Home | RDC | Parlement | Après son agression en France : Léon KENGO rentre en RDC le mardi 31 janvier 2012

Après son agression en France : Léon KENGO rentre en RDC le mardi 31 janvier 2012

image

Le Quai d’Orsay avait promis l’ouverture des enquêtes pour déterminer les auteurs et le mobile de l'agression contre Léon KENGO. Un mois après, rien ne fuite encore. Les enquêtes annoncées ont-elles eu un début de commencement ? Si oui, quels en sont les résultats ? Une présomption de culpabilité pèse sur des partisans de l’UDPS, supposés être les auteurs de l’attaque du président du Sénat à Paris. Par contre, du côté de l’UDPS d’Etienne TTSHISEKEDI, on rejette tout en bloc.

 Le président de la chambre haute du Parlement congolais, Léon Kengo Wa Dondo,  rentre à Kinshasa demain mardi 31 janvier, après  un séjour relativement long d’un mois en Europe, consécutif à son attaque, le 31 décembre dernier, à Paris en France.

A Kinshasa, les personnels politique et administratif du Sénat se sont mobilisés pour accueillir chaleureusement le président de leur institution. Sans doute que les cadres et militants de l’Union des forces du changement (UFC), parti cher à l’élu des élus de Dibenge, s’inviteront de soi à la fête. Léon Kengo, chef du Sénat de la République démocratique du Congo, avait été admis dans un hôpital français après avoir été attaqué la veille du Jour de l’An, en Gare du Nord, à Paris.

Dans les différents couloirs de l’aile droite de l’hémicycle du Palais du peuple, l’attaque barbare dont Léon Kengo wa Dondo avait été victime dans la soirée de samedi 31 décembre par un groupe d’hommes à la Gare du Nord à Paris,  continue de choquer plus d’un. A tout le moins, l’énervement gagne les esprits. Colère et indignation se mêlent pour dénoncer, avec véhémence, cette violence qui, à mille lieues, sent l’intolérance politique.

« Si les Congolais auteurs de l’agression du président du Sénat à Paris, avaient réellement le souci de voir les choses évoluer au pays, de la manière qu’ils l’entendent, ils feraient mieux de revenir tous au pays. Pourquoi n’ont-ils pas suivi l’exemple des jeunes Arabes (le vent arabe) qui, il y a quelques semaines, ont décidé de rentrer chez eux pour soutenir les changements ? Que la liberté d’opinion et d’expression se manifeste par une telle violence, il s’agit-là d’un déni de la démocratie », indiquent certains observateurs.

QUID DE L’ENQUETE DU QUAI D’ORSAY ?

Aux premières heures de la barbarie vis-à-vis du président du Sénat congolais, le ministère français des Affaires étrangères avait publié un communiqué dans lequel il avait « déploré » l’attaque mortelle contre le sénateur Léon Kengo Wa dondo.

Par ailleurs, le Quai d’Orsay avait promis l’ouverture des enquêtes pour déterminer les auteurs et le mobile de cette agression. Un mois après, rien ne fuite encore. Les enquêtes annoncées ont-elles eu un début de commencement ? Si oui, quels en sont les résultats ? Si non, pourquoi, continue-t-on à s’interroger dans certains hauts lieux de Kinshasa.

Cependant, en attendant que le Quai d’Orsay publie, on l’espère, les résultats de ses recherches, une présomption de culpabilité pèse sur des partisans de l’Udps, supposés être les auteurs de l’attaque du président du Sénat à Paris. Par contre, du côté de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi, on rejette tout en bloc. Le parti, soutientèon, a toujours clamé son innocence et dit ne pas être impliqué dans cet incident. Léon Kengo Wa Dondo a été hospitalisé près de la gare du Nord, dans le Nord de Paris.

Laurel KANKOLE