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Gouvernement Matata PONYO : Le partage sera difficile à la Majorité Présidentielle

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La formation du gouvernement est aux derniers réglages. Ça tourne dans tous les sens au sein de la Majorité. Le partage sera difficile. Toujours est-il que le critère de compétence devrait prévaloir sur d’autres. Le choix porté sur Matata Ponyo en est une belle illustration. En effet, l’homme n’était pas connu de la scène politique, malgré son appartenance au PPRD. Pourtant, depuis février 2010, c’est sur le quota du PPRD, parti présidentiel, qu’il a fait son entrée au gouvernement et presté comme ministre des Finances. Les membres de son cabinet devraient refléter la méritocratie. De ce point de vue, il est compté, dans certains milieux politiques, parmi les éminences grises du sérail présidentiel. Naturellement, son gouvernement devait être calqué sur sa nature. C’est sur la compétence que sera certainement composée la prochaine équipe gouvernementale. Vraisemblablement, le chef de l’Etat ne devait pas s’opposer à cette vision de choses.

La formation du gouvernement est aux derniers réglages. Ça tourne dans tous les sens au sein de la Majorité. Le partage sera difficile. Mais, c’est au président de la République que revient le dernier mot pour incarner l’ouverture et aussi s’entourer des hommes capables de garantir sa vision de la Révolution de la modernité.

Le Premier ministre Matata Ponyo Mapon multiplie des contacts avec différents acteurs politiques. «A tout seigneur, tout honneur», dit-on. Le chef du gouvernement a respecté le credo, en donnant priorité à sa famille politique. Le secrétaire général de la Majorité présidentielle, du reste président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a été le premier à ouvrir le bal. Il a été vite relayé par le secrétaire du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) qui a fait le déplacement du ministère des Finances pour rencontrer le chef du gouvernement.

D’autres leaders des partis politiques, membres de la MP, se sont également signalés au bâtiment vitré de l’avenue Lubefu où siège encore le chef du gouvernement. Godefroid Mayobo pour le Parti lumumbiste unifié (Palu), Olivier Kamitatu de l’ARC, José Endundo du PDC, ont été tour à tour reçus par le Premier ministre, formateur du gouvernement. C’est la preuve que l’heure est à la redistribution des cartes en vue de la constitution de l’équipe gouvernementale. Chaque parti de la majorité se bat pour mieux positionner ses pions en vue du sprint final. Mais, l’on sait déjà que la formation du gouvernement ne devait pas s’éterniser.

Pour Matata Ponyo qui s’exprimait pour la première fois le vendredi 20 avril devant la presse, tout est fait pour que le gouvernement sorte «le plus tôt possible». Ce que confirment d’ailleurs des sources proches du dossier avant de révéler que depuis le week-end, le Premier ministre Matata a pris possession de son bureau de la Primature.

Quatre mois après la prestation de serment par le président de la République, il y a urgence de doter le pays d’un gouvernement. Dans la Majorité, l’on s’attelle déjà à la tâche. Mais, le partage promet d’être de plus houleux. Est-ce que le Premier ministre sera en mesure de concilier les intérêts de tous les demandeurs et surtout contenter tout le monde ? La tâche ne semble pas aisée. Toutefois, des observateurs avisés estiment que c’est au chef de l’Etat que reviendra le dernier mot concernant le partage des responsabilités.

D’ores et déjà, l’on sait qu’au-delà du poids politique de chaque partenaire à la Majorité, des critères d’appréciation autres que politiques devaient aussi entrer en ligne de compte. La compétence et surtout des prédispositions morales et intellectuelles pèseront sûrement dans la balance. Ce qui présage de chaudes empoignades au sein de la majorité.

Des surprises en vue

Toujours est-il que le critère de compétence devrait prévaloir sur d’autres. Le choix porté sur Matata Ponyo en est une belle illustration. En effet, l’homme n’était pas connu de la scène politique, malgré son appartenance au PPRD. Pourtant, depuis février 2010, c’est sur le quota du PPRD, parti présidentiel, qu’il a fait son entrée au gouvernement et presté comme ministre des Finances.

Les membres de son cabinet devraient refléter la méritocratie. De ce point de vue, il est compté, dans certains milieux politiques, parmi les éminences grises du sérail présidentiel. naturellement, son gouvernement devait être calqué sur sa nature. C’est sur la compétence que sera certainement composée la prochaine équipe gouvernementale. Vraisemblablement, le chef de l’Etat ne devait pas s’opposer à cette vision de choses.

En portant son choix sur un technocrate plutôt que sur un politique, Joseph Kabila a voulu certainement faire passer un message à la classe politique, particulièrement celle réunie au sein de la Majorité présidentielle. C’est dans cette logique aussi qu’Aubin Minaku a été porté au perchoir de l’Assemblée nationale. Des jours à venir promettent bien des surprises. Sans doute, à l’opposé de 2006, certains chefs des partis manqueraient au rendez-vous du prochain gouvernement.

Trêve de commentaire pour l’instant. Car, les intentions du président de la République sont insondables. Pronostiquer sur la composition du prochain gouvernement serait très risqué.

Par contre, comme annoncé en décembre 2011 lors de sa prestation de serment, certaines figures de l’Opposition, proche de la Majorité, pourraient bien faire leur entrée au gouvernement, au nom de l’esprit de l’ouverture promis par le chef de l’Etat. L’essentiel serait comme il l’a souhaité, que ceux-ci aient la «passion» du Congo. C’est sur la table du président de la République que va sa dessiner le gouvernement. Matata ne s’en est d’ailleurs pas caché. C’est notamment lorsqu’il a déclaré être là pour «accomplir la vision du chef de l’Etat». C’est donc au détenteur de la vision que reviendra le dernier mot quand il s’agit de placer tel ou tel autre collaborateurs dans l’équipe gouvernementale afin de garantir la réalisation de la vision, clairement défini dans le nouveau slogan de «la Révolution de la modernité».

[le potentiel]