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RDC : Gouvernement de Cohésion nationale, dans deux semaines

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Après une très longue attente due aux fausses manœuvres du pouvoir d´Occupation, faisant suite aux « concertations nationales », une équipe gouvernementale sera bientôt mise en place. Et pour l´heure, on passerait au peigne fin les CV des ministrables, afin d'en disqualifier bon nombre d´entre eux qui en manqueraient. Et tout n´est donc plus qu´affaire de jours.

Après tant de tergiversations et de mystérieux des conciliabules, qui ont suivi la clôture et les résolutions issues des conclusions des fameuses « Concertations nationales » sans consensus politique, convoquées du 7 septembre au 5 octobre 2013, ledit « Gouvernement de Cohésion nationale » longtemps annoncé, mais jamais formé pour diverses raisons imaginables, serait enfin sur le point d´être connu par le peuple congolais qui, du reste, n´en attend pas grand-chose, murmure-t-on, aussi bien dans les rues que dans les salons feutrés dans Kinshasa. Car semble-t-il, qu´au-delà des compétences et des talents supposés d´économistes-technocrates de ceux en seront membres, le système mis en place par l´État patrimonial et mafieux qui régit le pays depuis janvier 2001, est en lui-même porteur des germes d´un échec programmé de l´action du gouvernement.

Bref, ce qu´il y a d´essentiel à y retenir est que, la nouvelle équipe gouvernementale encore en chantier, sera composée de près d´une bonne cinquantaine de membres, et dont l´annonce officielle est prévue dans deux semaines, précisément pour le 14 juin 2014, sauf imprévu. Une date qui est d´ailleurs loin d´être un simple hasard de calendrier, ni anodine, mais plutôt fixée par calcul. Car les Congolais comme le reste du monde, auront l´esprit captivé ailleurs, à savoir: dans la 20 ème édition de la Coupe du Monde de football au Brésil; pays en même temps organisateur, qui ouvrira la compétition face à la Croatie, le 12 juin 2014. Le peuple congolais étant distrait dans l´ambiance du foot, aucune possible contestation n´est donc jusqu´à preuve du contraire à redouter du côté du pouvoir d´Occupation, par rapport à la composition des membres de ce fameux gouvernement. N´est-ce pas? Sinon, qu´en pensez-vous?

C´est ainsi donc que, l´heure est aux « grandes manœuvres de déblayage » pour ainsi dire, au moment où nous couchons ces lignes. Car, l´Officine d´étude à qui l´on a confié la charge de traiter au cas par cas les dossiers des fameux ministrables, issus de différentes obédiences politiques et appelés à former le « Gouvernement de Cohésion nationale », passe au peigne fin chacun d´entre eux, en procédant à la disqualification sans autre forme de procès de bon nombre de candidats, ayant autrefois figurés sur la liste provisoire des ministrables dudit gouvernement, que nous avions publiée en novembre 2013 (1). Et pourquoi donc? En voici la réponse!

PAS DE CV EFFICACE, DISQUALIFIÉ D´OFFICE! CELA DOIT SERVIR BIEN DE LEÇON AUX OPPORTUNISTES DE TOUT BORD.

Ainsi, à en croire ladite Officine d´étude: un constat amère aurait été fait dans le cadre de la composition de cette équipe gouvernementale, et ce, au grand dam de tous ces opportunistes « d´Opposants concertateurs » qui ne trouvèrent rien de mieux que de vite s´engouffrer à l´aveuglette, dans cette « Messe noire » du PPRD et de ses alliances de la « Majorité » à géométrie variable, indécemment qualifiée de Concertations nationales. En effet, quarante et un (41) candidats d´entre eux, autrefois pressentis ministrables, y ont été purement et simplement disqualifiés pour cause de manque de CV (Curriculum Vitae) efficace. Ce qui n´est d´ailleurs pas - dans un tout autre sens - sans rappeler l´ancien Premier ministre, Antoine GIZENGA, lors de la formation de son gouvernement en 2007, lequel usa de son droit de véto en l´exprimant par la fameuse formule en langue kikongo ya l´État de « Yandi Ve! », sous-entendue: « Pas celui-là! », constituant un ordre catégorique de rayer de la liste le nom d´un indésirable renégat du RCD-Goma, au passé chargé de crimes en tout genre qui lui était proposé comme ministre. Formule qui lui valu par la suite, comme on le sait, le même sobriquet de: Yandi Ve!

Eh bien, quant à ce procédé très cavalier, ne vous y faites pas d´illusion, car il n´est rien d´anodin dans cette opération d´épuration dudit « Gouvernement de Cohésion nationale ».    En effet, il s´agirait bien là, nous affirme-t-on, d´une stratégie bien peaufinée par des « félins calculateurs », dont le Président de la Chambre haute du Parlement, Léon KENGO wa DONDO, en serait la principale cheville ouvrière. Laquelle stratégie consiste à se servir du fallacieux prétexte du « Manque de CV efficace », pour se débarrasser à l´avance de tous les éléments résiduels, - après s´être bien servi d´eux comme des oranges pressées jusqu´à la dernière goutte pour le besoin de la tenue des fameuses Concertations nationales - qui potentiellement pourraient venir à se constituer en « grains de sable » qui enrailleraient le bon fonctionnement de l´odieux et antirépublicain système d´exploitation de la RDC, tel que conçu et programmé par ses stratèges et idéologues du Régime d´Occupation. C´est bien cela la triste vérité.

Et à leur place qu´on le veuille ou pas, car l´Histoire n´étant qu´une éternelle répétition, il sera question d´intégrer, ou plutôt pour parler net, d´imposer au sein de ce prétendu « Gouvernement de Cohésion nationale », tous les indésirables usurpateurs de la légitimité congolaise, autrement dit: tous les « Yandi Ve! Yandi Kaka! », c´est-à-dire: « Pas Celui-là! Mais ce sera Lui à tout prix! » rétorque-t-on, selon la nouvelle formule des Occupants au pouvoir à Kinshasa, allant bien sûr à contre-courant de celle du vieux Patriarche GIZENGA. En l´occurrence, des éléments des ex-organisations terroristes et criminelles d´origine et d´obédience rwandaises, dont par excellence: le M23 de triste mémoire, les Azarias RUBERWA et compagnies.

Sans avoir à mâcher les mots, il conviendrait bien de rappeler ici que ces « apprentis sorciers d´Opposants » se sont bien fait prendre au piège du clientélisme, et ensuite floués à cause de leur conduite opportuniste. C´est bien fait pour leurs gueules, disent d´aucuns. Eux, qui pour la plupart, rêvaient déjà d´un grand avenir, en endossant des costumes ministériels. Ainsi, tout n´étant en réalité qu´une grosse comédie autour desdites « Concertation nationales » et des résolutions qui en ont découlées, qu´il y a là lieu de se demander, au regard de cet argument de triage relatif aux CV des uns et des autres: « si le Sphinx rwandais qui dirige illégitimement la RD Congo depuis janvier 2001, à savoir alias Joseph KABILA, possède-t-il lui-même un CV? ».

Et quant à la réponse à cette question, point n´est guère besoin de s´inquiéter, car il suffirait juste de se tourner vers Vital KAMERHE RWAKANYASIGIZE, l´autre imposteur rwandais, « ex-Coq-menteur » du PPRD, et actuel « Charmeur de serpents » de ses partisans, pour en savoir plus sur l´authenticité du virtuel CV: « bac + 5 Chantiers » de son complice de mentor. Lui qui, en sa qualité de faussaire hors-pair d´après ceux qui l´ont côtoyé, en avait fabriqué un (CV) sur mesure - vous vous en souvenez - à ce dernier lors des élections présidentielles de 2006.  Voilà pourquoi j´ai choisi « Joseph KABILA » disait-il avec conviction. Ce n´est donc pas une légende.

 LE DÉPART DE MATATA PONYO N´EST PAS TOUT À FAIT ACQUIS...

Pour l´heure, le seul problème majeur demeure comme à l´accoutumée, celui du choix du Premier ministre qui conduira le prochain gouvernement en question. Toutefois, des sources bien introduites dans les arcanes du Régime d´Occupation soutiennent que, le remplacement de l´actuel et sortant premier ministre, Augustin MATATA Ponyo, en poste depuis le samedi 28 avril 2012, ne serait pas de facto acquis. Rien ne serait donc définitivement perdu à l´avance pour lui. Et ce, en dépit de coups bas et intrigues orchestrées que l´on attribuerait notamment à Léon KENGO wa DONGO, qui serait allé semble-t-il, jusqu´à se servir de puissants médias internationaux (RFI) comme marchepied, pour jeter le discrédit sur celui-ci.

Par contre, selon les mêmes sources, il y aurait des fortes chances que MATATA Ponyo soit reconduit dans ses fonctions. Un Gouvernement qui aura entre autres pour mission de préparer lit du maintien illégitime et anticonstitutionnel d´alias Joseph KABILA au pouvoir au-delà de 2016 ; année de l´expiration de l´actuel mandat qu´il exercice frauduleusement au détriment d´Étienne TSHISEKEDI wa MULUMBA, véitable vainqueur et élu du peuple, selon la vérité des urnes de l´élection présidentielle à un seul tour du 28 novembre 2011.

Et dans l´entre-temps, au niveau des hautes sphères de la Politique internationale, nous a-t-on laissés entendre, l´on se pencherait très sérieusement sur le cas et l´éventualité d´une prochaine libération de Jean-Pierre BEMBA GOMBO, Président du MLC, toujours en prison à La Haye, et ce, dans la perspective des échéances électorales de 2016, en tant que candidat présidentiable.

Enfin, après une très longue attente durant laquelle de nombreux Congolais ont vu leur patience arriver à bout, sauf imprévu, c´est bien à la date susmentionnée (du 14 juin 2014) que le tout se saura. Il y aura certainement des surprises désagréables, des déceptions et des grincements de dents auxquels il va falloir s´attendre, en particulier, dans les rangs de ceux qui avaient fait le choix de la compromission, afin d´endosser des costumes ministériels et d´autres postes de responsabilité dans l´appareil de l´État. Ce camouflet que le Régime d´Imposture s´apprête incessamment à leur infliger, devra  désormais leur servir d´enseignement, en apprenant une bonne fois pour toutes que, je cite: « la Politique n´est pas l´Art de la compromission, mais plutôt du Compromis », fin de citation.

STOCKHOLM, le 2 juin 2014

Pépin LULENDO 

Référence:

(1) RDC : Voici l'ossature du fameux « Gouvernement de Cohésion nationale »