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RDC : La colère du RODHECIC contre «Joseph KABILA»

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Les membres du RODHECIC déplorent aussi que, « depuis plus de 16 ans, le Rwanda et l'Ouganda ainsi que leurs alliés extérieurs, notamment les multinationales soutiennent toutes les rebellions contre les institutions de la République démocratique du Congo, provoquant des négociations et des accords parfois secrets qui préparent systématiquement la prochaine guerre et les violations massives régulières des droits humains qui en découlent ». En effet, font-ils remarquer, « le gouvernement congolais a toujours négocié et intégré des hommes de troupe et des hommes politiques issus des groupes armés sans que cela n'apporte de solutions idoines, efficaces et durables aux problèmes d'instabilité de notre pays ». Les citoyens de la République démocratique du Congo n'acceptent pas le M23, la rébellion et l'occupation.

Les membres du Réseau des organisations des Droits humains et d'éducation civique d'inspiration chrétienne (Rodhecic) de la Société civile expriment leur « colère contre le chef de l’Etat, le gouvernement et les partis politiques de la Majorité présidentielle ».

Tous « n'arrivent pas à résoudre durablement la problématique de la sécurité et de la protection des populations et des territoires de la République démocratique du Congo malgré, les nombreuses condamnations de la déstabilisation de la République démocratique du Congo par les institutions internationales et particulièrement, par le Secrétaire général des Nations Unies », accusent-ils dans un communiqué du samedi 24 novembre sur « la déstabilisation de la République démocratique du Congo par des forces extérieures. »

« Nous sommes convaincus que l'absence d'une vision commune des acteurs politiques de la République démocratique du Congo par rapport à la guerre et l'instabilité que vit notre pays depuis plus de 20 ans, empêchant que les voix, les cris et les réalités des populations congolaises soient entendus et compris à l'extérieur de la RDC, est également l'une des causes de cette situation », stigmatisent-ils.

Ils déplorent aussi que, « depuis plus de 16 ans, le Rwanda et l'Ouganda ainsi que leurs alliés extérieurs, notamment les multinationales soutiennent toutes les rebellions contre les institutions de la République démocratique du Congo, provoquant des négociations et des accords parfois secrets qui préparent systématiquement la prochaine guerre et les violations massives régulières des droits humains qui en découlent ».

En effet, font-ils remarquer, « le gouvernement congolais a toujours négocié et intégré des hommes de troupe et des hommes politiques issus des groupes armés sans que cela n'apporte de solutions idoines, efficaces et durables aux problèmes d'instabilité de notre pays ».

Les membres du Rodhecic déclarent être « engagés dans la promotion de la paix et de la justice par l'éducation civique, pour une pleine culture démocratique des congolais ; préoccupées par le contrôle partiel qu'exerce le groupe armé +Mouvement du 23 mars+, dit M23 sur 4 territoires de la province du Nord-Kivu à la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda, à savoir : Rutshuru, Nyiragongo , Masisi ainsi que le chef-lieu, la ville de Goma ; interpellées par la guerre médiatique qui voudrait faire croire que les populations de la République démocratique du Congo acceptent et appuient le groupe armé +M23+ ».

« Les citoyens de la République démocratique du Congo n'acceptent pas le M23, la rébellion et l'occupation. Les nombreuses victimes humaines des violations graves des droits humains ainsi que le drame humanitaire que nous vivons à travers les nombreux déplacés et réfugiés sans assistance sont des raisons suffisantes pour récuser ces terroristes qui agissent avec l'appui avéré du Rwanda et de l'Ouganda », affirment-ils.

« Retrait immédiat et sans conditions du M23 »

Les membres du Rodhecic observent que, « d'une guerre identitaire à l'origine, elle s'est établie comme une guerre économique liée à l'exploitation illégale » des ressources naturelles de la RDC.

Ils regrettent que « l'impunité et la corruption comme prime accordée aux acteurs politiques et aux différents groupes armés, qui commettent des crimes contre la République démocratique du Congo et l'humanité, favorisent et consolident l'insécurité ainsi que la prolifération des groupes armés dans notre pays ».

Pour toutes ces raisons, ils dénoncent « la non application des nombreuses décisions et résolutions des Nations Unies, de l'Union africaine et de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) en faveur des populations de la République démocratique du Congo; les menaces à la démocratie en République démocratique du Congo, seule voie pour une stabilité durable ».

Par ailleurs, ils condamnent « l'appui avéré du Rwanda et de l'Ouganda ainsi que leurs alliés extérieurs, notamment les multinationales, à tous les groupes armés en République Démocratique du Congo ».

" Nous exigeons le retrait immédiat et sans conditions du M23 de tout le territoire congolais ; la publication de tous les accords en lien avec la guerre en République démocratique du Congo ; la mise en application effective des résolutions des Nations Unies, de l'Union africaine et la CIRGL ; la poursuite, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, de tous les responsables des violations massives des droits humains et du génocide commis en République démocratique du Congo se trouvant au Rwanda et en Ouganda ; le dialogue entre les acteurs politiques et les forces vives de la République démocratique du Congo".

"Nous demandons à toutes les agences et institutions d'apporter leur assistance humanitaire aux populations victimes de cette guerre en République démocratique du Congo ", concluent-ils dans leur communiqué.

Les organisations du Rodhecic signataires du communiqué sont ACAT/RDC, Amis de la prison, APROHU, FONDABYM, Jeunesse du Monde, MIEC-RDC, MIIC-RDC, CIAM-KIN, APEMA, FCDD et CEFOP/DH.

[Angelo Mobateli]

Communiqué sur la déstabilisation de la R.D.C par des forces extérieures.

Nous, Organisations membres du Réseau des Organisations des Droits Humains et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne (RODHECIC),

• Engagées dans la promotion de la paix et de la justice par l’éducation civique, pour une pleine culture démocratique des congolais ;

• Préoccupées par le contrôle partiel qu’exerce le groupe armé « mouvement du 23 mars », dit M23 sur 4 territoires de la province du Nord Kivu à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda, à savoir : Rutshuru, Nyiragongo , Masisi ainsi que le chef-lieu, la Ville de Goma ;

• Interpellées par la guerre médiatique qui voudrait faire croire que les populations de la République Démocratique du Congo acceptent et appuient le groupe armé « M23 »,

Voulons affirmer que les citoyens de la République Démocratique du Congo n’acceptent pas le M23, la rébellion et l’occupation. Les nombreuses victimes humaines des violations graves des droits humains ainsi que le drame humanitaire que nous vivons à travers les nombreux déplacés et réfugiés sans assistance sont des raisons suffisantes pour récuser ces terroristes qui agissent avec l’appui avéré du Rwanda et de l’Ouganda. Nous sommes en colère contre le chef de l’Etat, le gouvernement et les partis politiques de la majorité présidentielle qui n’arrivent pas à résoudre durablement la problématique de la sécurité et de la protection des populations et des territoires de la République Démocratique du Congo et cela malgré, les nombreuses condamnations de la déstabilisation de la République Démocratique du Congo par les institutions internationales et particulièrement, par le Secrétaire Général des Nations Unies. Nous sommes convaincus que l’absence d’une vision commune des acteurs politiques de la République Démocratique du Congo par rapport à la guerre et l’instabilité que vit notre pays depuis plus de 20 ans, empêchant que les voix, les cris et les réalités des populations congolaises soient entendus et compris à l’extérieur de la RDC, est également l’une des causes de cette situation. Depuis plus de 16 ans, le Rwanda et l’Ouganda ainsi que leurs alliés extérieurs, notamment les multinationales soutiennent toutes les rebellions contre les institutions de la République Démocratique du Congo, provoquant des négociations et des accords parfois secrets qui préparent systématiquement la prochaine guerre et les violations massives régulières des droits humains qui en découlent. En effet, le gouvernement congolais a toujours négocié et intégré des hommes de troupe et des hommes politiques issus des groupes armés sans que cela n’apporte de solutions idoines, efficaces et durables aux problèmes d’instabilité de notre pays.

D’une guerre identitaire à l’origine, elle s’est établie comme une guerre économique liée à l’exploitation illégale des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo. L’impunité et la corruption comme prime accordée aux acteurs politiques et aux différents groupes armés qui commettent des crimes contre la République Démocratique du Congo et l’humanité favorisent et consolident l’insécurité ainsi que la prolifération des groupes armés dans notre pays. Voilà pourquoi nous dénonçons : La non application des nombreuses décisions et résolutions des Nations Unies, de l’Union Africaine et de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs(CIRGL) en faveur des populations de la République Démocratique du Congo ; Les menaces à la démocratie en République Démocratique du Congo, seule voie pour une stabilité durable.

Nous condamnons l’appui avéré du Rwanda et de l’Ouganda ainsi que leurs alliés extérieurs, notamment les multinationales, à tous les groupes armés en République Démocratique du Congo. Nous exigeons : Le retrait immédiat et sans conditions du M23 de tout le territoire congolais ; La publication de tous les accords en lien avec la guerre en République Démocratique du Congo ; La mise en application effective des résolutions des Nations Unies, de l’Union Africaine et la CIRGL ; La poursuite, par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, de tous les responsables des violations massives des droits humains et du Génocide commis en République Démocratique du Congo se trouvant au Rwanda et en Ouganda. Le dialogue entre les acteurs politiques et les forces vives de la République Démocratique du Congo ;

Nous demandons à toutes les agences et institutions d’apporter leur assistance humanitaire aux populations victimes de cette guerre en République Démocratique du Congo.

Fait à Kinshasa, le 24 novembre 2012.

Pour le RODHECIC :

• Secrétariat du RODHECIC : Jean Baptiste NDUNDU • ACAT/RDC : Bernard KATUMBA • Amis de la prison : Célestin OHOTE • APROHU : Bertin KANYINDA • FONDABYM : Marie Josée AMPUTU • Jeunesse du Monde : Thomas YANGILWA • MIEC-RDC : Gillet MBANGANI •  MIIC-RDC : Dieudonné RASHIDI • CIAM-KIN : Albert MUTOMBO • APEMA : Justin MUBALAMA • FCDD : Séraphine LEMBIKISA • CEFOP/DH : Symphorien KAPINGA