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RDC : Un vautour dominant nommé MONUSCO dans le ciel congolais

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L’histoire du Congo a été émaillée des faits et événements qui marquent profondément le cours de son évolution. De la colonisation à l’indépendance, en passant par des rebellions et sécessions, le Congo et le peuple congolais ont toujours payé le prix fort pour leur liberté.

A l’heure qu’il est, la RDC vit sous une occupation politico-militaire étrangère tutsie  qui soumet le peuple congolais à la servitude d’une dictature sanguinaire et féroce. Ainsi, plusieurs observateurs étrangers, disent que  la solution aux problèmes du Congo est entre les mains des Congolais eux-mêmes.

Le gouvernement en place s’est caractérisé par la mégestion, l’irresponsabilité, la corruption et l’incompétence a tous les niveaux et surtout par des violations massives des droits humains et par des tueries et assassinats des populations civiles innocentes. En s’appuyant sur des preuves irréfutables constatées sur place par des sources locale et de ceux des organisations gouvernementales et non-gouvernementale.

L’occupation militaire : selon l’article 42 du règlement de La Haye de 1907, « un territoire est considéré comme occupé lorsqu'il se trouve placé de fait sous l'autorité de l’armée ennemie ».

La  planification de l’occupation de la RDC a été organisée par le Rwanda depuis Kigali. Sa concrétisation a été consacrée le 23 Octobre 1996  par un groupuscule d’individus réunis sous le label de l’AFDL dirigée par l’armée régulière du Rwanda. On le perçoit clairement ici que les motivations du Rwanda étaient d’occuper le territoire du Congo et de faire main basse sur ses richesses. En effet, l’article 2 de cet accord est ainsi libellé : Le sol et le sous-sol congolais appartient à l’Alliance ». Ceci est contraire à la Loi Bakajika qui n’a pas encore été abrogé et qui stipule que « le sol et le sous-sol appartiennent à l’Etat congolais ».

En effet, la loi Bakajika est une loi proposée par le député Bakajika Diyi Kamgombe Isaac-Gérard, votée par la Chambre des députés le 28 mai 1966 et promulguée sous forme d’Ordonnance-loi le 7 juin 1966 par le Président Mobutu. Elle a été élaborée en vue de régler le régime juridique de la propriété foncière, notamment dans les domaines minier et agricole et forestier.

C’est aux travers des accords de Lemera  que l’on commença à percevoir la perfidie organisée par la communauté occidentale en instrumentalisant la racaille des tueurs-tutsis-rwandais au fin de l’occupation du Congo. Et l’article 4 de cet accord attribuait déjà directement au Rwanda, a  l’Ouganda et au Burundi des pans entiers du territoire congolais : «Prêchant le panafricanisme, l’Alliance s’engage à céder 300 kilomètres aux frontières congolaises, à l’intérieur du pays, pour sécuriser ses voisins Ougandais, Rwandais et Burundais contre l’insurrection rebelle ». 

L’article 5 de cet accord avait déjà préconise la mise en place  des pillages des ressources naturelles de la RDC par des groupuscules armés étrangères lorsqu’il stipule : «  Dès que l’Alliance aura gagné la victoire, une rétribution spéciale sera allouée aux Alliés. Sa détermination est de la compétence de l’instance supérieure de l’Alliance ».

 Et pour couronner le tout, L’article 23  confia à l’AFDL « le droit de gérer tous les biens de l’Etat (meuble (sic) et immeubles du domaine public, actions et parts, fonds et capitaux, le sol, le sous-sol, et toutes les autres réserves minières et naturelles sur toute l’étendue du territoire libéré ». Cet article n’est que le corollaire de l’article 2 de l’accord mafieux de Lemera qui stipule ce qui suit : « Le sol et le sous-sol congolais appartiennent à l’Alliance ». Comme on peut le constater, la communauté occidentale, les multinationales ont conféré des droits a des étrangers  et à des individus qui n’avaient ni qualité ni titre pour aliéner la souveraineté d’un Etat, le Zaïre.

Ainsi donc Laurent-Désiré Kabila, avec sa cohorte de pillards tutsis rwandais se sont arrogé des droits appartenant aux autorités d’un Etat Souverain.

En plus de l’occupation politico-militaire,  une partie de la RDC est en voie d’être annexée au Rwanda. En effet, selon la définition donnée par l'ancien président de la Cour internationale de justice,  l'annexion est une « une opération effectuée ou non en vertu d’un traité, par laquelle la totalité ou une partie d'un territoire d'un État passe sous la souveraineté d’un autre État ». Le territoire du Kivu est en fait l’objet d’une annexion rampante au profit du Rwanda qui en fait exerce la plénitude de ses prérogatives sur ce territoire et que le gouvernement congolais n’y exerce plus son imperium. La tentative de la création du territoire de Minembwe par le RDC/Goma est un des plusieurs stratagèmes qu’use le Rwanda pour s’adjuger cette partie de la RDC et au-delà, l’ensemble du pays.

L’attitude de l’ONU à l’égard de notre pays  a toujours été la plus  ambiguë et la plus contestable. On se souviendra qu’en 1960, lors de   « l’affaire du Congo »,  alors que l’article 11, alinéa 2 de la charte des Nations Unies ne reconnaît pas à l’Assemblée Générale le pouvoir d’entreprendre une action,  pouvoir que cette disposition réserve exclusivement au Conseil de Sécurité, l’ONU, en violation de cette disposition avait chargé le Secrétaire Général de l’époque, Mr. Dag Hammarskjöld pour entreprendre une action au Congo. Déjà des divergences apparurent entre l’URSS et les Etats-Unis car, la mission lui confiée était non conforme avec les dispositions de l’article 98 de la charte.

Alors que l’opération O.N.U.C  ne consistait au départ à apporter au gouvernement congolais une aide militaire jusqu’au moment où les forces nationales de sécurité seraient aptes à exercer leurs fonctions (1), l’ONU, profitera, après avoir participé aux préparatifs de l’assassinat de Patrice Lumumba, et après la mort accidentelle de Mr. Dag Hammarskjöld, pour adopter deux autres résolutions (2) qui changeront sa mission.

En effet, au lieu d’aider le gouvernement  congolais à reconstituer son armée, l’ONU s’était transformée en force d’intervention classique sur le terrain. Cette décision du Conseil de Sécurité avait été vivement critiquée par l’URSS et la France. Et ce qui a fait dire à De gaulle que l’ONU était un « machin » au service des Etats-Unis. Il n’avait pas tort car il apparaît au jour le jour que l’actuel Secrétaire  Général semble être plus aux ordres des Etats-Unis qu’à celui de l’Organisation. Nous y reviendrons. Ce bref rappel historique démontre à suffisance que l’ONU est restée constante quant à sa position vis-à-vis du Congo : partiale et injuste.

L’"ONUC" la première mission militaire de l´ONU au Congo. Il y a 50 ans devait sans doute figurer en bonne place lors des cérémonies de 50 ans d´existence de la RDC comme pays indépendant.  En effet, sans cette mission le Katanga serait un État indépendant, tout comme sans l´assistance "technique" de l´ONU qui avait efficacement aidée les congolais á rattraper le retard dans le domaine de l´éducation, l´intelligentsia congolaise aux affaires actuellement n´aurait jamais existée.

En effet sur le plan militaire on découvre que par rapport á la "MONUC" où on ne trouve presque pas des militaires occidentaux, l´ONUC avait bénéficié de la participation de 6000 militaires suédois   et une force de frappe aérienne très moderne afin de vaincre la Gendarmerie Katangaise commandée et encadrée par des ex officiers Belges de la Force Publique.

En ce moment où certains compatriotes se demandent si les 20 000 hommes de la MONUC ne sont pas de trop. Nous découvrons que l´ONUC avait pratiquement le même nombre des troupes il y a 50 ans. Même si la qualité des forces de l´ONUC dépasse certainement celle de la MONUC.

La composition de l´ONUC est impressionnante militairement parlant:

 6000 suédois, 265 Danois, 725 Irlandais, 325 Norvégiens, 420 Canadiens, 1600 Malaisiens, 4.600 Indiens, 670 Pakistanais, 641 Ghanéens.

L´aviation militaire de l´ONU avait avant tout apportée un soutient "psychologique”. En effet, face aux 4 Fouga Magister de la Gendarmerie Katangaise qui menaçaient les forces de l´ONU, et dont l´un des avions avait tiré sur le DC-6 du  Secrétaire  Général de l´ONU Dag Hammarskjöld en 1961, la Suède avec 7 SAAB J 29B  "Tunnan" et quelques Super Sabre F-86 d´Ethiopie et de l´Inde, la force de frappe de l´ONUC dépasse largement celle de la MONUSCO.

*L'ENSEIGNEMENT OUBLIÉ

Actuellement les congolais sont partagés sur la question de la fin de la mission de la MONUC. Or on apprend en relisant l´histoire que l´ONUC avait achevé sa mission en 1964..et le retrait était programmé sur 4 ans  car les derniers 5.800 hommes de l´ONUC n´ont quitté le Congo qu´en 1968  

Dans l´article de la revue Suédoise, on souligne que des rebellions ont recommencées la guerre juste quand les derniers hommes de la ONUC quittaient le Congo, au Kwilu, Uvira-Fizi, Kindu, Stanleyville.   et les  Américains vont prendre les choses en main en intervenant directement cette fois ici avec des avions de combat T-28 D de la lutte antiguérilla pilotés par des agents de la CIA. 

Le soutien apporté par la Belgique au Katanga et au gouvernement de Tshombe constituera un élément important dans le cadre de la lutte contre le gouvernement Lumumba. Ce n'est pas tant la sécession en soi qui constitue un objectif à cet égard que la restructuration confédérale du Congo, par laquelle le gouvernement belge espère enlever à Lumumba et à son mouvement unitaire, le MNC, le fondement de leur pouvoir et la base économique de celui-ci.

Le  soutien apporté par la Belgique à la sécession du Sud-Kasaï et les projets visant à créer un Congo fédéral ou confédéral s'inscrivent également dans ce cadre. La politique belge se traduit par l'envoi, à Elisabethville, de la Mission technique belge dirigée par Harold d'Aspremont Lynden. 

Cette mission a joué un rôle important dans la mise en place, au Katanga, de structures étatiques dans les domaines légal et militaire ainsi que dans le domaine de l'information et du renseignement. La mission sera transformée en un bureau-conseil plus restreint, qui fera rapport au ministre des Affaires africaines, tandis que le consul fait rapport au ministre des Affaires étrangères. La politique du secrétaire général des Nations Unies, Hammarskjöld, qui fait pénétrer les troupes onusiennes au Katanga à partir du 12 août 1960, mais laisse provisoirement en place le gouvernement Tshombe, précipitera la chute du Gouvernement Lumumba et par la suite, sa mort. 

Aujourd’hui encore, au moment où notre pays avait été agressé en date du 2 août 1998 et ce, malgré la saisine du Conseil de Sécurité, à cette époque-là par notre représentant Permanant aux Nations Unies, elle était restée muette, alors que les dispositions de l’article 24 de la charte  donne au Conseil de Sécurité les pouvoirs « d’assumer les responsabilités du maintien de la paix et de la sécurité Internationales en agissant conformément aux buts et principes des Nations Unies édictées par les articles 1er et 2 de la charte. » 

Ainsi, la RDC était en droit d’attendre du Conseil de Sécurité l’adoption d’une résolution condamnant au moins l’agression dont elle était victime à l’époque, l’ONU, frappée d’une amnésie, on ne sait laquelle, s’était contentée de prendre acte  de cette plainte. Aujourd’hui en 2005, on est  encore là : la vérité est que  l’ONU est inféodée aux multinationales qui exploitent nos richesses,  et que l’attitude négative son Secrétaire Général à l’égard de notre pays, et ce malgré les évidences, semble accrédité la thèse selon laquelle il est au service des lobbies  des multinationales et du  « Tutsi International Power ». 

Mais curieusement, lorsque à l’époque, en 1998, la RDC exerçait son droit de légitime défense, l’ONU s’était réveillé pour demander la cessation des  hostilités en priant « toutes les forces étrangères de quitter le territoire congolais». 

Cette prise de position tardive et ambiguë de l’ONU à l’époque, n’était en fait une perfidie pour détourner l’attention, et, pendant ce temps, là elle continue à apporter son soutien au Rwanda.

De ce qui précède,  peut dire ici, sans  se  tromper, que l’ONU avait failli dans sa mission de maintien de paix au Congo. Il faudra également ajouter qu’à l’époque de cette agression,  Mr. Kofi Anan n’avait jamais pas rempli comme il se devait ses fonctions  diplomatiques que lui confère la charte des Nations Unies notamment son article  99 qui dispose que : « Le secrétaire Général peut attirer l’attention du Conseil de Sécurité sur toute affaire qui, à son avis, pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationale ». 

On comprend aujourd’hui l’attitude négative de cet homme vis-à-vis de notre pays, tout simplement parce qu’il est l’un des responsables « Ashanti Mining » une filiale de l’ « American Mining », des multinationales qui pillent les richesses du Congo.

Quant  à la MONUSCO : “Le moment ne serait-il pas enfin arrivé où il faut procéder au changement du mandat de la mission de paix des Nations unies au Congo ?”  C’est la question est posée par le journal “Le Potentiel” dans sa livraison du 15 juillet 2012. Et celui-ci de poursuivre sur toutes   “lorsqu’on se rend compte qu’après dix ans de présence en terre congolaise 18 000 mille Casques bleus n’ont pas aidé la RDC à se débarrasser de la pieuvre…. L’opinion congolaise attend du Conseil de sécurité de deux choses l’une : soit faire appliquer le chapitre 7 de la Charte de l’ONU pour rendre efficace la Monusco, soit demander à celle-ci de rendre le tablier et rentrer à New York.” “Au bout du compte, rien de palpable n’a été acquis en terme de retour d’une paix durable en RDC. La paix et, avec elle, la restauration de l’autorité sur l’ensemble du pays demeurent une gageure sinon une utopie. D’où, cette préoccupation de l’opinion congolaise sur ce que fait réellement la mission de l’ONU en RDC. De mission d’observation (Monuc) à son début, elle s’est transformée il y a deux ou trois ans en mission de stabilisation (Monusco)”.

II. LE VRAI VISAGE MISSION DE LA MONUSCO

La MONUSCO, la communauté occidentale,  les multinationales  ont depuis 1996 le début soutenu la racaille tutsie dans leur entreprise criminelle au Congo. Le dernier épisode du M23 le démontre à suffisance…On connait la suite. Le Congo est à présent dépouillé de tous ses attributs, enfin, ce qui lui restait. Maintenant, l’ONU va porter l’estocade… déchiqueter et morceler le Congo avec la complicité des hommes politiques véreux qui sont allé signer à Nairobi un acte de trahison contre  notre pays,  contre le peuple bantou et  ont de ce fait insulte la mémoire de 8 millions d’innocentes victimes. Il faut à cela ajouter  la couardise des « parlementaires », députes et sénateurs  qui ont voté la loi amnistiant cette racaille tutsie, responsable de crime de guerre, crime contre l’humanité et crime de génocide, au lieu de défendre le Peuple avec lequel ils ont passé un contrat politique.

Aujourd’hui, la MONUSCO s’apprêterait à transférer son quartier général de Kinshasa vers Goma. Dans d’autres circonstances, un tel déménagement serait passé inaperçu et n’aurait suscité aucun intérêt. Mais pas dans le cas de la guerre qui déchire la République démocratique depuis septembre 1996, année du déclenchement de l’offensive de l’AFDL, Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo, une milice armée extrémiste tutsie faussement présentée à l’époque comme une rébellion congolaise.

Si jamais le changement d’adresse de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo se confirme alors, les Bantous congolais ont tout à craindre. Ils peuvent même d’ores et déjà porter le deuil de leur pays, de son unité et de son avenir. L’installation de Martin Koebler, le patron de la MONUSCO avec armes, bagages et personnel  dans le chef-lieu de la province du Nord-Kivu signifierait le passage à l’ultime étape de la balkanisation du Congo. Dans le même temps,  en s’approchant à quelques  encablures seulement de la ville frontalière rwandaise de Gisenyi, le représentant du secrétaire général de l’ONU fournirait à la face du monde la preuve ultime de sa collusion avec le général Paul Kagamé et le régime tutsi qui sévit au Rwanda depuis 1994. 

Pour la MONUSCO, il n’existe aucune nécessité sécuritaire pouvant justifier un déplacement de plus de 1.500 km vers l’Est du Congo, dans une ville excentrique et une région marquées par des violences ethniques depuis plus de 18 ans. Alors quid ? Comment expliquer cette délocalisation ?

La seule justification d’un tel déménagement se dissimule derrière un double objectif stratégique à savoir, passer à l’une des dernières phases du plan de 

Dislocation de la République démocratique du Congo et franchir une étape décisive dans le processus de création du « tutsiland » ou foyer national tutsi aux dépens de l’intégrité territoriale congolaise. 

Le futur transfert du siège de la MONUSCO à Goma, petite agglomération provinciale, ville martyrisée, marquée par une insécurité endémique et  qui ne dispose pas des services ni de l’infrastructure qu’offrait Kinshasa la capitale indique, en outre, le désintéressement de M. Martin Koebler pour le reste du Congo.  

Désormais, ne compte pour lui que la présence de la force des 17.000 casques bleus dans le chef-lieu d’une province destinée à abriter le cœur de la patrie dont les Tutsis rêvent depuis des siècles de devenir les habitants majoritaires. L’actuel patron de la MONUSCO pourra ainsi mettre tout l’arsenal militaire, ainsi que la logistique, les troupes et la haute technologie militaire dont il dispose comme, par exemple, les drones ; pour interdire toute remise en cause de l’accaparement  du flanc oriental du Congo par les Tutsis et toute contestation de l’absorption du Kivu par le  Rwanda. M. Martin Koebler se doute bien qu’un tel projet heurterait de front le nationalisme  des  milices d’autodéfense paysanne des Bantous congolais qui, depuis le 19e siècle, luttent sans relâche contre tout envahisseur, qu’ils s’agisse des Tutsis, des agents de l’EIC, Etat indépendant du Congo à l’époque où il fut la propriété du roi des Belges Léopold II,  ou du colonisateur belge. 

C’est sans doute pour parer à toute éventualité lors de l’hypothétique annexion du Kivu par le général Paul Kagamé que deux brigades totalisant 4.000 hommes y ont été envoyées par l’Afrique du Sud et le Malawi. Les soldats sud-africains et malawites ont été, comme par hasard, pré positionnés exclusivement dans  les deux provinces du Kivu en prévision de la résistance et de l’opposition armée que les Bantous congolais ne manqueront pas de déployer lors d’une éventuelle proclamation du « tutsiland ». Les Congolais seront alors habilités à recourir à tous les moyens licites et illicites pour empêcher la réalisation d’un tel désastre.

Le temps des vautours

« Là où se trouve le cadavre, là aussi seront les vautours ». Il suffit de lever les yeux vers le ciel congolais, traversé par des éclairs de couleur rouge sang et où s’accumulent de sombres nuages pour apercevoir les vols lourds des vautours venus des quatre coins du monde. Actuellement, plus de 50 armées étrangères ont, soit déjà  séjourné au Congo, soit y opèrent encore. Ce n’est pas par hasard. Tous ces corps expéditionnaires attendent la mise à mort du Congo pour se ruer sur sa dépouille et la mettre en pièces.  A voir la frénésie qui les agite, ils pensent que l’heure de la curée ne devrait plus tarder à sonner. C’est la raison pour laquelle la MONUSCO  a pris les devants  et s’apprête à gagner le lieu où le cadavre ensanglanté du Congo sera livré aux rapaces ainsi qu’aux charognards de tout poil et de tout plumage.

Les sinistres oiseaux qui battent leurs sombres ailes dans le ciel congolais sont venus de France avec l’opération Artémis menée en 2002 dans le district de l’Ituri pour y combattre la rébellion de Thomas Lubanga, mais aussi des USA avec l’Africom, une prétendue force de stabilisation de l’Afrique actuellement basée à Kisangani en province orientale. Les autres rapaces diurnes et nocturnes qui fendent l’air au-dessus de Kinshasa et des autres villes congolaises ont quitté leurs aires de nidification situés pour les uns en Angola, au Burundi, en Ouganda,  en Namibie, au Zimbabwe, au Tchad, au Rwanda et, pour les autres en Afrique du Sud et au Malawi déjà cités. A ces volatiles, il convient également d’ajouter l’immense nuée des vautours envoyés depuis 2006  au Congo par les 28 pays de l’Union européenne sous le nom de l’EUFOR, forces armées européennes dont une partie seulement du dispositif fut rapatriée.  

Mais de tous ces oiseaux de mort aux battements d’ailes lugubres qui patrouillent dans le ciel congolais, c’est sans aucun doute la MONUSCO qui joue le rôle de chef de tous les rapaces. Formée de contingents militaires dépêchés par une dizaine de pays aussi éloignés les uns des autres que le Bengladesh, le Sénégal et le Guatemala, la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo opère dans notre depuis bientôt 15 ans. A ce titre, c’est l’opération la plus longue jamais organisée par l’ONU depuis sa création le 26 juin 1945 à San Francisco. C’est aussi la mission la plus coûteuse puisque chaque jour, depuis plus de 14 ans, les 17.000 casques bleus présents sur notre sol coûtent un million 850 dollars.  La MONUSCO, c’est le vautour en chef de toute la flottille  des  rapaces qui sillonnent le ciel de notre pays, dans l’attente de se jeter sur le cadavre du Congo.

La cinquantaine des corps expéditionnaires est censée se battre au Congo dans un conflit appelé « première guerre mondiale africaine ». D’accord. Mais comment se nomme l’ennemi qui a nécessité une telle mobilisation de forces militaires urbi et orbi ? Mystère. Et avec quel résultat ?  Le bilan de la MONUSCO est exactement égal à zéro. Mais surtout, comment expliquer qu’avec un tel déploiement de troupes, la guerre qui ravage le Congo dure depuis septembre 1996, avec des moments d’accalmie et des phases de virulence mais sans jamais s’éteindre ? Dans l’entretemps, les Bantous congolais ont déjà perdu 8 millions des leurs tandis que, selon l’évaluation de l’ONG IRC, International Rescue Committee ou Comité de secours international, une femme est violée au Congo toutes les 48 minutes.

Une seule réponse est susceptible de vider ces interrogations. De toute évidence, aucune de ces armées étrangères n’a été envoyée au Congo pour rétablir la paix.  Quant à la MONUSCO, son principal objectif viserait, parait-il, la stabilisation du Congo. Mais au bout d’une quinzaine d’années et plus de 8 millions de morts, face au péril de dislocation de l’unité territoriale du pays, devant les incessantes violations de la souveraineté congolaise et alors que des Tutsis monopolisent la plupart des fonctions régaliennes dans les institutions congolaises, force est de constater que  la finalité de la présence des  casques bleus et de M. Martin Koebler au Congo n’a absolument rien à avoir avec une quelconque sécurisation ou de stabilisation de notre pays. Toute affirmation contraire relèverait d’une boutade et d’une sinistre farce.  

Du reste, dès le départ, il n’a jamais été question pour la MONUSCO de travailler à la stabilisation du Congo. De propos délibéré, les soldats onusiens ont été dépêchés dans notre pays pour servir des intérêts et une cause totalement étrangers et même hostiles à ceux des Bantous congolais et de leur pays. Malheureusement, atteints, pour les uns d’une cécité inguérissable ; souffrant pour les autres de berlue et affectés pour la plupart d’une déplorable naïveté, personne parmi les hommes politiques, les intellectuels et les médias au Congo n’a vu dans la MONUSCO le grand-père de tous les vautours. Rien de surprenant.

Depuis des lustres, l’ONU a été confisquée par des puissances d’argent et des  organisations criminelles qui, après avoir dévoyé sa noble mission de sentinelle chargée de veiller sur la paix entre les pays et la sécurité des nations, travaille comme dans le cas de la Yougoslavie ou du Soudan, à des desseins diamétralement opposés. 

C’est ainsi que l’organisation des Nations-Unies, par l’intermédiaire de sa mission dénommée KFOR, mission de l’ONU au Kosovo,  a ouvertement parrainé l’éclatement de la Yougoslavie. Même constat avec le Soudan dont la partie méridionale a été détaché du reste du pays, en attendant la séparation de la province du Darfour, le tout sous la supervision des casques bleus.

Un lent processus de balkanisation

Au Congo, voilà plus de 14 ans que les fameux soldats de la paix assistent, indifférents, aux atrocités commises par les milices armées extrémistes tutsies comme le CNCDP de Laurent Nkundabatware et le M23 de Ngiramakenga Sultani.  Depuis mars 2007, au vu et au su des soldats onusiens, des opérations d’épuration ethnique ont été menées dans les territoires de Rutshuru, de Masisi, de Walikale et partout ailleurs dans le Nord-Kivu. Plus de 2 millions et demi de Bantous congolais appartenant notamment aux ethnies des Nyanga, des Tembo, des Bafulero, des Nande, des Hunde ont été massacrés, leurs jeunes gens jetés vivants dans des fosses septiques tandis que les survivants ont trouvé refuge dans la forêt où ils vivent dans des conditions proches de celles des animaux. Quelques centaines de milliers d’entre eux s’entassent dans des camps de fortune, comme le tristement célèbre campement de Mugunga situé dans les faubourgs de Goma. Ce fut la première phase du plan de dislocation du Congo et de son occupation par les Tutsis.

Dans un deuxième temps, par dizaines de milliers, des familles tutsies rwandaises ont été transvasées dans le Kivu pour y occuper les maisons, les villages et les terres abandonnés par leurs propriétaires originels. D’autres Tutsis chassés de Tanzanie sont venus les rejoindre. La MONUSCO a fermé les yeux sur tous ces mouvements des populations, les couvrant ainsi implicitement. 

Une troisième étape est prévue et serait même déjà en cours d’exécution. Il s’agit de l’organisation d’un recensement scientifique destiné à évaluer le poids démographique des Tutsis dans le Kivu.  Quel que soit le résultat de cette entreprise de dénombrement, les organisateurs s’arrangeront avec les chiffres pour attribuer aux populations tutsies importées du Rwanda une majorité factice.

C’est alors que pourra intervenir la quatrième phase, la plus cruciale, portant sur la tenue d’un référendum d’autodétermination sur l’ensemble du Kivu. Il sera posé aux votants la question de savoir s’ils désirent toujours faire partie de la République démocratique du Congo ou bien, au contraire, s’ils préfèrent s’en détacher avec, sous-entendu, le projet d’être annexés au Rwanda.

Finalement, la proclamation d’un tutsiland couvrant les deux Kivu, le district du Sud-Kivu et, pourquoi pas, une partie ou la totalité de la province du Maniema procèdera d’une simple formalité venant clôturer un  processus criminel supervisé par la MONUSCO et M. Martin Koebler. 

Face aux périls qui menacent le Congo, devant l’holocauste en cours, comment qualifier les casques bleus au Congo dès lors qu’ils œuvrent, depuis plus de 14 ans, pour la défense des intérêts et de la cause des Tutsis ? N’est-ce pas la MONUSCO qui a conçu, organisé, financé et parrainé les nombreuses opérations de brassage des milices armées tutsies au sein des FARDC ?  Autant mélanger un sceau de sable dans une marmite de riz. C’est la recette que les fameux soldats de la paix ont préparé et servent aux Bantous congolais depuis plus de 14 ans.  Immangeable. Et quelles épithètes réserver à  leur patron en la personne de M. Martin Koebler qui, avec un cynisme consommé, fait sembler de travailler pour la paix et la stabilisation du Congo? Il doit exister dans les dictionnaires anglais et français  des qualificatifs  adéquats pour désigner ce genre de triste sire. A l’observer de près, il y a dans ce sinistre personnage quelque chose de choquant et de répugnant lorsqu’on le voit s’agiter sur la scène congolaise et qu’on entend les infamantes déclarations qu’il multiplie depuis des années.

A force de se moquer des Bantous congolais, après 18 ans de guerre et huit millions de morts dans leurs rangs, il se pourrait que la MONUSCO, M. Martin Koebler et tous ceux qui essuient leurs pieds sur l’honneur, la dignité et la vie des Bantous congolais se réveillent un de ces quatre matins devant un spectacle auquel personne ne se serait attendu. Désormais, le peuple congolais est parfaitement habilité à adopter d’autres dispositions d’esprit et à prendre d’autres résolutions pour mettre un terme définitif à l’entreprise de leur annihilation, pour préserver l’unité nationale et assurer la sauvegarde de la souveraineté du Congo. Dès ce jour-là, la peur changera alors de camp. 

A tous ceux qui œuvrent depuis septembre 1996 pour la fin du Congo et qui ont cru, trop tôt, en sa mort, à tous les vautours et autres oiseaux de proie qui décrivent des cercles dans le ciel du Congo en attendant sa liquidation pour se repaître de sa chair, l’heure de la reddition des comptes pourrait sonner plus vite qu’ils ne pensent. Plongé dans un coma profond, agonisant et alors que ses jours semblent compter,  la République démocratique du Congo refuse de périr et, tel le mythique phœnix, notre pays renaîtra de ces cendres, plus fort et « plus beau qu’avant, dans la paix ».  

C’est alors qu’à coup sûr, la MONUSCO et M. Martin Koebler figureront liste des premiers appelés à  la barre, devant le tribunal de la justice qui les convoquera pour répondre de leurs turpitudes, de leur duplicité et de leurs crimes.

Londres, le 24 février 2014.

MBELO LISALIKO WENDA

Diplomate, Spécialiste des Questions approfondies

De Politique Etrangère