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Azarias RUBERWA : Un criminel au sein de l’Opposition républicaine en RDC

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Les attaques attribuées « aux anciens » de l’opposition républicaine sont acerbes contre principalement le RCD d’Azarias Ruberwa. « L’image négative de Ruberwa et de son RCD ainsi que leur rôle précurseur dans les sempiternelles rébellions, notamment le CNDP et le M23, qui ont coûté la vie à plus de 8 millions des RD Congolais dans l’Est du pays », entend-on dans l’entourage de certains ténors de l’Opposition républicaine. Selon ceux-ci, le RCD devrait faire profil bas et non vouloir prendre de l’ascendant sur les autres partis membres du regroupement politique.

Avis de tempête confirmé à l’Opposition républicaine, la plate-forme de l’autorité morale Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat. Entre « les nouveaux » et les « anciens », la guerre est quasiment déclarée. Tout serait parti, rapporte-t-on, de l’arrivée avec pompe du RCD d’Azarias Ruberwa. Positionnement pour le gouvernement de cohésion nationale ou anticipation sur les échéances politiques futures, cette ébullition risque de virer à l’explosion.

Au lendemain des concertations nationales, Léon Kengo wa Dondo parvient à fédérer autour de lui une frange importante de l’Opposition. Ce sera la naissance de l’Opposition républicaine. Des opposants – de taille moyenne certes – vont rejoindre la barque, dont Lisanga Bonganga, porté à la coordination de la nouvelle plate-forme, voulue modérée. Dans le fond, tout est réglé sur les perspectives de la formation d’un gouvernement de cohésion nationale.

Alors que la formation d’un tel gouvernement se fait de plus en plus attendre, l’Opposition républicaine vit de jours mouvementés depuis un temps. Pour cause, la présence dans ses rangs du RCD d’Azarias Ruberwa. Qu’est-ce qu’on reproche donc à cette formation politique ? 

En embuscade, l’on signale aussi la présence de Joseph Olenghankoy, président du FONUS. Depuis un temps, il se remarque un engouement général autour de l’autorité morale de l’Opposition républicaine. Cependant, la tâche ne sera aisée pour lui, obligé de tout mettre en œuvre en vue de désamorcer la crise qui gagne les rangs de sa plate-forme.

En effet, les militants prétendument de première heure, en tout cas, ceux qui ont dès le début rejoint Kengo dans son projet de création de l’Opposition républicaine, digèrent mal la présence de nouveaux. Ils ne s’expliquent pas que Ruberwa et bien d’autres fassent irruption au moment où se profile la formation du gouvernement de cohésion nationale. La fronde serait portée haut la main par Lisanga Bonganga, reconnu jusqu’à preuve du contraire, coordonnateur de la plate-forme.

Qu’est-ce qui se tramerait alors autour de Kengo ? s’interroge-t-on dans certains milieux. Avec l’imminence d’un gouvernement de cohésion nationale, tout s’explique. Dans la perspective de la formation de ce nouvel exécutif, Kengo part avec les faveurs des pronostics pour porter la voix de l’Opposition. Aussi, ceux qui se réclament encore de l’Opposition cherchent par tous les moyens à s’accrocher à lui pour espérer une place au soleil. Mais la cohabitation n’est pas sans heurts, notamment entre les premiers venus et ceux qui sont considérés comme des ouvriers de la onzième heure.

Dans les milieux de l’Opposition républicaine, l’on rapporte que c’est à partir des discussions engagées autour du règlement intérieur de la plate-forme que la fronde a éclaté au grand jour. Les « anciens » de la plate-forme reprocheraient aux « nouveaux » d’amener dans leurs gibecières des exigences et autres revendications qui pourraient mettre en mal le regroupement.  Parmi ces nouveaux venus, il est fait état de l’Alliance pour le développement et la république (ADR) de François Muamba et du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) d’Azarias Ruberwa. Ces derniers s’en défendent et rejettent cette étiquette de nouveaux adhérents à l’Opposition républicaine.

L’ADR François Muamba assume sa posture républicaine

Joint par notre Rédaction, le président national de l’ADR, François Muamba, a indiqué que le rapprochement entre son parti et l’UFC (Union des forces du changement) de Léon Kengo wa Dondo est un fait qui est allé de soi. Les deux défendent les valeurs républicaines. La première, l’ADR a répondu présente à l’appel au rassemblement de tous les patriotes lancé par le président de la République lorsque la nation a été menacée de balkanisation suite aux différentes guerres d’agression battant pavillon rébellions.

A ce titre, l’ADR, par le biais de son président national, a été de toutes les rencontres où se négociait le sort de la RDC. Tel est le cas des pourparlers de Kampala et des discussions qui ont conduit à la signature de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Le M23 défait, toutes les forces politiques avaient convenu de cogiter par rapport aux nouveaux enjeux dans ce que l’on a appelé concertations nationales. L’ADR, dit son président, a participé à toutes les rencontres préparatoires aussi bien des concertations nationales que de la création de l’Opposition républicaine. De ces assises devrait sortir un gouvernement avec vocation de confirmer la cohésion nationale.

Entre-temps, François Muamba est porté à la tête du Mécanisme national de suivi  de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Un choix judicieux opéré sur une personnalité qui en connaît un bon bout sur les tenants et les aboutissants des enjeux au niveau national, sous régional et international.

Ces nouveaux enjeux se déclinaient en termes de défense de la République et d’engagement pour le développement du pays. Vu sous cet angle, François Muamba dit assumer sa posture républicaine en ce qu’elle pose les jalons d’une culture politique qui se départit des extrêmes et se nourrit du dialogue permanent entre acteurs politiques. Pour le bien-être du peuple congolais, in fine.  

Le RCD minimise l’incident

Les attaques attribuées « aux anciens » de l’opposition républicaine sont acerbes contre principalement le RCD d’Azarias Ruberwa. « L’image négative de Ruberwa et de son RCD ainsi que leur rôle précurseur dans les sempiternelles rébellions, notamment le CNDP et le M23, qui ont coûté la vie à plus de 8 millions des RD Congolais dans l’Est du pays », entend-on dans l’entourage de certains ténors de l’Opposition républicaine. Selon ceux-ci, le RCD devrait faire profil bas et non vouloir prendre de l’ascendant sur les autres partis membres du regroupement politique.

Le parti de l’ancien vice-président de la République se dit étonné par cette levée de boucliers de la part de leurs pourfendeurs. Joint au téléphone, le sénateur Moïse Nyarugabo a tenu le crachoir en ces termes : « On a toujours été présent aux différentes réunions de Fatima ou ailleurs. Qui ne le sait pas ? Même les images peuvent le témoigner, notre secrétaire général Me Efole a toujours répondu présent à ces rencontres. Il est vrai que nous n’avions pas encore signé le texte pour des raisons évidentes d’absence de fond. Nous avions proposé des amendements en faveur des textes clairs qui facilitent le bon fonctionnement d’une telle plate-forme. Vraiment, on ne vient pas d’arriver à cette plate-forme de l’opposition. Les mêmes qui prétendent que nous venons d’arriver, sont ceux-là mêmes qui invitaient notre secrétaire général aux réunions ».

Malgré cette agitation, le président de l’UFC et autorité morale de l’Opposition républicaine reste serein. Selon ses proches, il ne cesse d’appeler les uns et les autres à l’apaisement et à la tolérance.