrée par Maman Marthe pour positionner son fils Félix Tshisekedi.

Et ce n’est pas tout. On devrait compter avec d’autres caciques du parti éloignés par Tshisekedi à son retour au pays en 2010 pour lancer sa campagne électorale. En effet, si le Dr Beltshika a décidé de voler de ses propres ailes avec son parti, le CDPS (Convention des Démocrates pour le Progrès Social), Jean Joseph Mukendi ou l’ancien Secrétaire Général Alexis Mutanda, etc., ne manqueraient pas de postuler.

Cependant, comme bien d’autres partis nous y ont habitué, personne ne parie sur une éventuelle survie de l’UDPS après Etienne Tshisekedi. Comme bien d’autres avant, ce parti, quelle que soit son envergure politique et historique, est certainement voué au même sort que l’orchestre Empire Bakuba qui a disparu après la mort de Pépé Kallé. Et bien avant cette disparition, l’ »éléphant de la musique congolaise » avait fini par faire cavalier seul après le retrait tacite de ses compagnons Dilu Dilumona et Papy Tex.

Qui vivra verra !

Pascal Debré Mpoko