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RDC : La démission exigée de 3 ministres et de 2 chefs de l’armée

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A Kinshasa, le Réseau national des ONG pour la défense des droits de l’homme (Renadhoc) a recommandé vendredi 23 novembre au président Joseph kabila d’«obtenir urgemment » la démission de quelques membres du gouvernement et de l’armée pour avoir failli à leurs missions respectives sous le mandat du gouvernement du Premier ministre Augustin Matata Ponyo durant les 6 premiers mois de son mandat caractérisé par la dégradation de la situation sécuritaire au Nord-Kivu. Il a cité les ministres de la Défense, de l’Intérieur et de la Justice et Droits humains » ainsi que « le chef d’Etat-major général des FARDC, le chef d’Etat-major chargé des forces terrestres et le commandant de la Police nationale congolaise.

La « prise » de Goma par les mutins du M23 mardi 20 novembre  continue de susciter de vives réactions d’indignation et de protestation dans la diaspora congolaise et en RDC. Alors que la diaspora congolaise appelle à faire de « l’intégrité territoriale, la priorité des priorités », le Renadhoc exige à Kinshasa « la démission » de 3 ministres, de 2 chefs de l’armée et d’un commandant de la Police nationale congolaise (PNC).

« L’intégrité du territoire national doit être la priorité  des priorités. Et lorsqu’elle est menacée, le gouvernement doit toutes affaires cessantes  s’atteler à ce dossier et lui donner toute la priorité », a recommandé vendredi Lievain Ntako dans un message électronique à lepotentielonline.com.

« Que se passe-t-il chez nous et que faites-vous membres de la presse pour dénoncer le énième complot contre notre cher beau pays ? Quel est ce pays dont le gouvernement, une fois le pays attaqué, crie d’abord vers la communauté internationale au lieu de se défendre ? », s’est-il indigné.

Bien plus. « Quel est-ce pays dont le gouvernement continue à accuser un pays voisin, mais permet que son président soit en dehors du pays le jour de la chute de la ville de Goma pour avoir une réunion avec le même président dont le pays est accusé ?

Quel est-ce pays dont le parlement continue à parler des affaires normales du pays alors qu’une partie du pays est déjà prise et est entre les mains des ennemis ? », s’est-il encore interrogé.

Signalant qu’« ici (à l’étranger), tous les Congolais sont en désarroi », il soutient que « les négociations ne peuvent bien se passer que si l’on n’a essaye de se défendre » afin que « les Congolais ne soient plus la risée de tous les peuples du monde et qu’ils mettent un terme à la honte et à l’humiliation ».

A la classe politique « totalement médiocre », la diaspora congolaise fait le reproche d’être « totalement déconnectée des réalités de l'Est du pays » tout en disant être « néanmoins confiante que la lumière jaillira un jour ».

« Démission » exigée de 3 ministres et de 2 chefs de l’armée

A Kinshasa, le Réseau national des ONG pour la défense des droits de l’homme (Renadhoc) a recommandé vendredi 23 novembre au président Joseph kabila d’«obtenir urgemment » la démission de quelques membres du gouvernement et de l’armée pour avoir failli à leurs missions respectives sous le mandat du gouvernement du Premier ministre Augustin Matata Ponyo durant les 6 premiers mois de son mandat caractérisé par la dégradation de la situation sécuritaire au Nord-Kivu.

Il a cité les ministres de la Défense, de l’Intérieur et de la Justice et Droits humains » ainsi que « le chef d’Etat-major général des FARDC, le chef d’Etat-major chargé des forces terrestres et le commandant de la Police nationale congolaise.

« Nous avons d’abord ciblé les quelques éléments du gouvernement par rapport à leurs responsabilités individuelles mais si le chef de l’Etat n’arrive pas à exaucer nos recommandations, nous serons contraints sans pour autant le vouloir d’exiger la décision de tout le gouvernement.

S’il (le président Kabila) ne sait pas le faire, il n’a qu’à nous le dire. Comme ça, nous comprendrons qu’il s’agit de haute trahison », a expliqué dans un point de presse le secrétaire exécutif du Renadhoc, Fernandez Murhola.

Il a précisé que « cette recommandation est basée sur les responsabilités individuelles de chaque personne citée ».

« Le président de la République, chef de l’Etat et commandant suprême des Forces armées de la République démocratique du Congo a pris la décision de suspendre de ses fonctions, à dater de ce jour, le général-major Gabriel Amisi Kumba, chef d’Etat-major des Forces terrestres, et ce jusqu’à la fin de l’enquête », a annoncé dans la soirée le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga.

Il a évoqué des accusations contenues dans le rapport final du Groupe d’experts des Nations unies mentionnant « un certain nombre d’officiers congolais » impliqués dans un « trafic illégal d’armes et de munitions » pour justifier la décision présidentielle.

[Angelo Mobateli]