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RDC : L’insécurité revient au galop à Kinshasa

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Inutile de se cacher derrière son petit doigt. L’insécurité revient au galop. Si tant est qu’on l’ait vraiment chassée. Braquage, attaque de résidence par des bandes armées...fait de nouveau partie du quotidien kinois. Des plaintes proviennent de partout. Des pleurs aussi. Puisque dans la plupart des cas, il y a mort d’homme. Aucune commune n’échappe à la sinistre comptabilité. Kintambo, Ngaliema, Bandal... Même le désormais ex-paisible quartier Salongo à Lemba est sous la coupe d’une pègre qui opère la nuit. Armes à la main.

Alors, requiem pour l’opération Likofi ? Retour au statu quo ante ? Le phénomène kuluna a-t-il repris sous d’autres formes ? Ou plus exactement, des éléments dits "incontrôlés" munis d’armes ont-ils pris le relai de bandes de brigands qui écumaient les quartiers et autres places fortes de la capitale ? Bien des Kinois seraient tentés de répondre à cette kyrielle d’interrogations par l’affirmative. Tant, le sentiment d’insécurité se répand une fois de plus à mesure que l’on recense journellement notamment des cas des vols à mains armées.

Un vrai défi pour l’Inspection provinciale de la Police. Du pain sur la planche pour le Général Célestin Kaniama. Cet officier de terrain qui a su incarner et faire respecter l’ordre dès sa nomination à la tête de la police de la capitale. Cet ex colonel de renom qui a su nettoyer la Ville de l’essentiel de Kuluna. Ce, à la grande satisfaction des Kinois.

Ce satisfecit populaire risque, cependant, de commencer à s’effriter. L’effet Kaniama se faisant de moins en moins sentir. Un problème de moyens ? Peut-être. Si tel est le cas, il est essentiel que le Gouvernement alloue la logistique nécessaire à la Police. En amont comme en aval. Des ressources pour traquer les bandits et autres truands appelés pudiquement éléments "incontrôlés". Des moyens aussi pour motiver davantage nos policiers. Trivialement, il y va de la paix sociale. Il y va de l’image du pays. Et de son miroir qu’est Kinshasa. Cet impératif sécuritaire est d’autant plus pressant que la RDC approche de la zone de turbulences avec notamment la période préélectorale. 

[José NAWEJ]