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Plan B : Dernière mise en garde aux rebelles des FDLR

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Les Etats-Unis sont déterminés à venir à bout des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Dans une conférence de presse, tenue jeudi à la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis en RDC, Russ Feingold, envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs et la RDC, a lancé une dernière mise en garde à ceux des FDLR, encore réticents à se rendre.

À défaut d’une reddition volontaire, ces rebelles se verront traqués par des opérations militaires, a insisté le sénateur américain, envoyé spécial de Barack Obama pour les Grands Lacs et la RDC. « Nous avons convenu que le but ultime, c’est l’élimination de ce groupe armé (Ndlr : FDLR)  à travers leur reddition ou à travers une action militaire. Ces deux options doivent être présentées sur la table en même temps. Afin que les FDLR soient conscients que s’il n’y a pas de reddition dans un avenir proche, l’action militaire suivra », a déclaré Russ Feingold. 

S’il se félicite de la reddition d’un nombre encore réduit des FDLR, Russ Feingold pense cependant que « si ces redditions ne sont pas suivies par d’autres redditions beaucoup plus significatives, le processus pourra changer de direction (…) Tout retard dans ce processus entrainera l’application de la deuxième option. Et dans cette option nous bénéficions d’un soutien important de la communauté internationale, de la Monusco ».

La Monusco avait placé la traque des FDLR comme sa priorité en 2014, après la défaite militaire du M23, et la traque des rebelles ougandais de l’ADF.

Martin Kobler, le chef de la Monusco, a lancé le mercredi 4 juin un dernier appel aux combattants des FDLR, au risque d’y être contraints par les forces de la Mission onusienne en RDC et  l’armée congolaise.

Plus de 5 000 combattants des FDLR sont attendus dans les deux Kivu pour leur reddition.

Outre les opérations lancées en vue de la neutralisation des FDLR, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour larégion les Grands Lacs et la RDC a abordé des sujets portant sur le processus électoral, la constitution des chambres mixtes, …

Evoquant la question liée au processus électoral, Feingold a évité d’être accusé d’ingérence dans les affaires intérieures de la RDC. « Nous ne sommes pas ici pour imposer à la RDC la manière dont il faut organiser les élections. Nous sommes venus pour pouvoir prodiguer certains conseils ». Il est demeuré néanmoins dans la droite ligne tracée par le groupe d’envoyés spéciaux internationaux dans les Grands Lacs. « Nous avons noté que le calendrier électoral partiel publié par la CENI inclus les élections locales dont le coût semble être élevé sans pour autant inclure les élections présidentielles qui, en mon sens, sont plus importantes », a fait remarquer Feingold.

A noter qu’en visite les 3 et 4 juin, les envoyés spéciaux de la communauté internationale dans les Grands Lacs ont plaidé pour la tenue des élections dans le délai constitutionnel, soit entre 2014 et 2016 et demandé à la CENI de publier un calendrier global.

La CENI a publié le 26 mai 2014 le calendrier des élections municipales, urbaines et locales. La Majorité présidentielle a salué cette publication alors qu’une frange importante de l’opposition estime que l’exécution de ce calendrier pourrait entraîner l’organisation de la présidentielle au-delà de 2016. Les envoyés spéciaux internationaux en appellent, quant à eux, à un calendrier « global ».