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Elu Gouverneur : BAMANISA prône la modernisation de la Province Orientale

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Le plan d’actions du nouveau gouverneur de la province orientale répertorie tout d’abord toutes les richesses minières disponibles à travers les 24 territoires de la province orientale. Ce plan d’action élargit son répertoire des richesses que regorge la province orientale vers le bois, le potentiel hydroélectrique, les animaux rares, les terres arables, les terres de pâturages, les eaux poissonneuses, les parcs naturels, les réserves de faune et les domaines de chasse. Pour valoriser toute les richesses ci-haut évoquées, Jean Bamanisa s’engage au cours de tout son mandat à appliquer strictement les règles d’une gestion orthodoxe et moderniste, notamment  la présentation régulière à la population de l’état de la Trésorerie et de la Comptabilité de la Province, par le biais de l’Assemblée provinciale. Au cours de son mandat, le nouveau Gouvernement Provincial jettera les bases, par la commande des études plus approfondies, d’un certain nombre de grands projets envisagés d’implantation des infrastructures de transport et d’énergie. A long terme, le gouvernement Bamanisa préconise la construction de trois nouvelles lignes ferroviaires. L’eau est aussi au rendez-vous à travers 6 projets de restauration et de renforcement d’Usines existantes de captage, traitement, pompage, réserve et distribution d’eau potable. En conclusion, le plan d’action de Jean Bamanisa pour la province orientale donne désormais à cette partie de la RDC le droit de rêver.

La ville de Kisangani a connu plus d’une semaine d’agitations, qui s’est achevée mercredi 31 octobre 2012 dernier par des scènes de liesse et de carnavals spontanés organisés dans toutes les communes de la ville, agrémentés par de chants de joie, des klaxons,  de la musique et de prières d’actions de grâce. Toute la cité célébrait ainsi sous une pluie battante, l’élection de Jean Bamanisa  Saïdi, à la tête du gouvernement de la province orientale. Toute la population de cette province, à travers tous les habitants de Kisangani,  a milité pour cette victoire. Une victoire d’expression de franchise avec le chef de l’Etat Joseph Kabila, celle lui recommandant des hommes honnêtes, compétents et dynamiques de leur province qui doivent désormais travailler à ses cotés. Cette victoire a aussi infligé une défaite cuisante à ceux qui se sont fait approprier l’exclusivité de servir aux cotés de Joseph Kabila pour diriger le pays. La bande à Evariste Boshab  et à Aubin Minaku  a  ainsi essuyé un échec politique suicidaire pour leur famille politique mais aussi pour leur carrière aux côtés de Joseph Kabila. Ce dernier les aurait prévenu de cet échec quelques jours plutôt mais ils s’étaient  sont entêtés. De l’argent, des menaces ont été mis à contribution, mais en vain.

De tous les candidats en compétition, le victorieux Jean Bamanisa  a été le seul candidat à avoir présenté et défendu un plan d’actions réaliste et convaincant qui se résume en la moralisation de la vie publique, l’amélioration du climat des affaires, la mobilisation des investisseurs nationaux et internationaux, ainsi que la  habilitation et la modernisation des infrastructures. Ce plan d’action sera accompagné par une politique  de bonne gouvernance bien structurée pour le  éveloppement et au profit de la population.  Son plan d’action traduit un travail de conception très approfondi  dépouillé de tout soupçon d’opportunisme. Tous les districts de la province orientale s’y retrouvent avec l’intégralité de leurs problèmes illustrés dans tous les détails.

Le plan d’actions du nouveau gouverneur de la province orientale répertorie tout d’abord toutes les richesses minières disponibles à travers les 24 territoires de la province orientale. Soit l’or, le diamant, le fer, l’Argent, le Niobium, le Coltan, l’Etain, la Platine, le Cuivre, le Wolframite, le Calcaire, le Pétrole, le Nickel, le Plomb, le Cobalt, Grès, Topaze, le Zinc, l’Uranium et le schiste bitumeux.  Ce plan d’action élargit son répertoire des richesses que regorge la province orientale vers le bois, le potentiel hydroélectrique, les animaux rares, les terres arables, les terres de pâturages, les eaux poissonneuses, les parcs naturels, les réserves de faune et les domaines de chasse.

Pour valoriser toute les richesses ci-haut évoquées, Jean Bamanisa s’engage au cours de tout son mandat à appliquer strictement les règles d’une gestion orthodoxe et moderniste, notamment  la présentation régulière à la population de l’état de la Trésorerie et de la Comptabilité de la Province, par le biais de l’Assemblée provinciale.

Concernant les infrastructures, le gouvernement Jean Bamanisa s’engage à réhabiliter 30 complexes scolaires de référence, 30 hôpitaux généraux de référence,  la construction des 2 Centrales hydroélectriques sur le Fleuve Congo entre Ubundu et Kisangani respectivement de 900 Méga Watts et de 700 Méga Watts, la réhabilitation de la Centrale hydroélectrique de Budana près de Bunia pour retrouver sa capacité initiale de 12 MW. Dans le domaine de l’habitat, le gouvernement Bamanisa s’emploiera dès le 1er mois, à restaurer de manière systématique le principe de logement de fonction sur l’ensemble des entités de la Province Orientale depuis Kisangani jusqu’à la dernière localité territoriale. Ceci sur base du patrimoine immobilier de l’Etat existant et à récupérer. Dans les trois mois, le gouvernement Bamanisa entamera les travaux de construction de 100 unités résidentielles pour les députés provinciaux sur le lotissement choisi au site Route de Bangboka à Kisangani. Soit 96 villas pour les députés provinciaux, un motel avec Guest-house avec un cercle récréatif, un centre commercial, un complexe scolaire et une polyclinique.

Le même plan prévoit dans 10 ans, la construction de 10 mille logements sociaux sur l’ensemble de la province orientale.  Dès le même 1er mois, le Gouvernement Provincial reprendra en main d’une manière ordonnée le dossier du projet de construction de l’Hôtel du Gouvernement Provincial pour son retour au plan initial tel qu’élaboré par le Concepteur originel et sa poursuite suivant les normes d’architecture jusqu’à l’achèvement.

Au début du 2e trimestre de son mandat, le Gouvernement Provincial initiera, avec le concours des partenaires au développement, un vaste programme équitable d’assainissement physique, de revitalisation et d’équipement des bâtiments-sièges des 4 Districts ainsi que ceux des 24 territoires de la Province.

Sur le plan industriel, l’actuel locataire du gouvernorat de la province orientale a reçu la promesse ferme, vu l’effervescence économique de Bunia, de la firme Heineken pour ériger une usine de production de la bière Primus dans la ville. Le Gouvernement Provincial s’activera à accélérer ce processus. A Isiro, chef-lieu du district du Haut-Uélé, l’actuel gouvernement s’engage à convaincre  la firme Bracongo à rouvrir son usine et ses activités dans une ville qui recèle d’une population laborieuse et d’un patrimoine immobilier de grande valeur.

Sur le plan agricole, le gouverneur Jean Bamanisa s’engage à réhabiliter des filières et industries du coton, du café, du caoutchouc et du cacao. Il s’engage à organiser et à moderniser les filières et industries du riz et de l’huile de palme. Pour l’huile de palme par exemple, le Gouvernement Provincial mettra en place, au profit des opérateurs du secteur huile de palme et huile palmiste une stratégie d’organisation et de modernisation des activités de production, de stockage, de transport, de décorticage, de conditionnement, de distribution et d’exportation.

A long terme (15 ans), au cours de son mandat, le nouveau Gouvernement Provincial jettera les bases, par la commande des études plus approfondies, d’un certain nombre de grands projets envisagés d’implantation des infrastructures de transport et d’énergie. Il s’agit de la Construction et la modernisation de 8 Ports fluviaux marchands de la Province. Il s’agit du port d’Aketi sur la rivière Itimbiri, de Basoko sur la rivière Arwimi, de port d’Isangi sur la rivière Lomami, port de Yangambi, d’Ubundu et de Lokutu  sur le fleuve Congo. Dans la ville de Kisangani, il s’agira de deux ports (rive gauche et rive droite du fleuve). Exceptionnellement sur le Lac

Albert, la construction, la modernisation et le développement des ports  de Mahagi-port, de Tchomia et de Kasenyi.

A long terme, le gouvernement Bamanisa préconise la construction de trois nouvelles lignes ferroviaires, soit Kisangani-Buta, Bunia-Aru et Aru-watsa-Mungbere.  L’eau est aussi au rendez-vous à travers 6 projets de restauration et de renforcement d’Usines existantes de captage, traitement, pompage, réserve et distribution d’eau potable. A Bunia, à Isiro, à Watsa, à Opala, à Ubundu et à Kisangani. Mais aussi à travers 24 Projets de construction d’Usines neuves de captage,traitement, pompage, réserve et distribution d’eau potable. Soit à Buta, Poko, Aru, Banalia, Yangambi, Dungu, Djugu, Basoko, Aketi,Faradje, Irumu, Aketi, Ango, Niangara, Mahagi, Yahuma, Bambesa, Rungu, Mambasa, Lubunga, Bondo, wamba, Bafwasende et Lubuya-Bera.

En conclusion, le plan d’action de Jean Bamanisa pour la province orientale donne désormais à cette partie de la RDC le droit de rêver.

[Antoine Bolingola/Le pacificateur/lemillenaireinfoplus]

Pourquoi Jean-Pierre Daruwezi a echoué ?

Jean Pierre Daruwezi a toujours voulu devenir, même pour une seule fois, gouverneur de la province orientale. Elevé d’abord par le président Joseph Kabila, vice-ministre de l’intérieur, administrateur général de l’Agence Nationale des renseignements, ANR, ministre de l’économie, poste dont il s’est retiré en Novembre 2011 pour devenir député national, l’homme du palais  était encore loin d’étancher sa soif. Pour lui, il était de droit gouverneur  de la Province orientale et l’élection organisée par la CENI, ne pouvait qu’être une simple formalité d’usage pour qu’il prenne le pouvoir à la tête du gouvernement de la province orientale.

Au cours d'un entretien avec le journal "Le Pacificateur ", Professeur Pius Tshibwabwa, Docteur en sciences politiques et docteur en droit et en relations  internationales, donne son avis sur les causes de l’échec de Jean Pierre Daruwezi  à la dernière élection du gouverneur de la province orientale. lisez attentivement cette Interview.

Le Pacificateur : Professeur Pius Tshibwabwa bonjour !

Professeur Pius Tshibwabwa : Bonjour !

Le Pacificateur : Pourquoi Jean Pierre Daruwezi a échoué malgré le soutien et le motd’ordre de sa famille politique adressé aux députés provinciaux, membre de la majorité au pouvoir ?

Professeur Pius Tshibwabwa : C’est clair ! JEAN Pierre Daruwezi n’avait qu’Evariste  Boshab et Aubin Minaku, respectivement secrétaire général du PPRD et président de l’assemblée nationale, pour croire à sa victoire. Des sources  très proches du palais présidentiel, nous ont renseigné que le président Joseph Kabila avait remis en cause tout quelconque optimisme quant à une éventuelle victoire de Daruwezi.  Il aurait même demandé à Aubin Minaku  et à Evariste Boshab de lui proposer quelqu’un d’autre, mais les deux n’ont jamais voulu  lui présenter un autre candidat.  Et lorsque le pire est arrivé, c’est le chef  qui a été heureux d’avoir lu un peut tôt les signes du temps, au moment où ses collaborateurs Boshab  et Minaku, croyaient encore dans le vide à la victoire de leur candidat favori.

Le Pacificateur : Professeur, vous ne dites toujours pas pourquoi l’homme a échoué ?

Professeur Pius Tshibwabwa : J’y arrive monsieur. L’homme a promis d’écraser l’actuel bureau de l’assemblée provinciale sitôt élu gouverneur de la province orientale. Ce serait pour rétablir l’équilibre dans le partage des responsabilités entre différents districts de la province orientale. Lui de la Tshopo, une fois élu gouverneur, son district aurait le privilège d’avoir aussi bien l’exécutif provincial que la tête du bureau de l’assemblée provinciale. Une situation que les deux Uélés et l’Ituri, n’étaient pas prêts à cautionner.  En promettant de forcer le changement du bureau de l’assemblée provinciale, il avait déjà amputé son électorat d’un certain nombre des voix potentielles. Réalisme politique oblige, tous les membres de l’actuel bureau de l’assemblée provinciale  n’auraient pas du tout voté pour lui.

Le Pacificateur : C’est tout comme élément qui a pu empêcher sa victoire ?

Professeur Pius Tshibwabwa : Non ! il y en a d’autres. Monsieur  Jean Pierre Daruwezi  a été au sommet des services des renseignements du pays. Comme pour dire, il avait le pouvoir d’interpeller et même celui d’écrouer tout le monde,même le 1 er ministre, en ne rendant compte qu’au seul chef de l’Etat. Il était donc la 2 è personnalité du pays. Mais apparemment l’homme n’avait jamais été à l’aise dans ce costume-là. C’est ainsi qu’il ne s’empêchait pas de temps en temps d’aller se baigner dans la foule dans son Kisangani natal, en créant une fondation qui porte son nom. Il distribuait billets des banques ici, se laissait confortablement transporter sur un Tshipoyi  là- bas, et s’est même doté de matériels d’une Télévision pour sa campagne.  A mon avis, le chef des flics ne doit pas avoir les médias ou encore le bain de foule comme passions.

C’est vraiment un personnage exceptionnel car  il est très rare d’envier des postes politiques comme celui d’un ministre, d’un député national ou d’un gouverneur comme il tient à tout prix à le briguer, lorsqu’on a déjà été au sommet des services des renseignements. Nous politologues, nous pouvons facilement lui prêter l’intention de chercher à devenir tout simplement un jour chef de l’Etat. Car en principe, un  ancien patron des flics, n’a pas le droit de se convertir en un passionné de bains de foule, d’honneurs militaires et de débats politiques en public. Dans ce cas, c’est le régime politique en place qui est exposé à l’indiscrétion ou à la trahison.  Mais aussi comme gouverneur, il y avait risque qu’il soit un gouverneur très puissant, qui donnerait du fil à retordre à sa hiérarchie.

Le Pacificateur : Comment cela ?

Professeur Pius Tshibwabwa : Jean Pierre Daruwezi a été patron de l’ANR, il a géré des millions des dollars sans rendre compte à qui que ce soit. Ce n’est pas de sa faute car les dépenses effectuées au nom de la sécurité nationale, ne se justifient pas comme l’exigent les règles de finances publiques. Alors, serait-t-il facile à ce monsieur de se conformer  aux principes de rigueur financière adopté par le gouvernement Matata Ponyo ?

Accepterait-t-il de temps en temps de se faire rappeler à l’ordre par son patron, le ministre de l’Intérieur  Richard Muyej ? Allez chercher la réponse !

Le Pacificateur : Mais il demeure tout de même l’un de personnages politiques le plus populaire de la Province orientale ?

Professeur Pius Tshibwabwa : C’est relatif,  car il n’a pas  occupé la 1 ère place à l’élection législative  nationale du mois de Novembre 2011 dans la ville de Kisangani. Et s’il était réellement le plus populaire, il ne trafiquerait pas le mot d’ordre du chef de l’Etat en sa faveur, dit mot d’ordre qui aurait été très timide, car tous ses adversaires étaient aussi membres de la majorité, même le vainqueur Jean Bamanisa, est indépendant mais proche de la majorité.  Nous avons des informations que certains députés provinciaux de la majorité ont fait objets d’une grande campagne d’intimidations  pour qu’ils votent pour lui, ce qui n’est pas correct. Le colistier de Jean Bamanisa, Pascal Mombi, a été menacé d’être radié  du PPRD par la hiérarchie de sa formation politique même en cas de victoire de sa liste. Son péché est d’avoir refusé à désister au profit de Monsieur Daruwezi.

La Pacificateur : Tout de même, Jean Pierre Daruwezi a été présenté comme l’homme idéal pour  répondre aux défis de l’insécurité dans la province orientale !

Professeur Pius Tshibwabwa : Réfléchir ainsi, serait remettre en cause le fonctionnement normal de notre système de sécurité nationale, qui ne dépend pas exclusivement de la capacité d’un gouverneur de province. Moïse Katumbi  a la réputation d’être un bon gouverneur, mais ce n’est pas l’activisme du chef milicien Kyungu Mutanda alias Gédéon dans le Katanga, qui remettra en cause ses succès dans plusieurs domaines. Après le mandat de monsieur Jean Pierre Daruwezi, il y a l’ANR qui fonctionne comme il faut avec à sa tête un administrateur très compétent, bien concentré dans ses fonctions qu’il ne mêle pas avec des ambitions politiques comme son prédécesseur. Les FARDC et la Police Nationale Congolaise ne dépendent pas de la qualité d’un gouverneur pour bien faire leur travail.  Je pense que les députés provinciaux de la province orientale ne se sont pas laissé impressionner par des Curriculum Vitae.

Le Pacificateur : Professeur Pius Tshibwabwa merci !

Professeur Pius Tshibwabwa : Merci et je salue tous vos lecteurs !

[Propos recueillis par Yann Mwarabu/Le Pacificateur/Lemillenaireinfoplus]