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Humilié : Jean-Claude BAENDE en colère contre «Joseph KABILA»

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Le gouverneur de l’Equateur Jean Claude Baende est relevé de ses fonctions par une ordonnance présidentielle du mercredi 13 mars 2013 publiée vendredi soir à la télévision publique (RTNC) et se fondant sur l’article 198 (révisé) de la Constitution pour « mettre fin à la crise grave et persistante qui menace les institutions de la province ».

« Lorsqu’une crise politique grave et persistante menace d’interrompre le fonctionnement régulier des institutions provinciales, le président de la République peut, par une ordonnance délibérée en Conseil des ministres et après concertation avec les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat, relever de ses fonctions le gouverneur d’une province », stipule cette disposition constitutionnelle.

Crise interinstitutionnelle

Une crise interinstitutionnelle entre le gouverneur Baende et l’Assemblée provinciale avait amené le ministre de l’Intérieur Richard Muyej, rentré d’une mission à Mbandaka, à annoncer jeudi 20 décembre 2012 au Sénat qu’il enverrait une mission d’enquête « samedi prochain » à Mbandaka, capitale de l’Equateur.

Au sénateur Sébastien Adambu, auteur d’une question d’actualité sur « la situation sécuritaire à Mbandaka », il avait reconnu que « des incidents ont été enregistrés lundi 17 décembre après la motion de défiance que les députés ont voté contre le gouverneur Jean-Claude Baende ».

Le ministre de l’Intérieur avait indiqué en substance que les événements de Mbandaka émanaient d’une « crise interinstitutionnelle due au manque de cadre de concertation entre les responsables des institutions, aux entraves sur les institutions des législatifs du fait de l’immixtion de l’exécutif, à la complicité passive des agents de l’ordre et aux immixtions incontrôlées des politiciens ressortissants de l’Equateur vivant à Kinshasa ».

« Les différents partis politiques disposent des groupes de jeunes et des fanatiques qui se livrent parfois à des actes de vandalisme mais il n’a pas été signalé des groupes armés proprement dits », avait-il expliqué, sans cependant confirmer la rumeur publique sur l’existence d’une milice armée à la solde du gouverneur.

A propos des allégations faisant état d’un « député passé à tabac et grièvement blessé », Richard Muyej avait promis sa prise en charge par le ministère de l’Intérieur.

« Nous avons tenu à rencontrer les victimes, nous n’en avons pas vu. Nous avons insisté pour que le député qui serait grièvement blessé nous soit présenté pour l’amener aux soins à Kinshasa.  J’ai dû attendre 15 minutes à l’aéroport mais je n’ai jamais vu ce député », avait-il dit.

« Nous avons supplié le procureur pour qu’il nous accorde un peu de temps pour nous en remettre à la Cour suprême de justice et nous avons demandé à Baende de ne pas influencer les actions de la justice à cette fin. Nous avons aussi demandé  au bureau de l’assemblée d’éviter d’utiliser la pression de la rue pour faire partie des gouverneurs », avait encre révélé Richard Muyej.

La prochaine audience de la Cour suprême de justice sur l’affaire opposant Jean Claude Baende à l’assemblée provinciale de l’Equateur aura lieu le 18 mars 2013 à Kinshasa.