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Rentrée scolaire 2013 - 2014 : C’est le cauchemar pour parents en RDC

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Pour être admis à l’école, leurs enfants doivent être munis d’uniformes (achetés au sein de l’établissement scolaire fréquenté), de manuels scolaires, cahiers, livres, etc… Les enfants doivent également être en règle avec le paiement des frais scolaires… Toutes ces charges, y compris tant d’autres, font très souvent une brèche sur la maigre enveloppe salariale des parents, dont la plupart sont des gagnepetits. Les exigences pécuniaires, pour tout dire, donnent du fil à retordre aux parents pauvres qui, pourtant, désirent ardemment voir leurs enfants se rendre à l’école. Cette triste réalité entraine immanquablement des conséquences énormes.

Démarrées depuis le 2 juillet dernier, les grandes vacances scolaires tirent lentement vers la fin. Dans un mois exactement au mois de septembre, les élèves vont reprendre le chemin de l’école.

Malheureusement, la rentrée scolaire compte parmi les temps forts que redoutent plusieurs géniteurs congolais, parents et tuteurs d’élèves.

Car, il est question pour ces derniers de se mettre à jour et terminer les préparatifs en vue d’assurer à leurs progénitures une rentrée des classes digne de ce nom.

Mais compte tenu de la précarité des revenus de la plupart des responsables de familles, rien n’est plus sûr. C’est le cauchemar. D’ores et déjà,  plusieurs d’entre eux ne cachent plus leur peur et ne savent pas à quel saint se vouer.

Car, pour être admis à l’école, leurs enfants doivent être munis d’uniformes (achetés au sein de l’établissement scolaire fréquenté), de manuels scolaires, cahiers, livres, etc… Les enfants doivent également être en règle avec le paiement des frais scolaires… Toutes ces charges, y compris tant d’autres, font très souvent une brèche sur la maigre enveloppe salariale des parents, dont la plupart sont des gagnepetits.

Les exigences pécuniaires, pour tout dire, donnent du fil à retordre aux parents pauvres qui, pourtant, désirent ardemment voir leurs enfants se rendre à l’école.

Cette triste réalité entraine immanquablement des conséquences énormes. Beaucoup d’enfants seront éconduits de leurs établissements scolaires, pour n’avoir pas payé les frais de scolarité autrement dit minerval. Frustrés, ces enfants chassés de l’école vont chercher à se recadrer, pour montrer de quoi ils sont capables, étant donné qu’ils n’ont la chance  de s’exprimer sur le banc de l’école.

Nombre d’entre eux vont regagner le bercail malgré eux et beaucoup d’autres, cependant, vont emprunter le droit chemin qui mène à l’école buissonnière. D’autres encore n’hésiteront pas à aller grossir les rangs des polissons de rues, communément appelées « chèques » ou « Kuluna ».

Quid de la gratuité des enseignements primaires et secondaires Il revient au gouvernement Matata Ponyo de cogiter sur ce problème très préoccupant de la société, afin de trouver des solutions durables en amont, autrement dit, en octroyant aux fonctionnaires, enseignants, militaires, policiers, bref, à toutes les catégories des travailleurs congolais, des salaires décents, capables de leur permettre de faire face aux coûts de la vie.

En attendant, l’opinion publique a toujours présentes à l’esprit les promesses électorales sur la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire.

Véritable slogan creux, la promesse est restée lettre morte. Mais, comme mieux vaut tard que jamais, le gouvernement se doit de concrétiser cette promesse.