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La MONUSCO fait du tourisme au Kongo : Les Kongolais exigent son départ immédiat

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La Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (CIDC) se serait emparée des structures œuvrant dans tous les domaines de la vie internationale. Et la Monusco n’aurait pas échappé au baratin des décideurs qui sont à la tête de cette organisation machiavélique. Ce, dans le but de contribuer à l’objectif principal qu’est la déstabilisation de la Rdc à travers ses structures de bases que sont les communautés autochtones en vue de la balkanisation de son territoire. Et, loin d’être un simple aveu d’impuissance, l’attitude des agents de la mission onusienne en Rdc fait preuve d’une certaine complicité tacite.

La Mission onusienne en République Démocratique du Congo vient, une fois de plus de monter sur les toits pour se faire entendre par la communauté internationale. Et pour cause, dénoncer ce que certaines organisations mondiaux qualifient de violence aveugle dans la région orientale de ce pays. Ces barbaries ont, selon les Nations Unies, occasionné la mort de plus de 98 civiles dont la pluparts sont des femmes et des enfants, ainsi qu’au moins 6 blaisés. Toutefois, les Nations unies ont reconnu que ces flambées de violences ont repris depuis l’éclatement des affrontements entre les forces loyalistes et les troupes dissidentes.

Flambée de violences

Intervenant ce matin sur les ondes la VOA (Vox off America), une radio américaine captée en RDC, le porte-parole militaire de la Monusco, a situé ces atrocités entre le 9 et 26 mai derniers. Le lieutenant colonel Moctar Diop affirme que les milices congolaises des groupes Maï-Maï, Rahiya Mutomboki et Forces de défense du Congo ont profité du moment où les Forces armées de la Rdc sont concentré à la traque des rebelles pro  Ntanganda pour s’attaquer aux populations civiles. Il a également désigné les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (Fdlr) comme ayant pris part aux massacres. Avant de justifier les actes posés par ce dernier groupe d’acte de représailles. Les Fdlr qui, avec leurs communautés, seraient des cibles de la milice congolaise des Rahiya Mutomboki s’attaquent en retours à tous les villages qui soutiennent cette dernière.

Un fait reste cependant remarquable sur la question. Ses violences n’ont été aucunement observées dans des localités où les Fardc sont déployés pour les opérations de traque des insurgés du Mouvement du 23 mars (M23). C’est Monsieur Jean-Claude Katende, porte-parole de l’Asadho (Association africaine de Défense des droits de l'Homme) au Nord-kivu qui a confirmé cette information à la Voix de l’Amérique. Il a ainsi émis le vœu de voir les gouvernements congolais et rwandais s’employer en vue de mettre fin à ce cycle de violence qui tend à se pérenniser dans l’Est du pays. La Monusco aussi devrait assumer pleinement son rôle de protection des populations civiles, a-t-il conclu.

L’attitude de la Monusco ?

Et pourtant, les casques bleus qui sont postés dans l’Est de la Rdc semblent avoir réduit leur mission à l’observation, à l’élaboration des rapports et à la dénonciation. Hier, la mission onusienne s’est limitée à dévoiler l’implication du Rwanda voisin dans la situation congolaise. Aujourd’hui, elle fait une compilation des rapports pour dénoncer des violences commises sur les populations civiles dans la même région. Aux observateurs avertis de s’interroger : l’attitude de la Monusco, est-ce le reflet d’un aveu d’impuissance ou d’une simple complicité tacite ? Car, affirmes d’autres, cette mission est la plus importante que l’ONU n’ait jamais déployée au monde et coûte des millions de dollars aux contribuables. Elle ne peut pas continuer à rester là, assister indolente aux flambées de violence et aux massacres des civiles que le monde entier décrie, alors qu’elle a pour tâche principale : la protection des populations civiles. D’où, la nécessité de l’examen de la question relative à la présence des casques bleu onusiens sur le sol congolais.

Le gouvernement de la Rdc avait déjà posé le problème lors de la dernière intervention du Président Joseph Kabila à la tribune de l’ONU. Les députés nationaux tant de la majorité au pouvoir que ceux de l’opposition congolaise n’ont pas laissé passé une seule occasion pour demander une analyse minutieuse de l’apport de ses soldats dits de la paix dans leur pays. Et, certains d’entre les élus du peuple ont tenté de faire observer la récurrence d’un phénomène qu’on qualifierait d’un peu bizarre dans la région orientale de la Rdc. À chaque moment où l’on s’est approché de la fin du manda de la mission onusienne dans ce pays et le gouvernement congolais a sollicité sa fin, une nouvelle insurrection a surgi ex nihilo. Comme en 2004 avec Jules Mutebusi, il en été le cas en 2007 avec Laurent Kundabatware et on y est à ce jour avec Bosco Tanganda.

Arbre qui cache la forêt

Il y aurait certainement un arbre qui cache la forêt. La Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (CIDC) se serait emparée des structures œuvrant dans tous les domaines de la vie internationale. Et la Monusco n’aurait pas échappé au baratin des décideurs qui sont à la tête de cette organisation machiavélique. Ce, dans le but de contribuer à l’objectif principal qu’est la déstabilisation de la Rdc à travers ses structures de bases que sont les communautés autochtones en vue de la balkanisation de son territoire. Ainsi, conviendra-t-il de conclure, loin d’être un simple aveu d’impuissance, l’attitude des agents de la mission onusienne en Rdc fait preuve d’une certaine complicité tacite. Aux congolais d’ouvrir l’œil et le bon. Exiger le plan de retrait de la Monusco mieux, le départ immédiat de celle-ci, serait la solution à envisager.

[Jean-Luc MUSHI-MPAKU/Congovirtuel.net]