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RDC : L’étau se resserre autour de la LRA

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Inexorablement, l’étau se resserre autour des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) encore actifs dans la Province Orientale au travers les quatre opérations militaires conjointes menées pour mettre fin à leur présence sur le territoire congolais. 

Les Forces armées de la République démocratique du Congo, les troupes de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo et celles du Commandement unifié pour l’Afrique du département de la Défense des Etats-Unis (AfRICOM), constate-t-on sur le terrain, poursuivent avec vigueur et détermination la conduite de leurs quatre opérations visant la neutralisation des éléments résiduels  LRA, dans la Province Orientale.

Ces opérations dénommées Rudia II (Retour II), Chuma Ngumi (Poing d’acier), Bienvenue à la Paix et Task Force Haut-Uélé 2 (Corps expéditionnaire Haut-Uélé 2), confirme la Monusco, sont bel et bien  menées par les trois forces précitées dans les districts du Haut Uélé et du Bas-Uélé.

Une traque impitoyable est donc lancée contre des éléments LRA réfractaires à la paix. Voilà ce qui justifie des patrouilles vigoureuses de longue portée  menées par des casques bleus du contingent marocain dans le cadre de l’opération conjointe Bienvenue à la paix, de Dungu à Duru, au parc national de la Garamba et de Duru vers Mogoroko, localité située à 17 kilomètres au Nord de Duru.

Les patrouilles ainsi organisées ont pour but de dissuader les exactions des rebelles LRA contre les populations civiles et d’escorter les observateurs militaires des forces onusiennes, engagés dans le processus de la sensibilisation à la reddition volontaire d’éléments réfractaires de la LRA.

D’autres soldats de la paix du bataillon marocain de la mission onusienne, ont mené conformément aux objectifs de l’opération dénommée Task Force Haut-Uélé 2  (Corps expéditionnaire Haut-Uélé 2), conjointement avec les forces gouvernementales et les troupes du Commandement unifié pour l’Afrique du département de la Défense des Etats-Unis (AFRICOM), des patrouilles sur les axes Duru-Kpaika, DuruBitima et Dungu-Duru.

Evidemment le but de cette opération conjointe est de traquer dans ces localités, les éléments réfractaires de la LRA, auteurs d’atrocités contre les populations civiles, de rassurer et de protéger ces dernières.

Au même moment, observe-t-on, des initiatives visant à lutter efficacement contre la recrudescence d’activités négatives d’éléments de la LRA sur l’axe Dungu-Faradje, sont également prises par le bataillon marocain  de la Monusco, par le déploiement de ses troupes d’intervention rapide sur l’axe précité.

Un poste opérationnel y a été également établi par ce contingent onusien, dans le but de contrôler cet axe routier, assurer la protection de casques bleus de la compagnie de génie Indonésienne affectés à sa réhabilitation, interagir avec les notables locaux en vue de collecter des informations utiles sur la LRA, mener des patrouilles vigoureuses de domination de terrain, rassurer et protéger les populations riveraines.

Des éléments FRPI continuent de commettre des actes criminels en Ituri, malgré des négociations pour leur reddition volontaire.

Dans le district de l’Ituri, affirme la mission onusienne, le climat sécuritaire a été marqué par la poursuite des négociations visant la reddition volontaire des éléments du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) et également, par des exactions perpétrées par des éléments des groupes armés.

Ces pourparlers s’inscrivant dans le processus de la reddition volontaire des miliciens du FRPI, se sont poursuivies durant la semaine écoulée entre les autorités politico-militaires congolaises et le commandement du groupe rebelle.

Dans l’entre-temps, indique-t-on, le poste opérationnel des forces onusiennes d’Aveba surveille étroitement le déroulement de la reddition volontaire de nombreux autres éléments du FRPI regroupés dans la même localité, en vue de prévenir toute exaction contre les populations locales.

Pour ce faire, cette base onusienne a renforcé les effectifs de ses troupes et intensifié la conduite de ses patrouilles robustes de domination de terrain et de démonstration de force dans la région, afin de dissuader toute exaction contre les populations locales et d’assurer leur protection.

Il importe de relever que  des éléments FRPI réfractaires à tout processus de reddition volontaire, continuent de commettre des actes criminels dans certaines localités situées au Sud du territoire d’Irumu.

D’ailleurs, des sources locales basées à Bukiringi, ont rapporté que plus ou moins 20 éléments appartenant au FRPI ont  dernièrement fait  incursion dans la localité de Burasi, située à environ 54 kilomètres au Sud de Bukiringi, harcelé trois  éleveurs de bovins et emporté cinquante-trois (53) vaches.

Pas plus tard que le 12 décembre courant, des insurgés du FRPI ont investi le village Avalo, situé à 8 kilomètres à l’Ouest d’Aveba, pillé une importante quantité de denrées alimentaires, ainsi que des animaux domestiques.

A la suite de cette attaque, les forces gouvernementales ont déployé des troupes additionnelles dans la région, dans le but de contrer les activités négatives des miliciens du FRPI et d’y renforcer également la sécurité des personnes et de leurs biens.

Un jour avant, soit le 11 décembre dernier, des miliciens appartenant au groupe Maï-Maï Simba, répondant aux ordres de Magavibu, jeune frère de Paul Sadala, alias  »Morgan » et de Manu, ont attaqué puis occupé le site minier de  Muchacha, situé à 65 kilomètres au Sud-ouest de Bandengaido, localité située à 105 kilomètres à l’Ouest de Mambasa-centre, où ils ont perpétré des pillages et des viols.

Touchée également par ces actes de violence qui mettent à mal l’économie locale, la direction locale de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) fait état du kidnapping et de la détention d’environ cinquante  commerçants par ce groupe armé.

Des patrouilles pour prévenir toute incursion des ADF au Sud d’Ituri

Pour faire face à cette situation, l’armée nationale a placé ses troupes déployées dans la région en alerte maximale, en vue de la conduite d’opérations visant la libération des otages. Alors que les unités des forces de la MONUSCO déployées à Mambasa-centre sont placées en alerte maximale pour le même but et ont mené des patrouilles vigoureuses de domination de terrain dans les régions de Yakela (45 kilomètres à l’Ouest de Mambasa-centre) et Bahaha (25 kilomètres au Nord de Mambasa-centre), afin d’interdire l’incursion des Maï-Maï Simba et de protéger les civils.

A en croire la mission onusienne, d’autres patrouilles motorisées intensives sont menées par les casques bleus de la Monusco déployés dans le cadre de l’opération dénommée Iron Shield  (Bouclier de fer) à Idohu et Tshabi, afin de prévenir toute incursion au Sud d’Ituri des rebelles de l’Alliance des forces démocratiques (ADF) en débandade au Nord-Kivu, ainsi que toute alliance avec les miliciens du FRPI et ceux d’autres groupes armés, notamment les Maï-Maï Simba.

Pour mener à bien des opérations militaires contre des groupes armés encore actifs dans cette zone, un soutien logistique et opérationnel adéquat continue d’être fourni par la Monusco aux troupes FARDC déployées dans les régions situées au Nord du district d’Ituri, dans le but d’interdire les exactions des forces négatives dans les territoires de Mahagi et d’Aru.

Dovin Ntelolo Diasonga