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Accrochage à la frontière : La RDC condamne la provocation du Rwanda

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Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo constate une multiplication de provocations de la part des forces régulières rwandaises depuis le lancement de l’opération de désarmement des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR). Ce qui donne l’impression qu’au sein du leadership rwandais, certains tiennent à perturber tout processus susceptible de garantir la paix durable dans la région des Grands Lacs. Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo condamne ces tentatives récurrentes de maintenir l’Est de la RDC dans une instabilité chronique qui profite aux entreprises prédatrices des fauteurs de guerre. Il engage les Etats membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lac (CIRGL) à prendre les mesures nécessaires pour y mettre un terme conformément à l’Accord-cadre pour la paix dans la région des Grands Lacs

Pendant que tout le monde pensait que les accrochages entre les Forces armées de la Rd Congo FARDC et la Rwanda Defense Forces (RDF) s’étaient arrêtés le mercredi dernier, ceux-ci se sont poursuivis au cours de la journée d’hier, obligeant la Monusco et la France à appeler au calme.

En effet, selon un confrère présent à Goma, hier jeudi 12 juin le matin, l’armée rwandaise à tenté une nouvelle incursion au front de Kanyesheja au nord de Goma. Et selon les dernières informations, le Rwanda veut piéger la Rd Congo. Et le piège consiste à montrer aux observateurs de la SADEC et du Mécanisme conjoint de vérification, que c’est la Rd Congo qui a commencé les hostilités.

Pour tromper la vigilance de la communauté internationale qui en a marre des méthodes diaboliques de Paul Kagame, le Rwanda a mobilisé hier la presse, les attachés militaires des ambassades et les membres du Mécanisme conjoint de vérification afin de les amener à la frontière pour raconter cet incident à sa façon.

Selon la même source, c’est depuis mercredi dernier que certains militaires rwandais se sont fait passer pour des observateurs de la SADEC, afin d’épingler l’armée congolaise. C’est ici qu’il faut interpeller la SADEC, qu’il ne doit pas se faire infiltrer par ces faussaires et menteurs, qui n’ont jamais accepté d’assumer une quelconque responsabilité. Et ce, même si tous les rapports des experts indépendants le soulignent.

Pour le Gouvernement de la République qui s’est exprimé à travers un communiqué officiel, il constate une multiplication de provocations de la part des forces régulières rwandaises depuis le lancement de l’opération de désarmement des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR). Ce qui donne l’impression qu’au sein du leadership rwandais, certains tiennent à perturber tout processus susceptible de garantir la paix durable dans la région des Grands Lacs.

Voilà pourquoi il condamne ces tentatives récurrentes de maintenir l’Est de la RDC dans une instabilité chronique qui profite aux entreprises prédatrices des fauteurs de guerre. Il engage les Etats membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lac (CIRGL) à prendre les mesures nécessaires pour y mettre un terme conformément à l’Accord-cadre pour la paix dans la région des Grands Lacs.

La Monusco et la France appellent au calme

Au regard de ces accrochages, la France s’est dit préoccupée par la dégradation de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo, à la suite des combats en cours depuis le 11 juin dans le Nord-Kivu. « Nous appelons à la cessation immédiate des hostilités », souligne un communiqué du Quai d’Orsay qui ajoute que le Mécanisme conjoint de vérification des frontières, soutenu par la mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en Rdc (MONUSCO), a été saisi pour déterminer les causes des affrontements.

Pour la France, il est essentiel que les parties mettent tout en œuvre afin de faire baisser la tension, en vue d’une sortie de crise durable. Ce pays rappelle par ailleurs son attachement à la mise en œuvre complète et de bonne foi de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération dans la région des Grands lacs, signé à Addis-Abeba le 24 février 2013.

De son côté, Martin Köbler, Chef de la MONUSCO, se dit préoccupé par les accrochages qui ont eu lieu le 11 juin, entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et celles du Rwanda, dans la zone frontalière de Kibumba. Il exhorte les deux parties à désamorcer la tension et à s’abstenir de tout acte de violence. Il a également déploré la perte en vies humaines au cours de cet incident.

« J’appelle les deux parties au calme et les exhorte à prendre urgemment les mesures qui s’imposent pour rétablir la sécurité dans la zone frontalière. La MONUSCO appuie pleinement l’initiative qui consiste à recourir au Mécanisme conjoint de vérification élargi pour mener une enquête exhaustive sur les circonstances de cet incident.

J’encourage également les deux parties à s’engager de nouveau à la résolution pacifique des questions liées à la délimitation des frontières », a dit le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC. Toutefois, la MONUSCO demeure prête à appuyer toute initiative visant la restauration de la stabilité dans cette zone frontalière.

Ainsi que notre journal l’avait souligné hier, le Rwanda veut perturber le processus du désarmement volontaire des FDLR qui va aboutir à leur rapatriement à leur pays d’origine. On sait que le Rwanda n’a jamais voulu d’eux dans le pays sous le prétexte qu’ils sont des génocidaires.

Même si la Monusco et la France appellent les deux parties au calme, nous aimerions que la communauté internationale condamne ouvertement le gouvernement rwandais pour avoir froidement abattu le caporal congolais devant ses collègues. C’est un fait absolument intolérable.

Ci-dessous, le communiqué officiel du Gouvernement dans son intégralité :

[L’Avenir]

COMMUNIQUE OFFICIEL

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo informe le public que mercredi 11 juin 2014 vers 5hOO’ du matin, un groupe d’éléments des Rwanda Defence Forces (RDF) a fait irruption au poste frontalier Rwanda- RDC de Kanyesheja (près de Kibumba, à une vingtaine de kilomètres de Goma). Ils se sont saisis, sans aucune raison apparente, du caporal Hategekimana Baisilo du 391 ème régiment des FARDC. Des échanges de tirs à l’arme légère s’en sont suivis entre ces assaillants et l’unité FARDC déployée à la frontière jusqu’à 7 heures.

L’accalmie qui a suivi cette première escarmouche a été interrompue à la mi-journée lorsque les RDF ont exécuté froidement le caporal Baisilo, sous les regards de ses collègues congolais groupés du côté congolais de la frontière. Un duel d’artillerie (armes lourdes) entre les deux forces a alors secoué la zone jusqu’à 17 heures.

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo constate une multiplication de provocations de la part des forces régulières rwandaises depuis le lancement de l’opération de désarmement des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR). Ce qui donne l’impression qu’au sein du leadership rwandais, certains tiennent à perturber tout processus susceptible de garantir la paix durable dans la région des grands lacs.

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo condamne ces tentatives récurrentes de maintenir l’Est de la RDC dans une instabilité chronique qui profite aux entreprises prédatrices des fauteurs de guerre. Il engage les Etats membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lac (CIRGL) à prendre les mesures nécessaires pour y mettre un terme conformément à l’Accord-cadre pour la paix dans la région des Grands Lacs.

Lambert Mende Omalanga