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«KABILA» veut en finir avec le CNDP : NTAGANDA sera transféré à la CPI

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La RDC a annoncé lundi 14 Mai qu'elle n'excluait pas de transférer le général Bosco Ntaganda devant la Cour pénale internationale (CPI). Ce n'est pas exclu mais cela dépendra de la décision que nos juges prendrons, a déclaré Lambert Mende, porte-parole du gouvernement. Le même jour à La Haye, Luis Moreno-Ocampo, a aussi annoncé une extension du mandat d'arrêt lancé par la CPI contre le général Ntaganda. Cette extension concerne d'autres crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

La République démocratique du Congo a annoncé lundi qu'elle n'excluait pas de transférer le général mutin ex-rebelle Bosco Ntaganda devant la Cour pénale internationale (CPI), qui le recherche depuis 2006 et a étendu son mandat d'arrêt à d'autres crimes présumés.

Ce n'est pas exclu mais cela dépendra de la décision que nos juges prendrons. On extrade pas quelqu'un comme cela: il sera jugé selon nos lois, et c'est notre justice qui déterminera s'il faudra l'extrader ou non, a déclaré à l'AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Pour tous les autres qui ont été extradés, c'est toujours la justice congolaise qui a donné un avis favorable, et nous nous avons exécuté le transfert, a-t-il ajouté, faisant notamment référence à Thomas Lubanga, l'ex-chef milicien et frère d'armes de Bosco Ntaganda reconnu coupable mi-mars d'enrôlement d'enfants soldats.

Lambert Mende a rappelé que Kinshasa recherche aussi le général, qu'elle juge responsable des récents combats dans la province instable du Nord-Kivu (est) entre l'armée et des mutins issus de l'ancienne rébellion du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP), dont il était chef d'état-major.

Nous avons nos propres griefs contre le général Ntaganda, qui a été associé à un moment au processus de paix et qui a fait un acte de félonie, doublé de plusieurs crimes de sang aussi bien contre les éléments de notre armée que contre les populations civiles. Nous entendons mettre la main sur lui et le juger dans notre pays, a-t-il précisé.

Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo a annoncé lundi une extension du mandat d'arrêt lancé contre le général Ntaganda en 2006 pour enrôlement d'enfants soldats quand il était dans la milice de Thomas Lubanga au début des années 2000.

L'extension concerne d'autres crimes contre l'humanité et crimes de guerre, tels que des persécutions fondées sur des critères ethniques, le viol et l'esclavage sexuel ainsi que des attaques intentionnelles contre la population civile commis en RDC entre septembre 2002 et septembre 2003, selon le bureau du procureur.

Kinshasa a toujours refusé de livrer le général Ntaganda, arguant que la paix passait avant la justice.

Mais début avril, après des défections dans l'armée d'ex-rebelles proches de Ntaganda dans les Nord et Sud Kivu, le président Joseph Kabila a prévenu: à la prochaine action d'indiscipline (...) que ce soit Bosco Ntaganda ou n'importe quel autre officier, ils seront arrêtés et déférés devant la justice.

Surnommé Terminator, le général mutin est en fuite avec ses hommes près de la frontière avec le Rwanda, selon les dernières informations communiquées par l'armée. Comme la majorité des ex-CNDP, il avait été intégré dans l'armée après des accords de paix signés en 2009 avec le gouvernement.

La CPI a délivré un deuxième mandat d'arrêt contre Sylvestre Mudacumura, chef suprême des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Selon le procureur, il est responsable de meurtres, viols, tortures, persécutions et attaques délibérées contre des civils, commis entre janvier 2009 et août 2010 dans les Kivu.

C'est une bonne chose, pour ces étrangers qui viennent ici semer le trouble et la désolation, qu'enfin la communauté internationale se réveille et les rercherche où qu'ils soient, a indiqué Lambert Mende.

Sécurité : La RDC et le Rwanda signent un nouvel accord

La République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda viennent de signer un nouveau protocole d’accord de coopération dans le domaine de la sécurité, apprend-on lundi de source officielle à Kigali.

L’accord a été paraphé dans le weekend par le ministre rwandais de la défense, le général James Kabarebe ainsi que son homologue congolais Ntambo Luba, indique un communiqué émanant du bureau du porte- parole de l’armée rwandaise.

Cette signature d’un nouvel accord intervient quelque semaine après le recrudescence de la violence dans la province du Nord- Kivu situé à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) où des combats meurtriers opposent les troupes gouvernementales aux insurgés ralliés à un officier dissident de l’armée congolaise, le général Jean Bosco Ntaganda.

Ces affrontements surviennent au lendemain de la pression faite par la communauté internationale de procéder à l’arrestation du Général Ntaganda qui depuis l’an 2009 fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour Pénal International (CPI) notamment pour crimes de guerres liées notamment au recrutement des enfants soldats dans son ancienne milice de l’Union des Patriotes Congolais (UPC).

Selon le communiqué de l’armée rwandaise, le mandat d’une commission mixte des agents de renseignements des deux pays a été élargi et elle a été chargée de surveiller certaines autres parties au niveau des regions transfrontalières afin de collaborer dans l’élimination de toute éventuelle "menace à la sécurité" entre dans l’un des deux pays.

"Les chefs d’état-major des armées des deux pays ont par ailleurs été chargées de préparer une "prochaine" opération militaire conjointe contre la milice du FDLR" (Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda), un groupe rebelle rwandais opérant à l’est de la RD Congo, poursuit le communiqué.

Il est prévu que les Chefs d’état-major des armées des deux pays vont soumettre la feuille de route pour cette opération dans un bref délai, à en croire la même source.

Il est à signaler les instances de sécurité sont convaincus que la rébellion des FDLR pourra éventuellement profiter du chaos qui règne actuellement à l’est de la RD Congo pour s’organiser en vue d’attaquer le Rwanda, “indique-t-on de source concordante.

Depuis l’insurrection de certains éléments de l’armée congolaise dans la province du Nord-Kivu frontalier avec le Rwanda, environ 8000 civils congolais dont essentiellement des femmes et des enfants ont traversé la frontière pour trouver réfuge et protection dans ce petit pays d’Afrique Centrale, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).

[avec Afp et Xinhua]