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Développement humain : La RDC a encore du chemin à parcourir

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Dans le classement mondial du développement humain, la RDC se place à la 176ème place sur les 188 pays. Le pays a encore du chemin à parcourir. Les experts qui ont produit ce rapport, constatent par eux-mêmes, qu’en RDC « le  travail en général et en particulier celui des jeunes et des femmes, se pose  avec acuité ». « La RDC est  parmi les pays qui  ont  le taux de chômage le plus élevé, et aussi le taux de sous-emploi global, le plus élevé. Les conditions de travail sont pénibles pour la grande majorité bien que l’absence de statistiques ne permette pas de relever des évidences », affirme ce rapport. Ce tableau sombre devrait constituer une matière à réflexion aux autorités congolaises qui se donnent des airs pour la 176ème place sur les 188 pays. C’est aussi une honte pour ce grand pays aux ressources naturelles incommensurables et qualifié de scandale géologique.

Le Programme des Nations Unies pour le développement en RDC (PNUD)  a  publié, le mercredi 16  décembre  2015,  le  Rapport  sur l’Indice  du  développement  humain  (IDH) 2015 portant  sur  le thème : « Le travail  au  service  du  développement  humain ».

Selon ce Rapport élaboré  au niveau  international,  la  RDC  a  gagné  11  places  dans  le  classement  mondial,  passant  de  la 186ème place sur 187 pays en 2013, à la 176ème sur 188 pays en 2014. Ce qui implique que le pays de Joseph Kabila a, dans une année, fait un bon de 11 places. Ce qui est une bonne chose.

Car, l’agence onusienne constate que « les progrès sont visibles en termes d’espérance  de  vie,  de  durée  attendue  et  moyenne  de  scolarisation  ainsi  qu’en  termes  de  revenu national brut par habitant ». Le rapport montre aussi une inversion du rythme de croissance de l’IDH de la RDC et une accélération depuis 2010.

Sur le chemin de la croissance

« Le lancement de ce rapport est le signe de retour du Congo sur le chemin de la croissance et du développement », a déclaré Mamadou Diallo, représentant-résident du PNUD en RDC.

Et pour fêter ses exploits, la RDC, par le truchement de son premier ministre, Matata Ponyo Mapon, s’est approprié l’événement pour lancer ce Rapport à l’immeuble dit « intelligent », cadre choisi pour la circonstance.

Alors que le Rapport précise que « la RDC demeure parmi les pays à IDH faible », Matata Ponyo se réjouit du fait que « la RCD a fait un bon en matière de développement humain. Son indicateur de développement humain qui était de 0,329 en 2000 est passé à 0,433 en 2014 ».

Il fait remarquer que « tous les congolais ont l’obligation de reconnaitre le pas de géant accompli par leur pays dans l’amélioration des conditions de vie de la population ». Mais, de l’avis de certains observateurs, cette « amélioration des conditions de vie de la population » n’est qu’une utopie et n’est pas vérifiable.

Le taux de chômage plus élevé

Les experts qui ont produit ce rapport, constatent par eux-mêmes, qu’en RDC « le  travail en général et en particulier celui des jeunes et des femmes, se pose  avec acuité ».

« La RDC est  parmi les pays qui  ont  le taux de chômage le plus élevé, et aussi le taux de sous-emploi global, le plus élevé. Les conditions de travail sont pénibles pour la grande majorité bien que l’absence de statistiques ne permette pas de relever des évidences », affirme ce rapport.

Ce tableau sombre devrait constituer une matière à réflexion aux autorités congolaises qui se donnent des airs pour la 176ème place sur les 188 pays. C’est aussi une honte pour ce grand pays aux ressources naturelles incommensurables et qualifié de scandale géologique.

Par ailleurs, le Rapport 2015 du PNUD souligne aussi que la réduction des inégalités et la création d’emplois sont vitales pour le développement humain dans la région d’Afrique-subsaharienne dont la RDC. Il  insiste sur le fait que  la notion de travail est beaucoup plus large que celle de l’emploi.

Recommandations

Le PNUD encourage aussi le Gouvernement congolais, à poursuivre le développement humain par le travail autour de trois grands axes. Il s’agit notamment de « créer de nouveaux débouchés pour élargir le choix de travail ;  garantir le bien-être des travailleurs pour renforcer le lien positif entre le travail et le développement humain ; mener des actions ciblées pour remédier aux difficultés de groupes spécifiques comme les jeunes, les femmes, les handicapés, … ».

D’aucuns pensent qu’au lieu de chercher, dans un discours donné, une parole de nature à caresser les oreilles et ne traduisant pas la réalité sur terrain, le pouvoir de Kinshasa devrait méditer sur ces recommandations en vue de multiplier des actions susceptibles de garantir le bien-être social.

L’indice de développement humain a été créé par le PNUD en 1990. Outre le revenu national brut par habitant, l’IDH mesure le développement et le bien-être de la  population avec des indicateurs  tels que, l’espérance de vie à la naissance et le niveau de scolarisation des jeunes. Chaque année, le PNUD publie ce Rapport mondial qui est la compilation du travail mené par une équipe d’experts indépendants.