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RDC : La IIIème République et la corruption au service de l’occupation

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Depuis l’occupation de la République Démocratique du Congo (RDC) en 1997 par le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et les groupes mafieux internationaux, la corruption a été régulièrement utilisée par les occupants comme une arme efficace qui leur a régulièrement  permis de passer plus facilement d’une phase à une autre du processus d’occupation.

« Vous êtes des mandataires du peuple. Les lois que vous voterez c’est pour le bien être du peuple et non du Président de la République et sa famille politique ». Nelson Mandela.

Ce discours de Nelson Mandela prononcé devant les membres du comité central du MPR,  parti-état après sa libération en 1990, doit interpeller la classe politique congolaise suite à la crise de légitimité et institutionnelle dans notre pays entre d’une part, Le Président sortant, Hyppolite Kanambe, la personnalité immorale de la majorité présidentielle et le Président autoproclamé Etienne Tshisekedi wa Mulumba, et d’autre part, les perdants des élections et la société civile.

Depuis l’occupation de notre pays en 1997 par le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et les groupes mafieux internationaux, la corruption a été régulièrement utilisée par les occupants comme une arme efficace qui leur a régulièrement  permis de passer plus facilement d’une phase à une autre du processus d’occupation . Ceci particulièrement dans leur travail de noyautage de nos institutions à partir des accords de Sun City, en passant par le gouvernement de transition 1x 4, par le vote du Président de l’assemblée nationale et du sénat ainsi que par la nomination des officiers supérieures de l’armée et de la police nationale.

Le référendum, la constitution et la loi électorale ont été adoptés et promulgués à coup de dollars, sans que la classe politique congolaise en particulier et le peuple en général en aie réellement pris connaissance. Ils n’ont jamais ni vu la couleur, ni lu les textes relatifs au référendum, à la constitution et à la loi électorale.

La Commission Electorale Indépendante (CEI) avait programmé en 2006 Hyppolite Kanambe Président à coup de dollars. A ce jour les anciens vice-Présidents du gouvernement de transition qui a été mis en place pour conduire le pays aux élections de 2006 continuent de toucher des indemnités à coup de dollars alors qu’ils n’ont jamais été élus. Léon Lobitsch Kengo wa Dondo, le « Parrain » des Tutsis Power, après la mort de Bisengimana, a été élus à coup de dollars Président du Sénat, alors qu’il est le seul « élu » (sénateur) de son parti et n’a aucun député à l’assemblée nationale au détriment de She Okitundu, candidat de la majorité présidentielle.

Par contre pour le reste  de beaucoup de ceux qui ont le plus de notoriété sont grassement récompensés (musiciens connus, pasteurs, etc..) tandis que les autres  sont condamnés à multiplier les stratagèmes en faisant preuve d’imagination pour pouvoir grappiller quelques dollars en échange de leurs services consistant surtout à mieux désorienter la population pour que celle-ci reste résolument sous l’emprise de l’occupant.

La mascarade des élections de 2006 et 2011 n’a profité qu’à Kanambe et à ses projets cachés. Il ne peut rien sortir de bon au profit des congolais qui veulent la fin de l'occupation et l'émergence d'un état de droit.

Pour sortir le pays de cette crise, Les protagonistes campent dans leurs positions et la crise risque d’être longue.

Pour la majorité présidentielle, Hyppolite Kanambe a gagné les élections selon la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et la Cour Suprême de Justice (CSJ) qui sont les organes habilités à programmer les élections et à les valider.

Pour l’UDPS et l’opposition institutionnelle, c’est EtienneTshisekedi que le peuple, souverain primaire, a élu par la voie démocratique.

Pour les perdants, les élections ont été entravées d’irrégularités par des fraudes massives, des doublons, des bureaux fictifs et demandent purement et simplement l’annulation.

A cela, il faut ajouter les positions de l’église catholique qui demandent à la CENI de publier la vérité des urnes et les ONG qui demandent l’annulation des élections. La dernière solution, c’est une table ronde que demande d’autres acteurs politiques.

Pour rappeler à l’ordre les différents acteurs politiques congolais, le vice-Président de la CENI, Monsieur Jacques Ndjoli, Professeur de droit constitutionnel, vient d’interpeller  la classe politique congolaise, en ces termes : « vous n’avez pas pris connaissance de la loi électorale qui ne stipule pas la démission en bloc du bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante ». Fin de citation. En RDC les lois sont votées pour le Président et sa famille politique. Ce que le professeur de droit constitutionnel oubli c’est qu’en 2009, Le bureau de l’assemblée nationale avait démissionné en bloc à coup de dollars pour écarter Vital Kamehre.

Lors des élections de 2006, il y avait plus de six milles candidats à la députation pour cinq cents sièges. En 2011, il y a eu seize milles candidats à la députation pour le même nombre des sièges. Cet engouement est du au fait de se servir et non servir le peuple et la nation.

La crise congolaise est née après les accords de Sun City et non après la publication de l’élection présidentielle, le 12 décembre 2011. Elle a pour nom, l’occupation, la balkanisation, les pillages de nos ressources et les viols. Les artisans de ce complot ne sont autres que Kagame et Museveni avec leur cheval de Troie Hyppolite Kanambe.et les élections de 2006 et de 2011 n’ont été que des mascarades. Nous devons tous parler un même langage et être pragmatique.

A mon avis, les élections doivent être reléguées au second plan, car la libération du pays prime sur les intérêts particuliers. Il n’y a qu’une seule lutte, celle qui consiste à libérer notre chère Patrie de l’occupation. Cette lutte, interpelle tous les compatriotes à s'unir et faire front commun, contre les ennemis et occupants de notre chère Patrie. C’est seulement après la libération que le peuple congolais pourra aller aux élections afin de porter la femme ou l'homme de son choix au pouvoir. Nous avons un ennemi commun, Hyppolite Kanambe. La classe politique, les patriotes, les combattants, les résistants, bref le peuple congolais ne doivent pas se tromper d’ennemi et se tromper de la cible par des agitations stériles.

Plusieurs congolais sont devenus les premiers obstacles à la libération de la RDC. Sans eux l'occupation ne progresserait pas ainsi. Comment faire pour les ramener à la raison ou les empêcher de continuer à nuire aux aspirations du peuple congolais. Telles sont sans doute les questions auxquelles les résistants partout où ils se trouvent devront apporter des réponses.

Une table ronde présidée par Kanambe (l’occupant) n’est pas une solution. Nous devons nous inspirés de nos parents comme en 1959 lors de la table ronde de Bruxelles. Tous ont parlé un même langage «LINDEPENDANCE ». Un seul point sera discuté à savoir : « KABILA DOIT PARTIR ». Cette table ronde sera exclusivement financée par les participants. Une façon de mesurer leurs degrés de patriotisme et leur amour à notre pays, la République Démocratique du Congo. Cette lutte n’a pas de calendrier, elle doit être permanente jusqu’à la libération comme nos parents, le 4 janvier 1960, La Belgique, puissance coloniale a été contraint d’accorder l’indépendance de la République Démocratique du Congo.

Lukas Bongopa