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Avec un rwandais au sommet de l'État : Le peuple congolais trahi !

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Pour les organisations de la société civile de la Province Orientale, ce qui se passe au Kivu prouve que le peuple congolais est trahi par ceux qui ont la charge de garantir ses droits fondamentaux, sa sécurité et l'intégrité territoriale nationale. Dans une déclaration musclée rendue publique hier mardi, les Organisations des droits humains et d'éducation civique de la Province Orientale déplorent et condamnent avec la dernière énergie l'occupation de la province du Nord-Kivu par le Rwanda sous l'étiquette du M23. Pour elles, cette occupation  est une démonstration de plus de l'agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda et ses collabos qui sont dans l'arène du pouvoir congolais. Ces Organisations ont déploré la passivité et l'inefficacité des gouvernants de la République démocratique du Congo, non seulement de ne pas déclarer l'Etat d'urgence pour la défense de l'intégrité territoriale conformément à l'article 85 de la Constitution, mais aussi et surtout le fait de ne pas reconnaître et faire reconnaître clairement l'agression dont est victime la République démocratique du Congo par le Rwanda. Ce comportement  est une manifestation explicite de la haute trahison du peuple congolais par ses dirigeants, soulignent -elles.

Face à la situation qui prévaut dans la ville de Goma, l'AETA interpelle tous les acteurs politiques, toutes tendances confondues,  et les acteurs sociaux à dépasser leurs divergences qui les minent et divisent au profit de l'intérêt majeur de la Nation, de l'unité et de l'intégrité territoriales.

Ainsi, cette plate -forme des organisations de la société civile préconise la tenue d'un dialogue congolo-congolais pour résoudre la situation du Kivu.

Pour AETA, seul le dialogue reste la voix privilégiée pour sauvegarder l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo, la protéger, la défendre jusqu'au sacrifice suprême sans tenir compte de clivages politiques internes.

"Le dialogue politique congolo-congolais devant impliquer les acteurs politiques tant de la majorité au pouvoir que de l'Opposition intra et extra-parlementaire, l'Opposition armée ainsi que les acteurs sociaux et économiques du pays, reste la voix recommandée pour résoudre la crise ", conseille AETA.

Il sied de rappeler que la solution à la crise congolaise par le dialogue politique avait déjà été préconisée par des nombreuses voix  au niveau tant international qu'international notamment par  l'Union européenne, le Conseil de sécurité des Nations Unies dans  sa Résolution  2052,  l'Eglise catholique, l'AETA,  à maintes reprises,  dans ses analyses et réflexions relatives à la crise post-électorale  ainsi que  tout récemment par l'Union pour la nation congolaise à travers son " Plan de sortie de la crise ".

En effet, le dialogue interne s'impose comme solution appropriée et durable  à cette crise dans la mesure où d'une part, le pays est dans l'incapacité de mettre sur pied une armée moderne, outillée, très bien formée et motivée, capable de mettre hors d'état de nuire les forces négatives comme les FDLR.

Les Ongdh de la Province Orientale montent au créneau

Pour les organisations de la société civile de la Province Orientale, ce qui se passe au Kivu prouve que le peuple congolais est trahi par ceux qui ont la charge de garantir ses droits fondamentaux, sa sécurité et l'intégrité territoriale nationale.

Dans une déclaration musclée rendue publique hier mardi, les Organisations des droits humains et d'éducation civique de la Province Orientale déplorent et condamnent avec la dernière énergie l'occupation de la province du Nord-Kivu par le Rwanda sous l'étiquette du M23.

Pour elles, cette occupation  est une démonstration de plus de l'agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda et ses collabos qui sont dans l'arène du pouvoir congolais.

Ces Organisations ont déploré la passivité et l'inefficacité des gouvernants de la République démocratique du Congo, non seulement de ne pas déclarer l'Etat d'urgence pour la défense de l'intégrité territoriale conformément à l'article 85 de la Constitution, mais aussi et surtout le fait de ne pas reconnaître et faire reconnaître clairement l'agression dont est victime la République démocratique du Congo par le Rwanda. Ce comportement  est une manifestation explicite de la haute trahison du peuple congolais par ses dirigeants, soulignent -elles.

Les organisations de la société civile de la Province Orientale exigent la démission du Chef de l'Etat et du gouvernement de la République démocratique du Congo pour haute trahison conformément aux prescrits de l'article 165, paragraphe 1er de la Constitution telle que révisée le 20 janvier 2011.

Les Organisations des droits humains et d'éducation civique de la Province Orientale signataires de cette déclaration sont entre autres, Groupe Lufalanga pour la Justice et la Paix (GLJP), Groupe Justice & Libération (GJL), Congo en Images (CIM), Fondation congolaise pour la promotion des droits humains et la Paix (FOCDP), Amis de Nelson Mandela pour les droits de l'homme (ANMDH), Ligue pour la promotion et le développement intégral de la femme et de l'enfant (LIPRODIFE), Collectif des Ong pour la promotion  de la justice (COPJ), Ligue pour la Paix, la Justice et les droits de l'homme (LIPADHOJ), Forum des femmes pour l'appropriation de la résolution 1325 (FOFAP 1325), Association congolaise pour l'accès à la Justice (ACAJ).

[Godé Kalonji Mukendi]

DECLARATION DES ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS HUMAINS DE KISANGANI SUR LA SITUATION QUI PREVAUT ACTUELLEMENT A L’EST DE LA RDC 

Le Peuple Congolais est trahi par ceux qui ont la charge de garantir ses droits fondamentaux, sa sécurité et l’intégrité territoriale nationale

Nous, Organisations des droits humains et d’Education Civique de la Province Orientale déplorons et condamnons avec la dernière énergie l’occupation de la Province du Nord Kivu par le Rwanda sous étiquette de M23. 

Nous demandons la démission du Chef de l’Etat et du gouvernement de la République Démocratique du Congo pour haute trahison conformément aux prescrits de l’article 165, paragraphe 1er de la Constitution telle que révisée le 20 janvier 2011.

Cette occupation  est une démonstration de plus de l’agression de la République Démocratique du Congo par le Rwanda et ses collabos qui sont dans l’arène du pouvoir congolais.

Nos Organisations déplorent la passivité et l’inefficacité des gouvernants de la République Démocratique du Congo, non seulement de ne pas déclarer l’Etat d’urgence pour la défense de l’intégrité territoriale conformément à l’article 85 de la Constitution mais aussi et surtout le fait de ne pas reconnaître et faire reconnaître clairement l’agression dont est victime la République Démocratique du Congo par le Rwanda; ce comportement  est une manifestation explicite de la haute trahison du peuple congolais par ses dirigeants.

Nos Organisations restent soucieuses et attachées à la libération sans délai et sans condition ; et au rétablissement de la paix dans la partie Est de la République Démocratique du Congo en particulier dans la Province du Nord Kivu.

En conséquence, nous demandons la démission du Chef de l’Etat et du gouvernement de la République Démocratique du Congo pour haute trahison conformément aux prescrits de l’article 165, paragraphe 1er de la Constitution telle que révisée le 20 janvier 2011.

Au parlement, nous demandons  la stricte observance des dispositions  constitutionnelles.

Fait à Kisangani, le 20 novembre 2012

Pour les Organisations des droits humains et d’Education Civique de la Province Orientale

1. Groupe Lufalanga pour la Justice et la Paix (GLJP)

2. Groupe Justice & Libération (GJL)

3. Congo en Images (CIM)

4. Fondation Congolaise pour la promotion des droits humains et la Paix (FOCDP)

5. Amis de Nelson Mandela pour les droits de l’homme (ANMDH)

6. Ligue pour la Promotion et le développement intégral de la femme et de l’enfant (LIPRODIFE)

7. Collectif des Ong pour la Promotion  de la Justice (COPJ)

8. Ligue pour la Paix, la Justice et les droits de l’homme (LIPADHOJ)

9. Forum des femmes pour l’appropriation de la résolution 1325 (FOFAP 1325)

10. Action et réalisations pour le Développement (ARED)

11. Collectif des Femmes de la Province Orientale (COFEPO)

12. Solidarité pour la Défense et les droits humains (SDDH)

13. Action Humanitaire Justice pour les victimes (AHJV)

14. Collectif des auxiliaires libéraux  de la Justice (CALIJ)

15. Association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ)

16. Centre d’Etude, de Documentation et d’Action pour la Femme (CEDAF)