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La fin d’un régime sanguinaire : Le PPRD projette la chute de «Joseph KABILA»

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Si ailleurs, au Maghreb, la révolution a été brutale. En République démocratique du Congo, la révolution est  plutôt silencieuse. Le changement comme un venin  circule dans le corps politique et social, la RDC bouge et la Majorité Présidentielle n’est pas épargnée, les traces de la morsure du changement sont visibles dans le cercle de Kingakati. Les Kabilistes projettent la chute de Joseph Kabila sur qui se cristallisent toutes les contestations. 

J. Bangakia « rien ne peut arrêter le changement…. Les élections des gouverneurs viennent marquer la fin d’une époque, celle des diktats et mot-d’ordre. Le bureau politique de la MP doit tirer toutes les conséquences, s’adapter à l’évolution de la société. Aujourd’hui le choix d’un dirigeant ne vient plus du haut mais de la base, le diktat ne vient plus du sommet mais de la vallée ».

Si ailleurs, au Maghreb, la révolution a été brutale. En  République démocratique du Congo, la révolution est  plutôt silencieuse. Le changement comme un venin  circule dans le corps politique et social, la RDC bouge et la Majorité Présidentielle n’est pas épargnée, les traces de la morsure du changement sont visibles dans le cercle de Kingakati. Comme a dit Martin Fayulu « le changement en RDC est inévitable, nous sommes au cœur de l’Afrique, le monde est en profonde mutation et la RDC en essayant de l’esquiver est entrain de subir aujourd’hui les forces transfuges du changement ».  Les colonnes de fumée qui s’élèvent à Kingakati doivent interpeller la conscience des hommes politique qu’on soit de l’opposition ou de la MP. Nous devons renverser notre regard.

Existeraient-ils des petits tshisekedi dans la MP

L’élection des gouverneurs dans la province orientale et le Bas-Congo ont mis en évidence une opposition furtive dans la MP.

L’histoire montre que les démocraties modernes sont nées d’un refus : celui de l’arbitraire, du pouvoir despotique, de la dépendance envers les volontés obscures, de l’ingérence extérieure. Etienne Tshisekedi en résistant et se maintenant voilà déjà plus de dix mois comme Chef de l’Etat, vient de créer cette génération, celle de Chebeya et Armand Tungulu.

Tshisekedi a  galvanisé les esprits des Congolais et a crée  des petits tshisekedi qui pullulent aux quatre coins du monde, de vrais nationalistes, même s'ils ne sont pas encore aux affaires. Il faudra compter avec eux. Des intellectuels congolais sans voix éparpillés dans le monde travaillent synergie avec ceux restés au pays  et ont élaboré des plans plus intelligents.

Le PPRD projette la chute de J. Kabila

« Je suis la voix de celui qui crie dans la forêt, mongongo na nga me zipami na b’avions pe ba canons. Distance éleki nga na bino eleki molayi moyen boyoka nga eza te. » Yves Kongolo 

Les Kabilistes projettent la chute de J. Kabila sur qui se cristallisent toutes les contestations. Ces cadres du PPRD réfléchiraient sur l’exécution du projet phœnix basé sur les dernières projections du clairvoyant, le feu augustin Katumba Mwanke. Ce dernier, après avoir constaté que l’autorité morale du PPRD était la cause profonde de leur naufrage, avait conçu le projet éclipse, en injectant dans l’opinion publique la psychose de la folle rumeur sur l’état de santé du Chef de l’Etat, qui allait par la suite démissionner suite à son incapacité de gouverner. Cependant, cette idée n’avait pas fait l’unanimité à Kingakati, notamment chez les « Mugalu » (Chargé de la maison civile du chef de l’Etat)  qui ont décidé alors de crucifier « dieu le père » à la place du « fils ». Aujourd’hui, après un bref aperçu sur les analyses de l’un des américains le plus puissant de la planète Georges Starckmann, qui avait prédit la chute de J. Kabila s’il se maintenait au pouvoir après 2011. Les kabilistes se sont rendu compte qu’ils sont dans un labyrinthe sans issue, la solution est de retourner à la case de départ, penser à l’alternative de J. Kabila avant qu’il ne soit trop tard. Ils estiment que leur patron est la menace n°1 de leurs intérêts et pour la stabilité de la RDC. Le risque est énorme.  Lâché de toutes parts, confronté à la tempête de l’Est, le Raïs ne restera pas à la plus grande crise politico-éocnomique jamais vécue dans l’histoire de la RDC, qui débutera sans doute au mois d’aout 2012. Ce gouvernement asphyxié ne tiendra pas, le Katanga refuse d’endosser les dépenses.

Que faire ? Comment contourner l’article 75 de la constitution qui donne le pouvoir au Président du sénat en cas de décès, démission ou tout autre empêchement du Président de la République ? Certains proposent le chemin du dialogue, il y a eu toujours en RDC, une culture de consensus. Pour y arriver, il faudra amplifier la crise de l’Est.  A travers les manifestations qui s’en suivront, importer la crise à Kinshasa, siège des institutions. La géographie de la colère et les réactions contre la balkanisation mériteraient que l’on s’y arrête pour dialoguer. A l’ouverture de ce « dialogue national », toutes les questions seront abordées, le gouvernement, l’opposition et la société civile se mettront  d’accord sur la feuille  de route du gouvernement d’union nationale. Le moyen sera alors trouvé pour dévier le « panneau Kengo », le mandat étant expiré, le Président du sénat sera frappé d’illégitimité. Ainsi, la Présidence de la République sera donné à Aubin Minaku, Président de l’assemblée nationale et la primature à Samy Badibanga de l’UDPS, désigné quelques jours avant le forum « porté parole de l’opposition ». ce gouvernement aura pour mission, après la restitution du bureau de la CENI, d’organiser des nouvelles élections dans un délai de 12 mois, accélérer le processus de la reforme de l’armée. La Belgique et certains pays de l’Afrique de l’Est seraient disposés à soutenir cette initiative, car les Russes, les Chinois et quelques lobbyings internationaux ne souhaiteraient à aucun prix voir Tshisekedi à la tête des institutions. L’Angola et les pays des grands lacs verraient sans doute pas d’un très bon, un démocrate au sommet de l’Etat en RDC.

Ainsi, le projet phœnix proposé par Louis Michel vise à contourner le leadership d’Etienne Tshisekedi, anéantir la suprématie de J. Kabila et enfin organiser la renaissance du régime PPRD sous le leadership de Moïse Katumbi, plébiscité Président de la République aux élections de 2014.

Yves Kongolo