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Sur ordre de «KABILA» : La justice congolaise évite de traiter le dossier Diomi NDONGALA

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Scandale au Tribunal de paix de Matete, la justice évite de traiter le dossier Diomi Ndongala. Le mobile est d'obtenir préalablement la levée de l'immunité de ce député, alors que le réquisitoire du Procureur Général de la République (PGR) déposé à l'Assemblée nationale contient plusieurs mentions fausses. Au cours d'un point de presse animé hier mardi 20 novembre 2012 à Kinshasa par Me Bondo et Me Yala, tous deux avocats de l'honorable Eugène Diomi Ndongala, il a été constaté avec regret que la justice congolaise évite manifestement de traiter le dossier Diomi Ndongala.

L'élu de la Funa fait l'objet d'un " déni de justice ", dénonce Me Bondo qui ne comprend pas qu'à l'audience convoquée lundi 19 novembre pour voir clair dans cette affaire, ni les filles " violées ", ni leur " papa " ne s'est présenté au rendez-vous, encore moins les juges, magistrats ou le ministère public.

L'audience a donc été reportée à une date ultérieure, alors que le réquisitoire du procureur général de la République contient des faux en écriture.

Par exemple, les sœurs jumelles  supposées violées, sont nées avec un écart de six mois, ce qui est impossible, biologiquement parlant. En plus, elles ne sont pas mineures comme l'ont prétendu certaines langues dans la sphère politique proche du pouvoir.

C'est un véritable déni de justice car, à l'audience fixée hier par le Tribunal de paix de Matete, sur pied d'une citation directe, c'est-à-dire une action pénale diligentée par l'honorable Eugène Diomi Ndongala, il y avait des magistrats du parquet en surnombre dans des salles d'audience.

Mais dans la chambre II devant laquelle devait passer l'action de Diomi Ndongala contre Mr Kambala et ses " filles ", il n'y a eu aucun magistrat de parquet.

Le juge entrant dans la salle, n'était même pas celui de la chambre II. Il était plutôt de la chambre VI. Mais il pouvait aussi instruire les affaires de la chambre II. Dès qu'il a ouvert l'audience, il a décidé de dresser un " procès verbal de carence " contre les magistrats de parquet. Et que ce procès verbal de carence était déjà pré formulée, à en croire Me Bondo.

Tout était donc bien préparé. Par conséquent, dans les deux chambres devant lesquelles devraient passer plus ou moins 25 dossiers, il n'y a pas eu d'instruction. Car, parmi les dossiers qui devaient être appelés, figurait celui ouvrant une action diligentée par l'honorable Diomi Ndongala contre Kambale et consorts.

Ce n'est pas un fait du hasard. Car, dans l'entre-temps, le président de l'Assemblée nationale s'évertue à prendre une initiative malencontreuse et controversée de constituer, avant l'audition de Diomi, en plénière, sur le réquisitoire du procureur général de la République, en invitant les présidents des groupes parlementaires à constituer une commission spéciale, alors que les textes disent que cette commission ne devra être constituée qu'après l'audition préalable du député incriminé, en plénière de l'Assemblée nationale.

Eu égard aux incohérences contenues dans ce réquisitoire, ce dernier devra être purement et simplement rejeté par les députés nationaux.

[Lefils Matady]