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Pays souverain, la RDC ne tolère plus de déclarations qui remettent en cause le fonctionnement de ses institutions

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Kinshasa n’est pas resté indifférent à la position affichée la semaine dernière par les groupes d’envoyés spéciaux internationaux dans la région des Grands Lacs lors de leur passage en République démocratique du Congo. Et comme toujours, c’est Lambert Mende Omalanga, ministre des Medias et porte-parole du gouvernement, qui s’est chargé de les remettre dans les rangs. Et c’est le plus tonitruant d’entre eux, l’Américain Russ Feingold, qui a été personnellement visé. Mende ne l’a pas raté. C’est le moins que l’on puisse dire.

Dans un style qu’il affectionne le mieux, c’est-à-dire celui d’une attaque frontale, le porte-parole du gouvernement a indiqué dans des termes clairs les limites auxquelles devaient s’imposer ces émissaires étrangers dans leur mission en RDC. Pays souverain, la RDC ne tolère plus de déclarations qui remettent en cause le fonctionnement de ses institutions, a relevé Mende. « La République démocratique du Congo est un État souverain et pas un pays sous-tutelle », a déclaré Mende, citant le chef de l’Etat, Joseph Kabila.

Sa conclusion traduit tout l’agacement du gouvernement de la RDC. « La République démocratique du Congo prône des relations de respect mutuel et de vérité avec ses partenaires. Si ce type de relations s’avère impossible avec certains partenaires, nous en tirerons les conclusions qui s’imposent », a dit Lambert Mende.

Si le gouvernement n’interdit pas aux diplomates de « recevoir et d’échanger avec des Congolais quels qu’ils soient », Mende soutient néanmoins que le gouvernement n’approuve pas « l’interventionnisme débridé de certains dans les domaines relevant des prérogatives des institutions congolaises ». « Il n’est pas admissible, note-t-il, qu’un émissaire étranger se permette d’enjoindre à notre CENI de revoir la nomenclature du cycle électoral en considérant que les élections locales sont moins importantes que les autres ». 

Kinshasa ne devait plus se taire, souligne Mende, face à ce qu’il considère comme égarement dans les rangs des diplomates et envoyés spéciaux accrédités en RDC. « Nous ne nous tairons plus à ce sujet, car les ambassadeurs et les envoyés accrédités auprès de la RDC n’ont jamais été gratifiés d’un mandat de tuteur desdites institutions qui sont le fruit du choix démocratique des Congolaises et des Congolais ».

Contrairement à certaines langues, Mende a réitéré toute la détermination d’amener le peuple aux prochaines élections, promettant de ne pas interférer dans le travail de la CENI. « C’est le lieu d’affirmer que le gouvernement soutiendra mordicus l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques uniquement parce que tels sont la volonté et l’intérêt du peuple congolais auquel nous devons d’être au pouvoir jusqu’en 2016 ».

Pour le gouvernement, « seule la CENI est habilitée à élaborer et à mettre en œuvre le calendrier électoral ». Ainsi, « ceux des représentants de nos partenaires étrangers qui s’évertuent à émettre un jugement de valeur sur les décisions régulièrement prises par nos institutions (Parlement, CENI…) violent délibérément notre Constitution », a relevé Mende.

Lambert Mende est d’avis que « les oukases de certains de nos partenaires que quelques compatriotes membres de l’opposition encouragent étourdiment dépassent largement les limites de ce qu’ils appellent +suivre de près+ le processus démocratique en RDC. Ils ramènent à la surface la problématique des promesses non tenues en 2011 par les mêmes ». Et d’ajouter : « Il n’est pas admissible que les partenaires s’égarent à confondre les appuis ponctuels attendus d’eux avec le droit d’usurper la souveraineté du peuple congolais ». Il suggère cependant « aux amis sincères de la RDC de bien vouloir faire bénéficier aux institutions comme la CENI de leurs avis et conseils en amont et de s’abstenir de toute intervention en aval après que celle-ci ait arrêté une décision conformément aux pouvoirs que lui reconnaissent la Constitution et la loi ».

« Tout compte fait, pense-t-il, la fameuse question du calendrier global des différentes élections attendues est un faux problème », au regard, note-t-il, des dispositions prévues à l’article 73 de la Constitution qui stipule clairement que : « Le scrutin pour l’élection du président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du président en exercice ». « Cette convocation, promet-il, s'articulera sous forme de calendrier en ce qui concerne précisément la campagne électorale, le dépôt des candidatures etc. Il n’y a donc pas lieu de créer un mélodrame à ce sujet ».

Outre sa réaction musclée sur les propos de Russel Feingold au sujet du calendrier électoral et la violation de la Constitution, Lambert Mende s’est également appesanti sur le désarmement volontaire des FDLR.

Ci-dessous, la déclaration du porte-parole du gouvernement lue le samedi 7 juin 2014 devant la presse.

Point de presse du ministre des Medias, porte parole du gouvernement (07 juin 2014)

I. SUR LE DÉSARMEMENT VOLONTAIRE DES FDLR

Je reviens de Goma et Kanyabayonga où je me suis rendu sur instruction du président de la République pour prêter main forte au nom du gouvernement de la République aux préposés en charge de la mise en œuvre de l’opération de désarmement volontaire de la force négative FDLR. On sait que depuis le 30 mai dernier, ce groupe armé a pris l’initiative de procéder à ce désarmement en réponse à l’ultimatum lancé à plusieurs reprises par le président de la RDC donnant à tous les groupes armés la possibilité de déposer volontairement les armes, au risque de faire face aux désagréments d’un désarmement forcé par les FARDC.

Ainsi que l’a déclaré le chef de l’Etat, notre pays, la RDC, a pris souverainement l’option de donner une chance à cette offre de désarmement volontaire. Des émissaires représentants les pouvoirs publics congolais ont été envoyés sur place. Ils ont pris acte pour le compte du gouvernement de l’offre des FDLR avant d’assister à la remise de plusieurs dizaines d’armes et de munitions de tous calibres. En inspectant le stock  des armes remises par la première compagnie des FDLR qui s’est désarmée, des armes qui ont été confiées à la garde de nos partenaires de la MONUSCO à Kanyabayonga, je me suis rendu compte que ce stock dépassait de loin le ratio habituel d’une compagnie normale même dans une force armée régulière. 

Ce fait à lui seul donne une idée de l’opportunité du choix de donner une chance à la proposition faite par les rebelles du FDLR en écho à l’ultimatum lancé à l’endroit de tous les groupes armés par le président Kabila. Certes, nos troupes sont toujours prêtes à faire leur devoir lorsque celui-ci implique une offensive. Mais dans le cas d’espèce, l’ordre ne leur a pas été donné d’exercer une pression militaire sur ce groupe armé irrégulier étranger qui a décidé de déposer les armes, de se démobiliser et de quitter notre pays en bon ordre.  Le gouvernement de la RDC est parfois obligé d’avoir la main lourde sur des groupes armés irréguliers réfractaires au désarmement volontaire qui a sa préférence mais il n’est nullement friand de sang humain. 

Chaque fois que cela est possible, notre gouvernement a privilégié et privilégiera des solutions qui font l’économie des vies humaines, qu’elles soient amies ou ennemies.  

Il doit être bien entendu que pour le gouvernement de la République, l’option du désarmement forcé reste sur la table au cas où le désarmement volontaire ne s’effectuerait pas dans un délai raisonnable dont la fixation est en cours entre leurs représentants et nos experts assistés par nos partenaires notamment de la MONUSCO et de la SADC. 

Le gouvernement de la RDC, qui apprécie à sa juste valeur le soutien logistique apporté par la force MONUSCO à l’opération, reconnaît en outre l’importance de l’apport de la SADC dont une mission politique et militaire de haut niveau séjourne depuis hier au Nord-Kivu en vue d’évaluer avec nos services la contribution attendue de la part de cette organisation régionale pour le plein succès de cette opération de désarmement forcé. 

Le gouvernement se félicite de l’implication effective de la SADC dans la bonne fin du désarmement d’une force négative dans la région des Grands Lacs qui est une illustration de l’appropriation par l’Afrique de la recherche des solutions à ses propres problèmes. 

Les émissaires des FDLR que ma délégation a rencontrés à Kanyabayonga ont réitéré leur engagement à mettre un terme à leur rébellion armée. Le gouvernement de la RDC leur a redit sa disponibilité à faciliter leur désarmement et ses suites, de concert avec la communauté internationale et leur pays d’origine, le Rwanda. 

Au sujet de ce programme de désarmement volontaire, de rapatriement et/ou de relocalisation à l’étranger des combattants FDLR et de leurs dépendants, toutes sortes de fausses informations sont répandues au sein de la population comme pour entraver le bon déroulement de ce programme que le gouvernement considère comme une chance donnée à notre pays pour en finir avec le fléau des groupes armés.

De bonne foi sans doute, quelques associations s’opposent à la mise en œuvre des étapes de cette opération devant se dérouler sur le territoire de la RDC. Il faudrait, si on les écoutait se limiter à (i) arracher aux combattants FDLR les armes qu’ils détiennent et (ii) les reconduire, eux et leurs dépendants (familles) « chez eux au Rwanda ».

Le gouvernement voudrait attirer l’attention sur le fait que l’option dans laquelle s’inscrit cette action est celle d’un désarmement volontaire qui est du reste en cours. Arracher les armes, c’est-à-dire désarmer par la force des combattants qui acceptent de rendre lesdites armes ne nous paraît pas être la meilleure chose à faire si nous voulons préserver des vies humaines. 

Il convient en outre de noter que la reconduite de tout ce monde au Rwanda ne peut se faire que suivant un protocole et des procédures bien codifiées en droit international. Celles-ci impliquent une tripartite (RDC-Rwanda-communauté Internationale représentée par le HCR) au cours de laquelle seront identifiés les volontaires au rapatriement, les autres étant orientés vers un pays de relocalisation autre que la RDC. Il s’agit également de vérifier la nationalité de chacun car parmi les dépendants. Il y a notamment pas mal de personnes congolaises dont on doit s’assurer qu’elles choisissent librement de suivre leurs conjoints au Rwanda ou ailleurs.

On ne voit très pas bien par quelle alchimie ces actions préalables pourraient être utilement conduites d’un coup de baguette magique en quelques heures pour satisfaire ceux qui prétendent que la RDC ne devrait plus tolérer même un mois de plus des gens désarmés et en attente de départ sous le contrôle de nos forces de sécurité alors qu’elle les avait subi armés et offensifs pendant ces 20 dernières années. C’est tout simplement insensé.  

II. LIBÉRATIONS AU TITRE DE LA LOI D’AMNISTIE 

(Voir texte de la Justice)

III. SUR LES PROPOS DE RUSSEL FEINGOLD AU SUJET DU CALENDRIER ÉLECTORAL ET LA VIOLATION DE LA CONSTITUTION

Le 31 mai, recevant les ambassadeurs et le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies accrédités en RDC, le président Joseph Kabila s’était insurgé contre la tendance de certaines chancelleries à se comporter dans notre pays come en territoire conquis. Il a particulièrement fustigé la multiplication par ces missions diplomatiques d’initiatives unilatérales sur des matières de souveraineté qui relèvent exclusivement des institutions publiques dont les Congolais se sont démocratiquement dotés. 

Trois jours plus tard, le chef de l’Etat a reçu un groupe d’envoyés spéciaux de l’ONU, des USA, de l’UE et de l’UA chargés du monitoring de l’Accord cadre d’Addis-Abeba qui est un accord entre Etats de la CIRGL et non un arrangement entre partis ou factions congolaises. Venus faire rapport de leur évaluation du processus de normalisation dans la région des grands lacs. 

En marge de cette évaluation qui constituait l’objet de l’audience, le chef de l’Etat a réitéré cette préoccupation tout en rappelant que « la République démocratique du Congo est un État souverain et pas un pays sous - tutelle ». Précisant le fond de sa pensée Il a stigmatisé les tentatives récurrentes observées au niveau de certains diplomates  à ressusciter le défunt Comité international d’appui à la transition (CIAT) mis en place en 2003 à l’issu du Dialogue inter congolais dans le but de faciliter la réunification du pays écartelé alors entre plusieurs administrations rivales. 

Pour le président et pour le gouvernement, sept ans après les élections générales de 2006 qui ont mis fin à ce type de relations entre la communauté internationale et les institutions publiques congolaises, rien ne peut justifier la réactivation d’un mécanisme de type CIAT comme on s’évertue à le faire par défi en organisant unilatéralement des réunions de type institutionnel et en déclinant des oukases à exécuter par nos institutions. 

Il doit être bien entendu que nous ne faisons pas aux diplomates le reproche de recevoir et d’échanger avec des Congolais quels qu’ils soient. Ce que nous réprouvons, c’est l’interventionnisme débridé de certains dans les domaines relevant des prérogatives des institutions congolaises. 

Il n’est pas admissible qu’un émissaire étranger se permette d’enjoindre à notre CENI de revoir la nomenclature du cycle électoral en considérant que les élections locales sont moins importantes que les autres. 

C’est le lieu d’affirmer que le gouvernement soutiendra mordicus l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques uniquement parce que tels sont la volonté et l’intérêt du peuple congolais auquel nous devons d’être au pouvoir jusqu’en 2016.

En appelant les uns et les autres à respecter l’indépendance de la CENI et cesser d’interférer dans ses attributions, le président n’a fait que jouer son rôle constitutionnel de garant du bon fonctionnement des institutions de la République. 

Ceux qui s’époumonent à demander au président de « ne pas violer la Constitution » tout en lui déniant le pouvoir que lui attribue la même Constitution de défendre l’intégrité des attributions des institutions nationales de la RDC donnent à cet égard l’impression de vouloir en même temps une chose et son contraire. Le pauvre argument qui fonde cette curieuse mise en garde sur les soupçons d’une éventuelle manipulation de la Constitution en marge de l’élection présidentielle prévue pour 2016 est arcbouté sur un procès d’intention et n’a donc aucune forme de pertinence. Il appert assez clairement que l’envoyé spécial américain fait chorus avec une frange de l’opposition connue pour ses thèses extrémistes et nihilistes mais on ne voit pas très bien à quel acte du président Kabila ses propos désobligeants répondent. 

Ce n’est pas parce que le président de la République exige, conformément à la Constitution, que tout le monde, y compris nos partenaires extérieurs respectent l’indépendance de la Commission électorale qu’il s’apprête à manipuler la constitution. 

En droit positif congolais, seule la CENI est habilitée à élaborer et à mettre en œuvre le calendrier électoral. Ceux des représentants de nos partenaires étrangers qui s’évertuent à émettre un jugement de valeur sur les décisions régulièrement prises par nos institutions (Parlement, CENI…) violent délibérément notre Constitution. 

Nous ne nous tairons plus à ce sujet car les ambassadeurs et les envoyés accrédités auprès de la RDC n’ont jamais été gratifiés d’un mandat de tuteur desdites institutions qui sont le fruit du choix démocratique des Congolaises et des Congolais. Nous de la Majorité rejetons toute prétention de leur part à se substituer à ces institutions, et à chercher à « faire le ménage » à la place de celles-ci dans les affaires de politique intérieure. Nous ne leur reconnaissons pas le droit de décider de la validité ou non des lois que le peuple congolais se donne ou d’attribuer à une frange de l’opposition le pouvoir définitoire de la situation qui dans une démocratie revient à la seule majorité. 

Quoiqu’en disent ceux qui, au sein de la classe politique, ne se gênent plus pour servir de caisse de résonnance à cette nouvelle tentative d’émasculation politique des institutions politiques congolaises, la Majorité qui gouverne aujourd’hui ce pays s’inscrira toujours en faux contre cette façon cavalière de conduire les relations entre Etats. 

On en vient à croire que toutes ces saillies expriment l’agacement de ceux qui ne se satisfont plus  de n’être que des émissaires de leurs pays ou organisations internationales en RDC et qui voudraient s’offrir un rôle de proconsuls en RDC.

Les oukases de certains de nos partenaires que quelques compatriotes membres de l’opposition encouragent étourdiment dépassent largement les limites de ce qu’ils appellent « suivre de près » le processus démocratique en RDC. Ils ramènent à la surface la problématique des promesses non tenues en 2011 par les mêmes. Une attitude de mauvaise foi qui avait contraint le gouvernement congolais à prendre en charge la quasi totalité du financement des élections législatives et présidentielle d’alors pour lesquelles l’apport de la communauté internationale fut marginal. Inutile donc de nous flaquer au visage ce chantage maintes fois répété car l’idée que sans l’apport des partenaires paternalistes, la RDC cesserait d’exister a été bel et bien démentie en 2011. 

Les élections avaient bel et bien eu lieu, malgré les imperfections dont elles ont été marquées et qui ne furent pas uniquement le fait des gestionnaires de la centrale électorale. En tout état de cause, Il n’est pas admissible que les partenaires s’égarent à confondre les appuis ponctuels attendus d’eux avec le droit d’usurper la souveraineté du peuple congolais. 

Cela dit, je m’en vais suggérer aux amis sincères de la RDC de bien vouloir faire bénéficier aux institutions comme la CENI de leurs avis et conseils en amont et de s’abstenir de toute intervention en aval après que celle-ci ait arrêté une décision conformément aux pouvoirs que lui reconnaissent la constitution et la loi. 

Tout compte fait, la fameuse question du calendrier global des différentes élections attendues est un faux problème, car l’article 73 de notre constitution stipule clairement que « Le scrutin pour l’élection du président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du président en exercice ». Cette convocation s'articulera sous forme de calendrier en ce qui concerne précisément la campagne électorale, le dépôt des candidatures etc. Il n’y a donc pas lieu de créer un mélodrame à ce sujet. 

Par ailleurs, la CENI a déjà élaboré et déposé au gouvernement le budget général des élections nationales qui couvre les élections urbaines, municipales et locales ; les élections provinciales, celles des sénateurs et des gouverneurs; les élections législatives nationales et l’élection présidentielle. Il n’y a donc pas lieu de conditionner l’appréciation du coût des élections à la publication du calendrier global, sauf à vouloir chercher des poux sur la tête d’un chauve.

Au demeurant, notre peuple est désormais vigilant et sait tenir à l’œil les pyromanes qui se plaisent à mettre le feu à l’édifice laborieux de la paix et de la sécurité dans les Grands Lacs pour se présenter ensuite et sans vergogne en sapeurs-pompiers. 

La République démocratique du Congo prône des relations de respect mutuel et de vérité avec ses partenaires. Si ce type de relations s’avère impossible avec certains partenaires, nous en tirerons les conclusions qui s’imposent.

Je vous remercie.