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RDC : Aucun progrès sur la situation des droits humains n'est enregistré

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Le Réseau National des Organisations des Droits de l'Homme de la RDC (RENADHOC) a tenu un point de presse le mardi 13 novembre 2012 à Kinshasa. Pour le secrétaire exécutif national de cette plate-forme des ONGDH de la RDC, Fernandez Murhola, aucun progrès sur la situation des droits humains n'est enregistré. Il fait état d'une vague de menaces, d'intimidations et d'attentats à l'intégrité physique des journalistes et défenseurs des droits de l'homme. Le RENADHOC souhaite le départ de Mme la ministre de la Justice et Droits humains, Wivine MUMBA MATIPA qui semble être comme une fleur qui ne va pas dans son jardin. Six mois depuis sa nomination à la tête de ce ministère, Wivine MUMBA qui n'a publié aucun rapport sur la situation des droits humains en RDC, surtout en ce moment où le pays est dans une situation de guerre. Donc, le RENADHOC réclame le remplacement de la ministre de la Justice et Droits humains par une personnalité compétente, devant relever certains défis en matière de droits humains. Selon le Secrétaire exécutif du RENADHOC, Wivine MUMBA est un ministre qui n'est pas à la hauteur de sa mission. D'après les informations en possession du RENADHOC, c'est à cause de son incompétence que son Directeur de cabinet, le professeur NYABIRUNGU a jeté l'éponge.

Le Réseau national des organisations des droits de l'homme de la RDC (Renadhoc) a tenu un point de  presse hier mardi 13 novembre 2012 à son siège de la commune de Barumbu à Kinshasa, pour faire le point de la situation des droits humains, six mois après l'investiture de l'équipe Matata Ponyo et un mois après le sommet de la Francophonie.

Pour le secrétaire exécutif national de cette plate-forme des ONGDH de la RDC, Fernandez Murhola, aucun progrès sur la situation des droits humains n'est enregistré.

Il fait état d'une vague de menaces, d'intimidations et d'attentats à l'intégrité physique des journalistes et défenseurs des droits de l'homme.

S'agissant du procès sur l'assassinat de Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana, le Renadhoc a donné sa position par rapport au déroulement de l'affaire devant la Haute Cour Militaire(HCM).

Contrairement à la Voix des Sans Voix pour les droits de l'homme (VSV), partie civile dans ce procès qui, au cours d'une conférence de presse tenue dernièrement à Kinshasa, a déclaré qu'elle se retire du procès pour ne pas cautionner une parodie de justice et consacrer l'impunité , le Renadhoc par l'entremise de Fernandez Murhola, a décidé faire savoir qu'il reste en tant que partie civile au procès Chebeya. Une position qui révèle une divergence entre les deux organisations de la société civile, toutes deux au départ parties civiles dans cette affaire.

Le Renadhoc connait bien l'issue du procès et les conclusions de la HCM. Mais cette structure entend épuiser la procédure au niveau interne avant de saisir les instances judiciaires internationales, précise-t-il.

Pour le Renadhoc, la HCM constitue la dernière procédure. " C'est sur base de la conclusion de cette instance judiciaire supérieure que nous allons saisir les instances judiciaires internationales pour obtenir la lumière sur les circonstances du double assassinat", a précisé Murhola.

Franck Citende, responsable de la communication du Renadhoc, a expliqué qu'il n'y a pas de différence entre la position exprimée par la VSV et le Renadhoc, néanmoins le réseau national des ONGDH de la RDC a jugé bon d'aller jusqu'au bout pour épuiser les voies de recours internes avant de saisir les instances judiciaires internationales.

" Le Renadhoc reste solidaire avec la VSV contrairement à ce que pense l'opinion publique ", d'après Citende.

Pour la sœur du défunt Chebeya, Mme Adelide Chebeya qui demeure partie civile dans ce procès,  " Nous devons continuer, nous voulons avoir la vérité par la voie de justice, mais nous regrettons le comportement qu'affiche les hauts magistrats de la HCM pour dire la vérité ".

Carton rouge à la ministre de la Justice et Droits humains

En tant qu'une plate-forme des organisations non gouvernementales des droits humains de la RDC, le Renadhoc souhaite le départ de Mme la ministre de la Justice et Droits humains, Wivine Mumba Matipa qui semble être comme une fleur qui ne va pas dans son jardin.

Six mois depuis sa nomination à la tête de ce ministère, Wivine Mumba qui n'a publié aucun rapport sur la situation des droits humains en RDC, surtout en ce moment où le pays est dans une situation de guerre.

Donc, le Renadhoc réclame le remplacement de la ministre de la Justice et Droits humains par une personnalité compétente, devant relever certains défis en matière de droits humains.

Selon le Secrétaire exécutif du Renadhoc, Wivine Mumba est un ministre qui n'est pas à la hauteur de sa mission. D'après les informations en possession du Renadhoc, c'est à cause de son incompétence que son Directeur de cabinet, le professeur Nyabirungu a jeté l'éponge.

Cette structure des organisations non gouvernementales des droits de l'homme de la RDC a énuméré certains griefs contre le chef du Département de la Justice et Droits humains notamment la non tenue pendant six mois de son règne de réunions du comité de pilotage de l'Entité nationale de Liaison des droits de l'homme, pas de journées portes ouvertes comme cela se faisait à l'époque de Luzolo Bambi.

Dans le but de faire face à la léthargie actuelle à la tête du ministère de la Justice et Droits humains, le Renadhoc invite donc le président Kabila et le premier ministre à procéder le plus rapidement possible et, ce pour l'intérêt supérieur de la nation, au remplacement de Wivine Mumba car elle n'est pas à la hauteur de ses responsabilités.

La RDC va présenter devant le conseil des droits de l'homme des Nations Unies son rapport sur la situation des droits de l'homme en 2014 dans le cadre de l'examen périodique universel, mais avec la léthargie constatée à la tête de ce ministère avec l'arrivée de Wivine Mumba, le Renadhoc craint que le pays puisse présenter un document fantaisiste qui ne reflète pas les réalités sur terrain.

Alors le gouvernement Matata devrait comprendre que la mission confiée à Wivine Mumba est de ne pas  jouer, mais de vendre l'image du pays dans le domaine des droits humains, par le respect des engagements pris par le Congo Kinshasa en cette matière, sur le plan national et international.

[Godé Kalonji Mukendi]