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RDC : L’évaluation de l’accord du 23 mars 2009 aura lieu incessamment à Kampala

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Des sources du ministère des Affaires étrangères livrent l’information sous le couvert de l’anonymat : l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009 aura lieu incessamment. Selon des indiscrétions au ministère des Affaires étrangères, il apparaît que le format de prochaines discussions serait réduit au strict nécessaire. Il est avancé le nombre de trente participants, en lieu et place d’une multitude souvent à la base de la foire d’empoignes interminables. Cet aspect résolu, l’autre en lien avec la durée des travaux trouve également de solution. Ceux-ci ne dureront que quinze jours maximum. Aucune rallonge ne sera tolérée ni proposée. Enfin, l’ordre du jour est clair et précis : rien que l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009 au centre des discussions. Les leaders politiques et de la Société civile qui prendront part aux travaux sont avertis.

Une nouvelle rencontre sous l’égide de la CIRGL est annoncée dans les tout prochains jours à Kampala. Cette fois-ci, des leaders de la Majorité, de l’Opposition et de la Société civile sont associés aux discussions. L’ordre du jour est contraignant : l’évaluation des accords du 23 mars 2009, à la base de la guerre actuelle dans l’Est du territoire national. Hors de question de mettre, face à face, sans témoin le gouvernement et le M23. Le timing des travaux est également chronométré à quinze jours !

Des sources du ministère des Affaires étrangères livrent l’information sous le couvert de l’anonymat : l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009 aura lieu incessamment. Ce n’est plus qu’une question de jour d’autant plus que la réunion interinstitutionnelle en a fait le principal sujet de sa séance d’hier mercredi 28 novembre.

Selon des indiscrétions au ministère des Affaires étrangères, il apparaît que le format de prochaines discussions serait réduit au strict nécessaire. Il est avancé le nombre de trente participants, en lieu et place d’une multitude souvent à la base de la foire d’empoignes interminables.

Cet aspect résolu, l’autre en lien avec la durée des travaux trouve également de solution. Ceux-ci ne dureront que quinze jours maximum. Aucune rallonge ne sera tolérée ni proposée. Enfin, l’ordre du jour est clair et précis : rien que l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009 au centre des discussions.

Les leaders politiques et de la Société civile qui prendront part aux travaux sont avertis : la présidence de la CIRGL ne compte pas organiser à Kampala VI une rencontre destinée à tirer en longueur. Autrement dit, exit des discussions oiseuses. Déjà, une commission mise en place par la CIRGL examine le rapport d’évaluation de l’application de l’accord du 23 mars 2009. Lequel, comme on le sait, a offert le prétexte à la guerre que mène actuellement le M23, en sa qualité d’émanation du signataire d’alors qui est le CNDP.

La délégation de Kinshasa est invitée à rester vigilante. L’interlocuteur n’est pas un enfant de chœur à qui l’on va donner des ordres ou faire des remontrances. Il est détenteur d’un agenda caché qu’il peut actualiser en cas de distraction de la partie gouvernement. Le M23 fera tout ce qui est en son pouvoir pour garder un pied ferme sur Goma et ses environs de manière à mettre en marche le projet de balkanisation de la RDC qui s’accompagne du pillage des ressources de l’ex-colonie belge.

Il s’ensuit que les discussions sur la remise en cause de l’ordre institutionnel actuel ne devront pas être inscrites à l’ordre du jour de cette rencontre. Celles-ci pourraient trouver des solutions sur le plan interne, au pays. Ce premier pas franchi en rapport avec l’accord du 23 mars 2009, le pays aura le loisir de se lancer dans la recherche d’autres voies pour régler l’ensemble des problèmes qui divise la classe politique congolaise.

La supervision de la CIRGL, de l’UA ...

Cette rencontre appelée à être convoquée au courant de la semaine prochaine, sauf changement de dernière minute, vise à vider de sa substance les revendications du M23, ayant conduit à la guerre que tout le monde déplore. Le président Yoweri Kaguta Museveni conduit, de manière assidue, ce dossier depuis un certain temps. Il a eu à parler avec l’ensemble des acteurs impliqués et connaît donc par conséquent les tenants et les aboutissants de cette crise.

Aussi, en sa qualité de président en exercice de la CIRGL, il sait où s’appesantir et mettre l’accent.  Cela dit, au-delà de ce qui sera exposé, les protagonistes détiennent dans les tours de leurs manches des agendas cachés susceptibles de plomber les travaux et les conclusions au stade de leur application. De même, la délégation qui viendra de Kinshasa ainsi que celle du M23 devront mettre en avant-plan l’intérêt supérieur du pays en lieu et place de leurs propres, légitimes soient-ils !

La présidence de la CIRGL n’offrirait qu’un cadre. Il appartiendrait aux Congolais d’en donner un contenu, sans verser dans la complaisance et des tergiversations funestes. Celles qui pourraient conduire à remettre en question l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

De la même manière, les délégués de Kinshasa devraient éviter de tomber dans le piège des compromissions qui voient  souvent le jour dans pareilles circonstances. Puisqu’il s’agit d’une question d’intérêt national, le seul langage qui pourrait donner satisfaction aux Congolais est celui de la vérité et de la sauvegarde de l’intégrité territoriale.

[Le Potentiel]