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RDC : L'Honorable PUELA est devenu un aigri

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Fabrice Puela, voilà un député qui ne dort pas sur ses lauriers. Si seulement cela pouvait être pour une bonne cause ! La province qu'il représente au Parlement, mais également tout le pays, en profiterait énormément. Malheureusement, l'élu de la circonscription de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, ne voit pas les choses dans l'angle souhaité, celui pour lequel des milliers de Matadiens lui avaient donné leurs voix.

Déçu pour n'avoir pas obtenu ce pour lequel il s'était battu avec acharnement, à savoir un poste important au sein du Gouvernement provincial de la province précitée, Puela est devenu un aigri. Au comble de l'agitation, il tire sur tout ce qui bouge, sans même se donner la peine de vérifier la qualité des munitions qu'il utilise, ni de viser les cibles qu'il compte bien atteindre.

Sa déception est venue du fait que lors de l'élection du gouverneur de ladite province, après le départ à l'Assemblée nationale de Simon-Floribert Mbatshi Mbatshia, il avait énergiquement battu campagne pour l'actuel gouverneur contre son concurrent au second tour, Deo Nkusu Nkunzi Bikawa, le vice-gouverneur qui assurait jusque-là l'intérim du gouverneur.

Mais contrairement à l'impression que cet appui pouvait donner, c'est-à-dire le souci de voir sa province d'origine dirigée par des mains expertes, Puela voyait loin. Il espérait bien tirer le plus grand profit de la probable élection de Jacques Mbadu Nsitu à la tête de cette province. Il était convaincu qu'il lui serait confié la direction du ministère de la Justice ou, en tout cas, de celui de l'Administration, du Gouvernement provincial. A défaut d'occuper lui-même l'un de ces ministères, il envisageait une solution de secours, qui lui aurait permis de placer un de ses ouailles dans cette sphère.

La déception est donc venue du fait que Jacques Mbadu avait sa vision à lui de la gestion de la province. Avec raison, du reste, d'autant plus qu'il répondrait seul de ce qu'aura été son mandat. Il ne voyait, lui, que l'intérêt supérieur de la province. Seules les compétences l'intéressaient. A la publication de ce gouvernement, Puela constatera seulement que son nom n'y figurait pas. L'enthousiasme qu'il avait pour Mbadu se muera ainsi totalement et spectaculairement en haine contre lui.

D'où la violente campagne de dénigrement à laquelle il se livrera désormais contre le Gouverneur et tout son gouvernement. Tout ce que fait ce gouvernement est brusquement devenu négatif à ses yeux.

Après donc s'être longtemps acharné sur Jacques Mbadu, ce député national, élu de la circonscription de Matadi, la capitale de la province du Bas-Congo, s'en prend à présent au Président de l'Assemblée provinciale, l'honorable Nsimba Nzungila, qu'il accuse d'être totalement sous la botte de Jacques Mbadu.

Dans une lettre qu'il vient de lui adresser, il le charge du début à la fin, l'accusant de se comporter plus en secrétaire particulier du Gouverneur qui, écrit-il, " non seulement gère très mal la Province en détournant les biens et deniers de la province, mais aussi en instaurant les méthodes de la Ghestapo (il voulait certainement dire Gestapo) en faisant tabasser un député national dans sa circonscription électorale ", que comme Président de l'Assemblée provinciale. Et pourtant, les raisons du passage à tabac du député dont il parle sont un secret de polichinelle.

En clair, Fabrice Puela souhaite donc que le Président de l'Assemblée provinciale du Bas-Congo pousse ses députés à obtenir le départ de l'homme qu'il hait désormais. Car il écrit, par exemple, " devons-nous vous rappeler que l'un de vos plus vaillants prédécesseurs, que le peuple Kongo ne cessera de pleurer, l'honorable François Kimasi Matuiku Basaula avait, devant toute la notabilité kongo, et en présence du Chef de l'Etat, pris la parole à Kisantu, au nom de tout le peuple kongo, en posant tous les problèmes que connaît la communauté kongo, de Kasangulu à Muanda. Il n'hésitait jamais à prendre le gouverneur à défaut lorsque l'intérêt supérieur du peuple était en jeu. Pourquoi ne pouvez-vous pas en faire autant ?"

Puela croit peut-être que le rôle du président d'une Assemblée provinciale est de chercher indéfiniment des poux sur la tête du Gouverneur de cette province. Le contrôle parlementaire doit être républicain et ne doit pas se transformer en un combat acharné contre le gouvernement provincial. Ce qui serait dommage, c'est de voir l'autorité législative provinciale se comporter en aigri comme lui vis-à-vis du pouvoir exécutif provincial. On s'attaque au mal qui est fait, et non à celui qu'on souhaite seulement voir s'accomplir.

 Ne Mavandu