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Affaire Timothée KOMBO NKISI : TSHISEKEDI traitre ?

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C'est Etienne TSHISEKEDI, président national de l'UDPS, qui avait donné le feu vert à Timothée KOMBO NKISI d'accepter le poste de president du Bureau Provisoire de l’Assemblée Nationale. Des sources diverses, tout aussi fiables les unes que les autres, affirment qu'avant même qu'il soit place là " Papa Lion ", comme l'appellent ses intimes, avait eu un long entretien avec Etienne TSHISEKEDI, à l'issue duquel un feu vert lui fut donné pour qu'il accepte de présider ce bureau provisoire.

Il est de plus en plus prévisible que désormais plus rien ne sera tout à fait comme avant. Non pas parce que, comme par un bâton magique, tout le monde a changé en bien. Mais des indices qui ne trompent pas nous invitent à lire ce qui se dit plutôt deux fois, qu'une.

En témoigne cette législature qui vient de commencer, et apparemment bien commencé, sera à tous points de vue, certainement différente de la précédente. Qui s'était déroulée de telle manière qu'elle a laissé un goût de cendres chez nombre d'entre nous.

Tout au long de cette législature, souvenons-nous en, les députés de la majorité ont tout fait pour abimer leur image dans l'opinion.

Ils exigeaient, par exemple, à chaque fois qu'ils devaient procéder à un vote important, et utile pour le pays, d'être préalablement parfumés de quelques billets verts, par ce pouvoir qui les a faits rois.

Désormais, tout le monde est prévenu. Cette pratique plus qu'avilissante ne sera plus à l'honneur.

Kabila l'a dit et répété sur tous les tons aux personnalités de sa famille politique qu'il recevait le dimanche 12 février dans sa ferme de Kingakati. Je ne paierai plus, avait-il alors martelé, pour obtenir le vote des députés de ma propre famille politique.

De même, pour des raisons qui tiennent au respect du jeu démocratique, il n'y aura pas de gouvernement d'union nationale. Encore moins, un gouvernement élargi à l'opposition. Pour justifier cette posture, Kabila n'est pas allé par quatre chemins : ayant gagné, les gagnants se doivent de s'assumer. Un point, un trait. Aujourd'hui, il n'est plus question de cajoler les gens qui ne pensent souvent qu'à eux-mêmes. La priorité c'est de tout faire, avec ce nouveau mandat reçu, pour rencontrer assez rapidement toutes les attentes légitimes de la population. La camaraderie pour faire plaisir c'est terminé. On se range ou on se retire.

Obstiné, avec raison dans ce cas d'espèce, et par moment un peu têtu aussi, avec du vieux Kabila veut faire du neuf.

Il ne fait donc aucun appel de pied en direction de qui que ce soit. Se réservant naturellement le droit, que la loi lui reconnaît, d'utiliser judicieusement la boussole, aujourd'hui entre ses mains, pour mieux piloter le bateau afin qu'il ne termine pas sa course comme le " Costa Concordia ", aujourd'hui de très triste et douloureuse mémoire.

C'est ici que nous interpellons l'opposition, qui doit grandir en densité, au lieu de continuer à se complaire dans des attitudes de nature à dégrader davantage son image dans l'opinion. Elle donne l'impression de n'avoir tiré aucun enseignement de tout ce que le pays a connu ces dix dernières années. Elle continue à revasser alors qu'en conscience elle sait que, irrégularités pour irrégularités l'opposition telle qu'elle a opéré sur le terrain, n'a pas beaucoup de leçons de probité à dispenser à la majorité.

Quand, à ce jour, elle n'est pas capable non plus d'évaluer le rapport de force sur le terrain et la température, en rapport avec ça que dégage la communauté internationale, on sent avec un pincement au cœur que ce n'est pas véritablement pour la conquête du pouvoir que l'opposition tourne joyeusement en rond.

La communauté internationale, il faut se le rappeler, dit, dans des termes visiblement accessibles à toutes les intelligences politiques, que ce qui est passé, est passé, et maintenant il faut jurer que cela ne se reproduise plus, surtout à l'occasion des élections provinciales qui n'auront plus lieu que l'année prochaine.

Ce qui est consternant, c'est qu'au lieu de prendre d'assaut le seul lieu où ils peuvent mieux faire entendre leurs voix, nombre d'entre eux préfèrent la politique hasardeuse des maquisards. Qui a souvent pour finalité de mettre tout le monde autour de la table pour le partage des chenilles.

Kabila est clair, et il a intérêt à le demeurer, que l'inclusivité dont parle la communauté internationale, est une espèce de calebasse dans laquelle chacun peut mettre ce qu'il veut. Et Kabila y a déjà mis, ce qui va être bientôt connu comme il l'avait annoncé le 12 février à Kingakati.

Il faut être réaliste, et ne pas toujours opter pour des solutions, mauvaises à cent pour cent, qui conduisent à mieux se marginaliser.

Aujourd'hui, Dieu merci, nous avons déjà un bureau provisoire qui a porté à sa tête un élu de Madimba, connu pour être un inconditionnel de l'UDPS Tshisekedi. Il s'est trouvé quelques plaisantins de très mauvais goût pour clamer partout que Timothée Nkombo Nkissi, c'est le nom de ce président, a fait de la rébellion pour accéder à ce poste.

Des sources diverses, tout aussi fiables les unes que les autres, affirment qu'avant même qu'il soit place là " Papa Lion ", comme l'appellent ses intimes, avait eu un long entretien avec Etienne Tshisekedi, à l'issue duquel un feu vert lui fut donné pour qu'il accepte de présider ce bureau provisoire.

Et pendant ce temps, des formations politiques de l'opposition ayant réussi à faire élire quelques députés ont préféré suivre un mot d'ordre tout empreint d'ambigüité, et selon lequel Limete interdisait formellement à tous les élus de l'opposition de mettre leurs pieds au Palais du peuple. Alors que Limete, et tout le monde le sait, ne parle jamais, et refuse même de parler, au nom des autres opposants.

A cette allure la question est : l'opposition ne risque-t-elle pas de se tromper, lourdement d'ailleurs, et d'époque et de combat ? Tout indique que cela risque d'être le cas. A moins que…

Mankenda Voka